10 visages du cinéma belge sur la Croisette : Olivier Boonjing, directeur de la photographie

Il y a 1 minute
Acteurs, producteurs, vendeurs, techniciens : voilà dix profils belges qui s’imposent cette année à Cannes. Leurs parcours dessinent un secteur actif, présent à tous les niveaux du marché international.

Chef opérateur sur Notre salut, présenté en Compétition, Olivier Boonjing accompagne le travail d’Emmanuel Marre dans une démarche construite très en amont. Inspiré d’une correspondance familiale sous Vichy, le film privilégie un point de vue intime, à rebours des représentations plus frontales de cette période. Pour lui, tout se joue avant le tournage. “Moi, j'ai l'intime conviction que que c’est en préparation qu'on fabrique un film”. Repérages (auxquels il participe la plupart du temps), essais caméra, rencontres avec l’équipe : ces étapes permettent de définir l’outil du film, comme on choisirait un pinceau. Avec Marre, cette relation s’inscrit dans la durée, depuis leurs premières collaborations, dont Rien à foutre. Tous deux partagent un goût pour l’expérimentation, y compris sur ce deuxième long métrage. Parallèlement, Boonjing développe d’autres projets, entre fiction et documentaire, qui prolongent ce rapport direct au réel et à l’équipe. Ce travail s’inscrit dans une pratique où le chef opérateur reste impliqué à toutes les étapes, du choix des optiques à l’étalonnage, avec une attention constante à la cohérence du film.
Présent à Cannes 2026 avec Notre salut, Compétition officielle (réal. Emmanuel Marre)