10 visages du cinéma belge sur la Croisette : Emmanuel Marre, réalisateur
Avec son deuxième long métrage, présenté en Compétition à Cannes, Emmanuel Marre s’appuie sur une archive familiale pour raconter le parcours d’un homme ordinaire dans la France de Vichy. Porté par Swann Arlaud, le film s’attache à ces figures en retrait de l’Histoire, celles qui gravitent autour des événements sans en être les héros. Après Rien à foutre, le réalisateur poursuit un travail au plus près des situations, en refusant les codes classiques du film d’époque. “On n’a pas cherché à faire un film de professeur d’histoire”, précise-t-il. Le tournage privilégie des lieux existants, une équipe resserrée et un cadre qui laisse place aux acteurs. Une méthode qui donne au film une tension particulière, plus directe que démonstrative. Fidèle à ses collaborateurs, Marre construit ses projets dans la continuité, avec une même équipe artistique et technique. Ce fonctionnement permet d’aller vite, mais surtout d’installer une confiance qui nourrit le jeu et les choix de mise en scène. Avec ce nouveau film, il confirme une trajectoire déjà remarquée à Cannes, en déplaçant son regard vers un terrain plus frontalement politique.
Présent à Cannes 2026 avec Notre salut, Compétition officielle (prod. Michigan Films, avec Swann Arlaud)





