10 visages du cinéma belge sur la Croisette : Jennifer Ritter, productrice
Avec Yesterday the Eye Didn’t Sleep, présenté à Un Certain Regard, cette productrice défend un premier long métrage tourné au Liban, porté par une écriture visuelle et sensorielle. Le film suit deux sœurs dans une vallée isolée, où règles tribales et tensions anciennes façonnent leur trajectoire, entre mémoire, violence et transmission. À la tête d’Atata, Jennifer Ritter s’inscrit dans un modèle volontairement léger, pensé pour accompagner des projets atypiques. Le film a été développé dans le cadre de l’aide aux productions légères, développé par le Centre du cinéma et de l’audiovisuel de la FWB, avec une économie réduite mais une liberté accrue. Un cadre qui impose d’aller à l’essentiel, tout en préservant une ambition formelle. Produire aujourd’hui implique de composer avec des contraintes fortes. “On a réussi à faire un film avec très peu de moyens, mais en gardant une vraie ambition”, souligne-t-elle. Ce type de format repose sur une organisation souple et des choix artistiques assumés. Active à l’international, Ritter défend des projets à la frontière des territoires, où la fabrication du film constitue aussi un geste, inscrit dans une logique de circulation des œuvres.
Présente à Cannes 2026 avec Yesterday the Eye Didn’t Sleep, Un Certain Regard (prod. Atata)




