Spécial Annecy 2026
European Animation Summit : l’animation européenne, un enjeu de souveraineté culturelle
À Annecy, le Marché international du film d’animation (MIFA) a ouvert une nouvelle séquence, ce mercredi 24 juin, avec le lancement du premier European Animation Summit. L'événement est appelé à devenir un rendez-vous annuel consacré aux enjeux politiques, économiques et industriels de l’animation en Europe. Imaginé comme un lieu d’échanges entre institutions européennes, décideurs publics et acteurs de la filière, ce sommet intervient dans un contexte de recomposition rapide du paysage audiovisuel. "L’industrie audiovisuelle mondiale traverse une transformation profonde, marquée par la concentration des plateformes, l’intensification de la concurrence et la baisse des financements publics", a rappelé en propos d'ouverture Véronique Encrenaz, responsable du MIFA. Dans ce contexte, l’animation européenne occupe une place singulière. "Elle repose sur la diversité culturelle, la coopération entre pays et l’engagement des politiques publiques", a-t-elle souligné, évoquant un secteur "au cœur de la production de contenus premium et du rayonnement culturel européen".
Espace d'échanges face aux mutations
Le sommet représente ainsi un espace de partage d'analyses et des positions de chacun afin de renforcer l'écosystème européen, de même que la place de l'animation en Europe et dans le monde. Le programme de cette première édition a alors été élaboré en collaboration avec de nombreuses organisations européennes, parmi lesquelles Europe Creative, Eurimages, l’Observatoire européen de l’audiovisuel ou encore Animation in Europe.
En ouverture, le président du CNC, Gaëtan Bruel, a salué la création de ce nouveau rendez-vous. "L’animation européenne a besoin d’un lieu régulier où professionnels, institutions et pouvoirs publics peuvent confronter leurs analyses, nouer des partenariats et construire des réponses communes, a-t-il déclaré. Aucun pays ne peut affronter seul les transformations en cours. Si nous voulons les maîtriser, nous devons penser et agir collectivement."
Un tel rendez-vous peut permettre de réfléchir aux déséquilibres qui persistent, notamment dans la contribution des plateformes au financement de la création bien que des ajustements réglementaires sont engagés pour mieux orienter ces investissements, notamment la révision du décret SMAD. Autre défi mis en avant par le président du CNC : la visibilité des oeuvres. "Environ 60% du temps de visionnage en Europe est consacré à des œuvres américaines, contre seulement 30% pour les œuvres européennes", a-t-il rappelé.
Au-delà de ces enjeux économiques, l'animation est empreinte d'une importante dimension culturelle et politique. "Les œuvres façonnent un imaginaire commun et participent à la construction du projet européen", a tenu à souligner en conclusion Gaëtan Bruel. La capacité à produire et diffuser des récits européens conditionne l’adhésion des publics, notamment les plus jeunes, au projet européen.
Animation en Europe : les chiffres-clés selon l’Observatoire européen de l’audiovisuel
Lors du European Animation Summit, organisé pour la toute première fois au MIFA, dans la matinée du 24 juin, Nicolas Edmery, analyste du marché du film à l’Observatoire européen de l’audiovisuel, a dressé un état des lieux précis du secteur de l’animation, en salles comme en ligne, avec un paradoxe comme premier constat : “Les films d’animation représentent une faible part des sorties, mais une part très élevée des entrées.”
À l’échelle mondiale, environ 500 films d’animation sortent chaque année en exploitation commerciale, soit près de 11% des titres. Pourtant, ils totalisent près de 900 millions d’entrées annuelles, soit 26% du box-office mondial. “En moyenne, un film d’animation réalise trois fois plus d’entrées qu’un film en prise de vues réelles”, relève Nicolas Edmery. Après le choc de la pandémie, l’animation a quasiment retrouvé ses niveaux de 2019, frôlant à nouveau le milliard d’entrées.
Trio dominant
La hiérarchie mondiale a toutefois été profondément bouleversée en 2025. La Chine s’impose en tête avec 40% des entrées mondiales sur l’animation, devant les États-Unis (39%) et le Japon (16%). Une performance à nuancer s’explique par le succès local massif d’un seul film : Ne Zha 2 et ses plus de 2,2 milliards de dollars de recettes. Le modèle chinois reste en effet quasi exclusivement domestique, avec seulement 1% des entrées réalisées à l’export tandis que les films américains reposent sur l’international.
Circulation intra-européenne
L’Europe, de son côté, affiche un poids plus limité (3% des entrées mondiales), mais présente des spécificités qui lui sont propres. “Les films européens d’animation réalisent environ 70% de leurs entrées hors de leur pays d’origine”, indique Nicolas Edmery. Cette circulation repose en grande partie sur le marché intra-européen puisque 62% des exportations se font au sein du continent.
Avec 31 millions d’entrées en 2025, l’animation européenne progresse de 8%, contrairement au live action. Autre indicateur positif : un nombre d’entrées par film supérieur (149 000) à celui du live action (135 000) même s’il reste inférieur à la moyenne mondiale.
Sur le seul marché européen, la dynamique diffère du reste du monde. Les entrées animation reculent en 2025, atteignant environ 150 millions de tickets (20% du total). “Cette baisse s’explique en grande partie par le recul des films américains et l’absence de succès chinois comparable à ceux observés ailleurs”, analyse Nicolas Edmery. Les productions américaines restent dominantes, mais leur performance s’érode, tandis que les films européens gagnent du terrain.
L’étude intègre également une analyse des plateformes, malgré des méthodologies différentes. Les films d’animation représentent 5% des catalogues SVOD mais 9% du temps de visionnage, démontrant un intérêt réel du public, “supérieur à leur présence dans l’offre”, selon l’analyste. À l’inverse, les séries animées sont surreprésentées dans les catalogues (22%) mais moins consommées (14%). Toutefois, elles peuvent servir de laboratoire pour tester des IP, qui seront ensuite exploitées au cinéma lorsqu’elles auront fait leurs preuves.
Everybody On Board, une nouvelle structure axée sur l’animation adulte
OuiDo! Productions a annoncé la création de Everybody On Board, une structure fondée avec les producteurs Didier Creste et Joé Baudot, à l’occasion du MIFA à Annecy. Cette entité est dédiée au développement et à la production de films et séries d’animation à destination d’un public adulte.
Didier Creste et Joé Baudot se sont notamment illustrés avec Mars Express et les deux saisons de la série Lastman. Avec Everybody On Board, ils rejoignent l’écosystème de OuiDo! Productions afin de développer des projets originaux, en particulier dans des genres encore peu représentés dans l’animation française, comme le thriller ou l’horreur.
En découle un premier projet annoncé : Prudence. Ce long métrage d’animation d’horreur de 80 minutes est réalisé par Jérémie Hoarau, et coécrit avec Laurent Sarfati. L’intrigue se déroule dans un futur proche, au sein d’une station sous-marine située à 200 mètres de profondeur, où un équipage isolé doit faire face à la propagation d’un parasite modifiant le comportement humain. Le film est présenté comme produit à 100% en France. La production est assurée avec le studio exécutif JeSuisBienContent, tandis que la distribution en France est confiée à Tandem Films.
TeamTO et The Tetris Company portent la série d’animation “Tetris : World Builders”
Dans le cadre de la présentation Come Fly with TeamTO organisée au Festival d’Annecy le 23 juin, les sociétés TeamTO et The Tetris Company ont dévoilé le projet d’une nouvelle série d’aventures animée Tetris : World Builders, inspirée de l’univers emblématique du jeu Tetris. Produits en images de synthèse, les 52 épisodes de 11 minutes sont destinés aux enfants à partir de 6 ans.
Actuellement en phase de développement précoce, la série a été créée par les producteurs de TeamTO Marco Balsamo et Tara Sibel Demren, aux côtés du producteur exécutif Chuck Williams, connu pour son travail sur d’importantes adaptations de jeux vidéo, notamment Sonic the Hedgehog.
“Avec « Tetris : World Builders », nous élargissons l’univers de Tetris d’une manière totalement inédite, en transformant l’un des jeux les plus emblématiques de tous les temps en une nouvelle aventure qui inspire la créativité, la collaboration et la découverte. Nous sommes ravis de nous associer à TeamTO pour donner vie à cette vision et créer une série qui célèbre les possibilités illimitées qui émergent lorsque les gens construisent ensemble.”
Maya Rogers, PDG de The Tetris Company.
“Ce qui fait de Tetris un jeu intemporel depuis plus de quatre décennies, c’est la simplicité universelle de son concept de base : utiliser les pièces qui vous sont données et découvrir comment les assembler. Nous avons vu là l’occasion de transposer cette philosophie dans un univers plein d’aventures et d’optimisme destiné à une nouvelle génération d’enfants, en recourant à la narration pour mettre à l’honneur l’ingéniosité, la collaboration et la force de créer quelque chose ensemble.”
Marco Balsamo, PDG et producteur de TeamTO.
En réinventant le langage géométrique emblématique de Tetris pour en faire un univers dynamique de transformation, de construction et de découverte, la série présente les concepts fondamentaux des Steam (“Science, technology, engineering, arts, mathematics”) à travers la création d’univers imaginatifs, des aventures cinématographiques et des récits centrés sur les personnages. Inspirée par les blocs emblématiques, la série réinvente l’univers de Tetris sous la forme d’un paysage vivant façonné par la créativité et la construction.
Julie Roy, directrice générale de Téléfilm Canada : “Depuis 2017, plus de 41 millions de dollars ont été investis en animation”
De quelle nature est la présence de Téléfilm Canada au MIFA ?
Notre présence au MIFA s’inscrit dans une volonté claire : positionner le Canada comme un partenaire incontournable sur la scène internationale de l’animation. Nous organisons le Pavillon du Canada, qui constitue un véritable hub d’affaires et de collaborations pour nos entreprises. Nous soutenons les œuvres et les talents canadiens en leur offrant une visibilité accrue ainsi qu’un accompagnement via notre programme de promotion internationale.
Le Canada Morning! sera un nouveau rendez-vous clé à Annecy, réunissant diffuseurs publics, producteurs et partenaires canadiens et internationaux afin de favoriser des échanges et des collaborations, en complément d’une programmation élargie d’activités menées avec nos partenaires nationaux et provinciaux.
Avec une participation canadienne record cette année, renforcée par la présence, pour la toute première fois, de tous les diffuseurs publics canadiens, nous illustrons concrètement la solidité de notre industrie et notre capacité à nous mobiliser de manière concertée pour générer des occasions d’affaires durables.
Comment le secteur de l’animation au Canada se porte-t-il au regard de la crise ?
L’animation s’affirme comme un secteur particulièrement dynamique et stratégique pour le Canada. Malgré un contexte de transformation pour l’industrie audiovisuelle, les indicateurs demeurent très encourageants et témoignent d’une réelle vitalité.
Le volume d’activité est en croissance soutenue, avec des demandes de financement qui ont plus que doublé au cours des sept dernières années, ce qui confirme l’attrait et le potentiel du secteur. Par ailleurs, l’animation se distingue par sa forte capacité à rejoindre les marchés internationaux, avec 83 % des ventes réalisées à l’étranger, un signe clair de sa compétitivité et de son rayonnement.
En conséquence, comment ont évolué les financements octroyés à l’animation par votre organisme ?
Le Canada s’appuie sur une longue tradition d’excellence en animation, qui a contribué à bâtir une forte réputation à l’international et à positionner le pays comme un partenaire de choix. Dans ce contexte, depuis 2017, plus de 41 millions de dollars ont été investis dans des projets d’animation, à toutes les étapes, du développement à la promotion.
L’intégration d’une initiative dédiée à l’animation dans notre programme de développement reflète également notre engagement, en soutenant les étapes déterminantes des projets d’animation, notamment le scénarimage et le développement visuel, et en renforçant leur potentiel dès le départ. Ces efforts s’ajoutent aux investissements que nous déployons au Canada et à l’international pour faire rayonner le talent canadien, favoriser les rencontres et soutenir la circulation des œuvres.
Cette année à Annecy, plusieurs projets que nous soutenons font partie de la sélection, notamment The Last Whale Singer et Julìan, ainsi que Le projet Shiatsung et Ogresse.
Nancy Florence Savard, PDG et productrice chez 10e Avenue (Québec) : “Nous avons désormais un catalogue suffisamment consistant pour développer nos univers en franchise”
Comment 10e Avenue est-il présent au MIFA cette année ?
Depuis le tout début, 10e Avenue a la volonté de réunir le talent local tout en montrant l'exotisme du Québec et du Canada à l'international. Notre premier film, La Légende de Sarila, sorti en 2013, prenait déjà place dans le Grand Nord canadien. Nos films ont été vendus dans 170 pays. Nous croyons fermement que nous pouvons raconter des histoires de chez nous avec des thèmes universels et que cela résonne à l'international. Jusqu'à présent, ça nous a bien servi.
Nous participons au Canada Morning, une matinée où plusieurs sociétés canadiennes présentent des projets en animation aux côtés d'un diffuseur. Radio-Canada a sélectionné notre projet Bleu Marine, une série dérivée de notre long métrage Katak, le brave béluga, qui a connu un beau succès au Canada et en France lors de sa sortie en 2023.
Nous serons également présents pour présenter The Bravest of All, notre prochain long métrage en cours de production. Le film devrait être prêt vers 2027-2028.
Vous avez effectué une tournée au Luxembourg et en Belgique en amont d’Annecy. Quels enseignements en avez-vous tirés ?
Nous bénéficions d'un programme de crédit d'impôt, comparable au tax shelter belge. Mais contrairement à la Belgique, où les sommes sont déboursées en amont, nous devons attendre que la production soit entièrement terminée. Dans l'intervalle, nous sommes obligés de passer par des institutions bancaires, avec des prêts qui génèrent des intérêts pendant deux ou trois ans. Pourtant, ces sommes disponibles en cours de production nous seraient extrêmement précieuses.
J'ai également trouvé très intéressante la démarche pour faire contribuer les plateformes étrangères au financement de la production locale, à hauteur de 9,5 % de leurs profits sur le territoire, en invoquant l'exception culturelle. Nous ne l’avons pas encore intégré dans notre modèle de financement. Voir cette défense du local nous parle au Québec où le français est une langue officielle nationale mais minoritaire à l'échelle continentale.
Quelles sont vos perspectives futures ?
Depuis huit ans, nous disposons aussi de notre propre studio d'animation, ce qui change vraiment la donne pour la coproduction internationale. Je sens une grande volonté sur le marché francophone de travailler avec nous. Le fait que le Québec et le Canada soient membres d'Eurimages facilite les rapprochements.
Nous amorçons un retour à la série télévisée, après quelques années centrées sur le long métrage. Une nouvelle productrice, Chantal Cloutier, a rejoint l'équipe pour piloter ce développement. Nous avons désormais un catalogue suffisamment consistant pour développer nos univers en franchise autour de ces personnages que le public a appris à aimer. Un troisième long métrage de notre franchise marine est en développement : Jack-Lyn et le grand requin blanc, situé en Gaspésie.
Nous venons également de signer un accord de distribution avec Eurozoom, qui avait déjà assuré une belle sortie sur deux de nos films précédents. Nous sommes très heureux de les retrouver pour Lydia et le vaisseau des tempêtes, notre dernier long sorti au Québec le 20 février dernier.
Spécial Sunny Side of the Doc
Téva et Paris Première cherchent leurs futurs partenaires à Sunny Side of the Doc
Le marché international du documentaire favorise les rencontres et la naissance de projets. Il y a deux ans, à La Rochelle, le groupe M6 a échangé avec la réalisatrice Clara Gilles à propos d’un film portant sur l’amitié féminine. Lors de la présentation du line-up de Téva à la 37e édition de Sunny Side of the Doc, des images de Les Copines d’abord (Studio Fact) ont été dévoilées. “Le film sera diffusé prochainement”, a déclaré Catherine Schöfer, la directrice générale des chaînes Teva et Paris Première. Avant de présenter les autres films, elle a tenu à rappeler que “le groupe résiste à la crise en s’adaptant aux nouveaux usages”. À ce titre, la plateforme M6+ fonctionne de manière satisfaisante. De plus, “des événements comme la Coupe du monde de football masculine amènent des revenus qui permettent de financer les documentaires”.
La directrice générale a poursuivi son exposé en insistant sur l’ADN des deux entités. “Nous diffusons des productions originales et nous restons attachés à rencontrer notre public tout en nous différenciant.” Téva, par exemple, captive depuis longtemps un public féminin. D’autre part, 90 % des œuvres diffusées sur la chaîne sont réalisées par des femmes. À cet endroit, le groupe cherche “des sujets contemporains qui interrogent les évolutions de la société”. Catherine Alvaresse, présidente et productrice à KM Production, a présenté La Meute en réseau sur les femmes victimes de cyberharcèlement. Le documentaire est encore en tournage, mais a déjà été programmé pour une diffusion en octobre.
Des portraits de personnalités populaires
Téva diffuse en tout entre 10 et 15 documentaires par an. Les prochains seront notamment Bonnes à tout faire (Wilaya Productions), Mamans solos, seules pour faire face (Babel Doc) ou encore Suicides forcés (France TV Studios). La chaîne ne fait pas de films avec des archives, au contraire de Paris Première. Pour cette dernière, le groupe M6 préfère des portraits de personnalités populaires et transgressives. À ce propos, Ardisson, nous nous sommes tant amusés (Télé Paris) est l’un des prochains projets diffusés. Mais il y a aussi Les Tontons auteurs (Deltarocket, Big Company Prod), La Reine Maillan (Ah ! Production) et Il était une fois les beaufs (Memento Productions). De manière générale, les sujets peuvent être liés au cinéma et à la pop-culture.
Lors de la conférence, le réalisateur Kévin Fafournoux a pris la parole à propos de son documentaire Cowboys, le bon, la brute et moi (L’Infinie Comédie). “J'ai questionné le mythe du cowboy, qui est devenu un phénomène de mode ces dernières années.” En tout cas, le groupe M6 est toujours à la recherche de créations pour l’année prochaine. “Le documentaire est un pilier de notre programmation, a insisté Catherine Schöfer. Nous en disposons davantage dans notre offre que des magazines.” Au niveau du soutien financier, la chaîne apporte 40 000 euros pour chaque projet. La durée des documentaires est de 52 minutes. Pour solliciter Téva et Paris Première, il faut envoyer un document d’une dizaine de pages, accompagné des intentions du réalisateur.
Pour les acteurs du documentaire, l’Europe doit protéger l’indépendance
Emma Rafowicz, corapporteuse du rapport AgoraEU, n’a pas pu se rendre à la 37e édition de Sunny Side of the Doc. Pour autant, elle a délivré un message vidéo aux professionnels du documentaire à l’occasion d’une table ronde sur l’indépendance du secteur au niveau européen. "La production indépendante est la garantie du pluralisme et de la diversité." Elle craint que la Commission européenne ne tienne pas compte de ce point dans l'élaboration du programme AgoraEU qui soutient la culture et les médias. Les attentes des acteurs du documentaire sont pourtant conséquentes. Mercredi 24 juin, à La Rochelle, ils ont été quatre à redire la nécessité de renforcer le modèle actuel, qui favorise la collaboration en Europe, via la coproduction par exemple. "Le système actuel nous permet de résister aux pressions politiques et économiques internationales", a manifesté Dominique Barneaud, producteur à Bellota Films.
"Nous savons que nous faisons face à une concurrence mondiale importante", a ajouté Anne Littardi, qui travaille pour le distributeur Beliane. L’offre de documentaires s’est accrue sur le marché international, mais les acheteurs sont désormais plus sélectifs. "Mes clients exigent de plus gros programmes, a-t-elle regretté. Cela signifie que nous avons moins la possibilité de faire des pas de côté." Pour elle, comme pour les autres intervenants, l’Union européenne doit faire en sorte de simplifier les connexions entre les différents fonds de soutien européens. "Nous avons besoin d’une meilleure coordination", a soutenu Christian Popp, producteur à Tanjo Films. Il a aussi raconté que "les délais sont souvent allongés en attente de nouveaux financements". "J’ai toujours l’impression d’être en retard par rapport au réel", a-t-il déploré.
Un financement spécifique
Nawell Amour, secrétaire générale de Cepi, l’association européenne de la production audiovisuelle, et animatrice de la discussion, a demandé aux invités de préciser leurs exigences. La première est de créer un levier de financement spécifique en direction du documentaire. "Le système d’aujourd’hui a été créé pour soutenir tous les genres, mais le documentaire nécessite un traitement particulier", a défendu Christian Popp. Tout simplement parce que "la fiction a un développement moins alambiqué". ""Nous devons parfois attendre dix mois pour entrer en production, a rapporté le producteur. Or, la réalité ne nous attend pas." Anne Littardi a énoncé que, alors même que le tournage n'a pas encore commencé, les distributeurs indépendants doivent anticiper très en amont la promotion. Cela signifie des coûts en amont et les aides en marketing sont inexistantes.
Au sujet du programme AgoraEU qui regroupe les aides, les quatre professionnels ont la crainte que les pouvoirs publics décident de mélanger les aides destinées au documentaire et à l’information. "Il faut faire attention à ce que le soutien financier ne soit pas uniquement dirigé vers les contenus d’information", a prévenu Dominique Barneaud. Au-delà du cadre législatif, ce sont les pratiques des distributeurs et des producteurs indépendants qui permettent de résister à une compétition féroce. "Nous devons faire comprendre que la coproduction à l’échelle européenne augmente la valeur des œuvres ; elle leur donne du poids", a insisté Christian Popp. Et que le documentaire peut être aussi divertissant que la fiction. L’enjeu, dans ce cas, demeure de conquérir le jeune public selon Anne Littardi.
“La liberté de ton reste la force du documentaire belge” (Joffrey Monnier, RTBF)
De Cannes à la Berlinale, en passant par les Oscars, les documentaires belges continuent de s'imposer dans les grands rendez-vous internationaux. En marge du Sunny Side of the Doc de La Rochelle, le principal marché européen consacré au genre, la RTBF entend continuer à défendre cette tradition documentaire tout en préparant son adaptation aux nouveaux usages. Pour Joffrey Monnier, responsable des coproductions documentaires du groupe public, cette spécificité reste l'une des grandes forces du secteur belge. "Mes collègues de France Télévisions ou d'Arte nous envient parfois notre liberté de ton, notre décalage et notre créativité", observe-t-il.
Ancien journaliste, réalisateur puis responsable audiovisuel chez Médecins Sans Frontières, celui-ci pilote aujourd'hui les coproductions documentaires de la RTBF dans un contexte marqué par les réorganisations internes et les contraintes budgétaires qui touchent l'ensemble du secteur audiovisuel européen. Malgré ces défis, le diffuseur public maintient un engagement important. Chaque année, la RTBF participe à quelque 60 à 70 coproductions documentaires, réalise entre 600 et 700 acquisitions et soutient une vingtaine de documentaires de création. "La RTBF est un des médias publics qui soutient très fort le documentaire et notamment le documentaire d'auteur, ce qui est très compliqué pour l'instant", souligne Joffrey Monnier.
Une identité reconnue à l'étranger
Cette présence s'appuie sur un tissu documentaire particulièrement dynamique. Investigation, géopolitique, histoire, société ou culture : les productions belges couvrent un large éventail de sujets et continuent à trouver leur place partout dans le monde. Pour Joffrey Monnier, cette reconnaissance repose autant sur la qualité des auteurs que sur une manière particulière d'aborder le réel. Une tradition héritée notamment de formats emblématiques comme Strip-Tease, mais qui continue aujourd'hui à se renouveler.
Des œuvres comme Métisses, Mémoire à vif, consacré aux attentats de Bruxelles, ou encore Inside Gaza, centré sur le travail des journalistes palestiniens après le 7 octobre 2023, illustrent cette volonté de traiter des sujets sensibles sans renoncer à la nuance. Le responsable regrette toutefois que cette vitalité demeure parfois sous-estimée localement. Alors que de nombreux documentaires belges circulent dans les festivals et décrochent des distinctions internationales, leur visibilité auprès du grand public reste plus limitée.
La transition numérique comme nouveau défi
Comme l'ensemble des diffuseurs européens, la RTBF doit désormais composer avec des habitudes de consommation profondément transformées. Auvio occupe une place croissante dans cette stratégie. La plateforme permet d'élargir la durée de vie des documentaires au-delà de leur diffusion télévisée, mais aussi de proposer des œuvres internationales qui auraient plus difficilement trouvé leur place dans une grille linéaire traditionnelle. "La bascule numérique est lancée. Elle est inévitable", résume Joffrey Monnier.
L'un des enjeux majeurs consiste à toucher les jeunes adultes, qui découvrent de plus en plus les contenus via les plateformes plutôt que par la télévision classique. Plusieurs projets spécifiquement pensés pour ces usages sont actuellement développés. Cette réflexion passe également par l'innovation. La RTBF a récemment lancé un appel à projets autour de l'intelligence artificielle appliquée au documentaire. Deux projets pilotes ont été retenus : l'un consacré à la Belgique des années 1840 à travers plusieurs affaires criminelles, l'autre à La Jamais Contente, la première voiture à avoir franchi le seuil des 100 km/h.
Un marché plus complexe
Le Sunny Side of the Doc constitue un rendez-vous stratégique pour prendre le pouls d'un marché devenu plus concurrentiel. Les plateformes occupent une place croissante, certains partenaires réduisent leurs investissements et les montages financiers se complexifient. "Le documentaire traverse aujourd'hui une période de mutation très forte. Il faut continuer à évoluer avec le marché sans perdre ce qui fait notre identité." Dans ce contexte, les coproductions internationales prennent une importance accrue. Pour la RTBF, l'enjeu dépasse toutefois la seule question du financement. Car à l'heure où les usages évoluent rapidement, il s'agit surtout de préserver ce qui fait la force du documentaire belge : une liberté de ton et un regard singulier qui continuent de séduire bien au-delà de ses frontières.
RTBF documentaire en chiffres
• 60 à 70 coproductions documentaires par an.
• 600 à 700 acquisitions annuelles.
• Une vingtaine de documentaires de création soutenus chaque année.
• Des partenariats réguliers avec Arte, France Télévisions et d'autres diffuseurs européens.
• Une présence annuelle au Sunny Side of the Doc.
À la une
Rapport Alloncle : le député Erwan Balanant riposte avec 26 contre-propositions
Deux mois après la publication du rapport de Charles Alloncle (UDR) sur la neutralité, le fonctionnement et le financement de l’audiovisuel public, le député Erwan Balanant et le groupe des Démocrates ont souhaité présenter ce mercredi un contre-rapport de 26 propositions. Le document mentionne “tout ce qui n’a pas été dit, étudié, approfondi” lors de ces débats parlementaires. À ses yeux, l’audiovisuel public constitue un sujet d’importance, le “fondement de toute démocratie”.
Le député invite à poser la question centrale : “À quoi sert l’audiovisuel en France ?”. Un angle trop peu souvent abordé par les politiques publiques à son goût. Son constat est double. D’un côté, l’audiovisuel public est un vecteur démocratique et informationnel. De l’autre, il est un moteur économique. Il insiste sur le caractère “vertueux” d’un modèle qui produit de la création, de l’information, de l’emploi et de la valeur économique.
En réponse au rapport Alloncle, 26 propositions
Erwan Balanant a déroulé 26 propositions sur neuf volets. Globalement leurs objectifs sont de stabiliser l’investissement dans l’audiovisuel public, réguler le secteur de manière uniforme à l’échelle européenne et maintenir un pluralisme des médias. Son rapport souligne également un besoin d’adaptation au numérique avec la montée en puissance des Gafam présentées comme menaces à l’audiovisuel public.
Sur la question de l'investissement, le parti indique notamment souhaiter stabiliser le budget alloué à l’audiovisuel public, idéalement à travers une loi de programmation pluriannuelle. Ensuite, pour assurer des objectifs de pluralisme et d'impartialité des médias, le parti propose de renforcer les pouvoirs de l’Arcom. L'institution aurait alors des prérogatives de contrôle en cas d’ingérences externes dans les rédactions. Il a également proposé un changement de la procédure de nomination des dirigeants des entreprises de l’audiovisuel public : ils seraient désignés par les conseils d’administration, sur validation parlementaire.
Le document propose également d’instaurer une responsabilité éditoriale aux plateformes, afin qu’elles soient tenues responsables des logiques algorithmiques qui propulsent certains contenus plus que d’autres. Il développe également un projet de réseau social public européen. “J’aimerais qu'il y ait un réseau social public comme il y a une télévision publique” affirme Erwan Baladant.
Pour l'instant, pas de proposition de loi en vue. Toutes ces propositions ont pour objectif d'alimenter le débat à l'approche de l'élection présidentielle.
Solveig Ambec et Lou Lemarchand
Reboot “Un gars, une fille”, quotidienne “Le Bigdil”… RMC dévoile ses nouveautés pour la rentrée
“Nous avons radicalisé nos grilles”, a confié Stéphane Sallé de Chou, directeur général du pôle Entertainment chez RMC BFM, lors d’une conférence de presse organisée ce mercredi 24 juin. Le groupe détenu par CMA Média a misé sur “des programmes qui tranchent et qui s’adressent à des communautés les plus engagées possibles”, a-t-il expliqué pour les chaînes RMC Story, RMC Découverte et RMC Life.
Ce positionnement s’inscrit dans la logique du lancement de RMC+ et l’ambition du groupe de toucher les audiences digitales. La plateforme, qui a été qualifiée de “nouvelle étape dans sa stratégie de distribution et de valorisation des contenus”, proposera à partir du 1er septembre près de 10 000 heures disponibles, dont de nouvelles chaînes FAST et l’intégration de formats pensés pour la consommation numérique tels que les micro-dramas. Surtout, le catalogue comprendra de nombreux programmes inédits, que chaque chaîne a détaillés.
RMC Life annonce le reboot d’“Un gars, une fille”
Depuis janvier, RMC Life (ex-Chérie 25) rediffusait les épisodes d’Un gars, une fille, l’une des séries les plus populaires dans le pays, née sur France 2 il y a plus de 20 ans. La chaîne a décidé d’investir encore plus dans ce programme culte, puisqu’elle a annoncé la création d’un reboot modernisé pour la saison prochaine. Une centaine d’épisodes auraient été commandés à Mediawan, le propriétaire des droits, et sa filiale 3ème Oeil Story. Le créateur de contenu Gillian (1,2 million d’abonnés sur Instagram) doit reprendre le rôle iconique de Jean Dujardin. L’identité de la successeure d’Alexandra Lamy reste pour l'heure inconnue.
Parmi les autres programmes inédits présentés lors de la conférence figurent les émissions Couple, mode d’emploi et Une semaine sans maman, toutes deux incarnées par Karine Ferri. De son côté, Cristina Cordula animera Shopping illimité, 24h pour tout changer, dans laquelle l’experte de la mode aide des femmes à se relooker pour prendre un nouveau départ dans leur vie. Naissances, au cœur des familles, produit par Réservoir Prod, est une adaptation du podcast de Clémentine Galey dédié aux enjeux maternels, Bliss Stories, qui cumule un million d’écoutes par mois.
En outre, le partenariat noué avec Brut, qui octroie au média un corner dédié sur RMC+, comprend la co-diffusion d’un nouveau magazine hebdomadaire présenté par Canelle Sab sur les coulisses, secrets et nouveautés du cinéma.
RMC Story relance la quotidienne du “Bigdil” et “Combien ça coûte ?”
À l’instar de sa petite sœur du canal 25, RMC Story prévoit de ressusciter des marques emblématiques de la télévision. Le programme économique Combien ça coûte, autrefois piloté par Jean-Pierre Pernaut sur TF1, reviendra en soirée avec Estelle Denis et Olivier Truchot. Aussi, la chaîne avait misé en 2024 sur le grand retour du Bigdil, présenté par Vincent Lagaf’. À la rentrée, et pour quelques semaines, l’émission reviendra en quotidienne sur sa case historique d’avant-soirée. Encore un ancien programme de la Une : le divertissement Les 100 plus grands sera relancé par le duo Carole Rousseau et Jacques Legros. L’animatrice doit par ailleurs inaugurer L’Année TV, “une plongée nostalgique dans la mémoire collective”.
Côté téléréalité, la chaîne ajoute deux nouvelles venues à sa grille. Dans Service militaire, au service de la nation (Ah! Production), 16 jeunes font l’expérience de l’armée sous les ordres de Marius, ex-commando de marine déjà vu dans Garde à vous sur M6. Puis, Moundir partage l’une de ses grandes passions, le poker, à l’occasion d’une compétition opposant 12 candidats en plein cœur du désert tunisien.
RMC Découverte poursuit ses investissements dans le documentaire
Leader dans le genre, RMC Découverte a rappelé faire du documentaire un élément central de sa programmation. “À l’heure où le marché est de plus en plus fragmenté, il permet encore de rassembler et de faire des soirées événementielles”, a insisté Charles Bariller, directeur adjoint des contenus et des antennes de la chaîne. Parmi les inédits annoncés, un grand film sur les événements du 11 septembre 2001 ou encore une série de 20 épisodes sur la Seconde Guerre mondiale, incarnée et portée par Tom Hanks, avec des archives encore jamais diffusées. Enfin, Nota Bene, référence de la vulgarisation historique sur YouTube, proposera un récit sur le passé tragique du Titanic. D’autres créateurs de contenu reviendront sur la chaîne, à l’instar de Joyca et Antoine S2S.
RMC Découverte renouvelle également sa confiance dans les programmes d’aventure. Après un premier numéro de Baroudeurs diffusé le 5 juin, l’explorateur de l’extrême Loury Lag a été rappelé pour voyager vers de nouvelles destinations, l’Alaska et Madagascar. Le programme aurait rencontré “un très grand succès sur les 15-34 ans”. Antoine de Maximy proposera quant-à-lui un quatrième épisode de J’irai dormir chez les Gaulois ainsi que s’envolera pour le Danemark et le Groenland, cette fois-ci pour son émission-phare, J’irai dormir chez vous.
Aux rencontres Scelf de l’audiovisuel, les producteurs à la recherche de la future adaptation
J’en ai pas, le dernier roman de Camille Hazoumé paru chez Gallimard au mois de mai, leur a tapé dans l’œil. “Cela pourrait convenir à un format de trente minutes”, déclare une représentante du groupe de production Elephant auprès de l’éditeur. Sa collègue se dit séduite par la thématique contemporaine de l’ouvrage : une femme qui a peur de la grossesse, de l’accouchement et plus généralement de la maternité. Les deux professionnelles se sont rendues aux 18e rencontres Scelf de l’audiovisuel. Depuis 2021, l’organisme installe son événement à la Bibliothèque nationale de France, dans le 13e arrondissement, à Paris. Et c’est toujours autant un succès : 544 rencontres en face à face se sont tenues entre 9 heures et 18 heures le jeudi 18 juin.
Une valeur refuge
La manifestation de cette année est un point de bascule. Outre le fait que le taux de remplissage a atteint les 98 %, il reste que les producteurs ont été pour plus de la moitié à l’initiative des rendez-vous, ce qui représente un changement. “Cela prouve que l’adaptation est de plus en plus une valeur refuge, explique Valérie Barthez, directrice générale de l’organisation. Ils sont rassurés parce que l’œuvre a déjà été regardée par des spécialistes.” Autour d’elle, une centaine de tables, toutes occupées. En tout, 113 marques d’édition se sont présentées avec des livres au fort potentiel. Les négociateurs peuvent recevoir jusqu’à 15 personnes, à raison d’un échange toutes les trente minutes. Frédérique Massart, directrice des droits audiovisuels et spectacles vivants à Madrigall, en a 14.
Cette dernière, calme malgré l’agitation autour d’elle, a conscience “de la peur des producteurs vis-à-vis du marché”. Elle rassure alors les deux représentants de “la première société de production audiovisuelle indépendante à France”, à savoir Elephant, à la recherche de “gros noms” ou de “concepts solides”. Du tac au tac, Frédérique Massart suggère Pas de panique, de Caroline Vareille, qui décrit les galères d’une assistante sociale aux urgences. L'œuvre correspond aux attentes du secteur, puisqu’elle s’adapte facilement à “une forme sérielle”. Mais une autre fiction littéraire attire tout particulièrement l’attention. Il s’agit du roman de François-Henri Désérable, Le Palais. D’ailleurs, Gallimard a reçu des propositions lors de la dernière semaine de juin.
La dépendance aux diffuseurs
Les éditions Stock misent quant à elles sur un récit se déroulant dans un bordel berlinois utilisé pour faire de l’espionnage durant la Seconde Guerre mondiale. Il s’agit d’une histoire vraie. Les représentantes du groupe Elephant reconnaissent les qualités dramatiques, mais “restent dépendantes des décisions des diffuseurs”. Peut-être que le bouquin a davantage plu aux équipes de Gaumont, Pathé ou SND, avec lesquelles l’éditeur a discuté plus tôt. Quoi qu’il en soit, “ce n’est pas ici que les accords se font”, tient à souligner Valérie Barthez. C’est plutôt une plateforme pour déceler des titres. “L’audiovisuel est un temps long, mais nous savons que des adaptations sont nées ici.” Les producteurs y apprécient découvrir des livres trois mois avant la rentrée littéraire.
Au 18e étage de la tour des lois de la BnF, un acteur est particulièrement incontournable. Laurent Duvault est le directeur de Mediatoon. “Ce dernier appartient à Media Participations et représente les droits audiovisuels de plusieurs maisons d’éditions”, présente-t-il. Dont les Éditions de l’Olivier, Seuil ou encore Urban. Le groupe est à ce point important en France qu'il compte plus de 4 000 bandes dessinées et 100 000 romans. Ses derniers succès sont Le Marsupilami et Les Enfants de la résistance, dont le second volet est actuellement en tournage. “Il y a actuellement 150 options posées.” Si toutes ne vont pas nécessairement aboutir, il existe des territoires plus certains. “Le documentaire et l’animation connaissent désormais des taux de transformation plus forts.”
L’actualité du secteur
Barbara Schulz et François Vincentelli de retour dans un épisode des “Farouches” sur France 3
La réalisatrice Christelle Raynal tourne le second épisode des Farouches, du 24 juin au 21 juillet à Lyon. Le scénario est à nouveau signé par Louise Collaray et Léonor Varone. Ce 90 minutes destiné à France 3 est produit par David Amselem et Jean-Loup Pochoy, pour Partita Films (Studio TF1). L’actrice Barbara Schulz interprète la commandante Myriam Kerrouche de la SRPJ de Lyon et François Vincentelli celui du capitaine Victor Farthouat. Ils sont accompagnés au casting par Marie Parisot, Louis Bouquet, Julien Boisselier, Yannig Samot, Tatiana Gousseff, Jules Robin, Rosie Boccardi et Magali Bonat.
Désormais liés, bien malgré eux, par le couple que forment leurs enfants, le capitaine Farthouat et la commandante Kerrouche reprennent du service à Lyon. Leur nouvelle enquête les plonge au cœur d’un procès d’assises impliquant deux jeunes prodiges de l’aviron, au cours duquel un témoin clé a été assassiné.
CMA Media va se défaire des neuf chaînes locales de BFM pour faire des économies
Face à un “contexte difficile pour le secteur”, le groupe CMA Media, propriétaire de RMC BFMTV, souhaite céder les neuf chaînes de télévision locales de BFM par mesure d’économie, fait-il savoir mercredi 24 juin. Ces cessions s’inscrivent dans un plan visant à générer 20 M€ d’économies dans l’ensemble du groupe, soit 5% de ses coûts.
“Nous avons besoin de réduire nos coûts sur nos métiers traditionnels, essentiellement la télévision linéaire, pour investir dans les nouveaux segments comme le sport, les créateurs de contenu, les réseaux sociaux. Nous ne trouvons pas le modèle économique sur l’activité des chaînes locales”
Claire Léost, directrice générale de CMA Media.
Claire Léost a pour objectif de trouver des repreneurs pour ces chaînes, “qui auront un modèle économique plus pérenne avec des groupes probablement locaux qu’avec un groupe comme CMA Media”. Elle ajoute que son groupe a déjà reçu plusieurs marques d’intérêt et qu’elle envisage de trouver une solution “d’ici la fin de l’année”.
Les neuf chaînes locales BFM visées sont Lyon, Marseille Provence, Grand Lille, Grand Littoral, Dici (Alpes du Sud et Haute-Provence), Toulon Var, Nice Côte d’Azur, Alsace et Normandie. Une dixième, BFM Paris Île-de-France, a arrêté d’émettre en mars 2025. Dans le cadre du projet de cession, CMA Media va ouvrir un plan de départs volontaires au sein de son pôle audiovisuel RMC BFM. Les procédures légales d’information et de consultation des représentants du personnel s’ouvriront fin août. Aucun nombre de départs n’a été précisé par la direction.
TV5Monde investit 1 M€ dans le secteur marocain de l’animation
Après avoir accompagné des studios créatifs dans plusieurs pays d’Afrique subsaharienne, dont la Côte d’Ivoire et Madagascar, TV5Monde a indiqué, à l’occasion du Festival d’Annecy, apporter son soutien aux studios marocains grâce à une subvention exceptionnelle qui lui a été attribuée par le ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères. La chaîne internationale francophone a investi un total de 1 M€ dans le pays, permettant à une dizaine de séries animées ludo-éducatives de voir le jour, toutes produites en langue française et contribuant à transmettre aux nouvelles générations les valeurs communes de la francophonie. Des accords ont notamment été conclus avec deux studios reconnus pour leur engagement dans le développement de l’industrie de l’animation au Maroc : Neverseen Productions, fondé par Yassine Lahrichi, et Artcoustic Studios, dirigé par Ali Rguigue.
Huit séries de dessins animés, produites avec le soutien de TV5Monde, sont en cours de livraison. Elles bénéficieront au cours des prochains mois d’une visibilité mondiale grâce à leur diffusion sur la chaîne généraliste TV5Monde, la chaîne jeunesse TiVi5Monde et la plateforme de streaming TV5Monde+.
Huit séries animées marocaines arrivent sur les antennes de TV5Monde. Le fruit d’un partenariat ambitieux entre le média francophone, les créateurs locaux, le Maroc et la France pour soutenir la production en langue française.
Les séries en cours de livraison
- Caramel (30 × 7’), produit par Neverseen Productions
- Le Coffret des contes marocains (30 × 4’), produit par Artcoustic
- Ghriba (30 × 2’30), produit par Artcoustic
- Histoires et leçons (30 × 3’), produit par Artcoustic
- Lilya & Rayane (20 x 5’), Neverseen Productions
- Les Marocains du ciel (20 × 3’), produit par Artcoustic
- Mini Maestro (30 × 7’), produit par Neverseen Productions
- Tourat (30 × 2’30), produit par Artcoustic
Article complété le 24 juin à 17 h 00.
Comparatifs Paris 14h : les Minions réalisent le meilleur démarrage parisien de l’année
| Film, réalisateur | Distributeur | Copies | Entrées 14h | Moyenne |
| DES MINIONS ET DES MONSTRES, de Pierre Coffin | UNIVERSAL PICTURES FRANCE | 21 | 5 974 | 284 |
| LES CAPRICES DE L'ENFANT ROI, de Michel Leclerc | LE PACTE | 17 | 1 253 | 74 |
| BLUE HERON, de Sophy Romvari | POTEMKINE FILIMS | 17 | 1 253 | 74 |
| LES PARFAIT(S) : ARNAQUES EN FAMILLE, de Ludovic Bernard | UCG DISTRIBUTION | 9 | 352 | 39 |
| ERUPTION, de Pete Ohs | UFO DISTRIBUTION | 5 | 254 | 51 |
| MASPALOMAS, de Aitor Arregi et José Mari Goenaga | ÉPICENTRE FILMS | 4 | 231 | 58 |
| SEULS LES REBELLES, de Danielle Arbid | JHR FILMS | 6 | 209 | 35 |
| L'ÉTRANGÈRE, de Gaya Jiji | TANDEM | 5 | 189 | 38 |
| NOISE, de Kim Soo-Jin | KMBO | 5 | 185 | 37 |
Ce succès parisien du film de Pierre Coffin est toutefois à relativiser au regard des précédents scores des Minions. Le précédent volet avait par exemple réalisé 78 000 entrées sur 26 copies à Paris.
| Film, réalisateur - année | Distributeur | Copies | Entrées 14h | Moyenne | Cumul |
| DES MINIONS ET DES MONSTRES, de Pierre Coffin | UNIVERSAL PICTURES FRANCE | 21 | 5 974 | 284 | |
| MOI, MOCHE ET MÉCHANT 4, de Patrick Delage et Chris Renaud - 2024 | UNIVERSAL PICTURES FRANCE | 27 | 3 075 | 114 | 4 510 260 |
| LES MINIONS 2 : IL ÉTAIT UNE FOIS GRU, de Kyle Balda - 2022 | UNIVERSAL PICTURES FRANCE | 26 | 7 817 | 301 | 3 962 359 |
| MOI, MOCHE ET MÉCHANT 3, de Kyle Balda et Pierre Coffin - 2017 | UNIVERSAL PICTURES FRANCE | 27 | 7 359 | 273 | 5 637 548 |
| LES MINIONS, de Kyle Balda et Pierre Coffin - 2015 | UNIVERSAL PICTURES FRANCE | 25 | 8 436 | 337 | 6 588 715 |
| MOI, MOCHE ET MÉCHANT 2, de Chris Renaud et Pierre Coffin - 2013 | UNIVERSAL PICTURES FRANCE | 25 | 5 510 | 220 | 4 655 036 |
| MOI, MOCHE ET MÉCHANT, de Chris Renaud et Pierre Coffin - 2010 | UNIVERSAL PICTURES FRANCE | 18 | 2 571 | 143 | 3 008 069 |
Après Toy Story la semaine dernière et Super Mario il y a un mois, les Minions montrent que l'animation américaine grand publique reste une valeur sûre.
| Film, réalisateur - année | Distributeur | Copies | Entrées 14h | Moyenne | Cumul |
| DES MINIONS ET DES MONSTRES, de Pierre Coffin | UNIVERSAL PICTURES FRANCE | 21 | 5 974 | 284 | |
| TOY STORY 5, de Andrew Stanton et McKenna Harris - 2026 | THE WALT DISNEY COMPANY FRANCE | 25 | 3 092 | 124 | En salles |
| SUPER MARIO GALAXY : LE FILM, de Aaron Horvath et Michael Jelenic - 2026 | UNIVERSAL PICTURES FRANCE | 25 | 4 466 | 179 | 5 606 739 |
| JUMPERS, de Daniel Chong - 2026 | THE WALT DISNEY COMPANY FRANCE | 21 | 1 712 | 82 | 1 525 956 |
| GOAT - RÊVER PLUS HAUT, de tyree Dillihay et Adam Rosette - 2026 | SONY PICTURES RELEASING | 13 | 377 | 29 | 735 264 |
Le nouveau film de Michel Leclerc "Les Caprices de l'enfant roi" réalise un démarrage solide, à la hauteurs de précédents succès de son réalisateur.
| Film, réalisateur - année | Distributeur | Copies | Entrées 14h | Moyenne | Cumul |
| LES CAPRICES DE L'ENFANT ROI, de Michel Leclerc | LE PACTE | 17 | 1 253 | 74 | |
| LE MÉLANGE DES GENRES, de Michel Leclerc - 2025 | LE PACTE | 19 | 989 | 52 | 143 464 |
| LES GOÛTS ET LES COULEURS, de Michel Leclerc - 2022 | PYRAMIDE DISTRIBUTION | 14 | 403 | 29 | 64 477 |
| LA LUTTE DES CLASSES, de Michel Leclerc - 2019 | UGC DISTRIBUTION | 19 | 1111 | 58 | 454 706 |
| LE NOM DES GENS, de Michel Leclerc - 2010 | UGC DISTRIBUTION | 23 | 1 341 | 58 | 822 827 |
De son côté, "Les Parfaits" ne parvient pas à ramener plus de 352 curieux dans les salles ce mercredi.
| Film, réalisateur - année | Distributeur | Copies | Entrées 14h | Moyenne | Cumul |
| LES PARFAIT(S) : ARNAQUES EN FAMILLE, de Ludovic Bernard | UCG DISTRIBUTION | 9 | 352 | 39 | |
| LES CAPRICES DE L'ENFANT ROI, de Michel Leclerc | LE PACTE | 17 | 1 253 | 74 | |
| CHERS PARENTS, d'Emmanuel Patron - 2026 | SND | 15 | 748 | 50 | 909 572 |
| JUSTE UNE ILLUSION, d'Éric Toledano et olivier Nakache - 2026 | GAUMONT | 29 | 3 414 | 118 | 1915371 |
| C'EST QUOI L'AMOUR ?, de Fabien Gorgeart - 2026 | ZINC FILMS | 19 | 1 154 | 61 | 315 030 |
Box-office semaine : “Toy Story 5” au dessus du million
| Rang | Sem. | Titre | Copies | Distributeur | Total semaine |
Moy. | Évol. en % |
Cumul semaine |
| 1 | 1 | TOY STORY 5 | 651 | DISNEY | 1 005 969 | 1 545 | 1 005 969 | |
| 2 | 1 | BACKROOMS | 326 | METROPOLITAN | 485 509 | 1 489 | 485 509 | |
| 3 | 3 | LA BATAILLE DE GAULLE 2 | 772 | PATHE | 271 094 | 351 | 17 | 890 586 |
| 4 | 2 | DISCLOSURE DAY | 626 | UNIVERSAL PIC. | 260 141 | 416 | -38 | 679 369 |
| 5 | 6 | OBSESSION | 402 | LE PACTE | 124 184 | 309 | -23 | 1 053 809 |
| 6 | 3 | SCARY MOVIE | 570 | PARAMOUNT PIC. | 87 458 | 153 | -49 | 648 635 |
| 7 | 1 | JIM QUEEN | 95 | THE JOKERS | 77 723 | 818 | 77 723 | |
| 8 | 9 | MICHAEL | 557 | UNIVERSAL PIC. | 66 506 | 119 | -31 | 5 413 993 |
| 9 | 5 | STAR WARS : THE MANDALORIAN… | 875 | DISNEY | 59 982 | 69 | -35 | 1 034 798 |
| 10 | 1 | DEVIENS GENIAL | 333 | APOLLO FILMS | 51 474 | 155 | 51 474 | |
| 11 | 4 | L'OBJET DU DELIT | 815 | STUDIOCANAL | 38 205 | 47 | -21 | 262 368 |
| 12 | 2 | LE VERTIGE | 295 | DIAPHANA | 34 524 | 117 | -44 | 96 103 |
| 13 | 6 | L'ABANDON | 559 | UGC DISTRIBUTION | 31 030 | 56 | -47 | 640 105 |
| 14 | 8 | LE DIABLE S'HABILLE… 2 | 324 | DISNEY | 28 965 | 89 | -40 | 2 783 262 |
| 15 | 2 | THE CHRISTOPHERS | 165 | DULAC DISTRI. | 22 879 | 139 | -16 | 50 082 |
| 16 | 1 | ULYSSE | 134 | ARP SELECTION | 22 111 | 165 | 22 111 | |
| 17 | 1 | SHANA | 92 | FILMS DU LOSANGE | 20 713 | 225 | 20 713 | |
| 18 | 2 | FILS DE PERSONNE | 221 | SONY PICTURES | 19 216 | 87 | -43 | 52 863 |
| 19 | 1 | L'ILLUSION DE YAKUSHIMA | 121 | AD VITAM | 17 185 | 142 | 17 185 | |
| 20 | 2 | THE FURIOUS | 152 | METROPOLITAN | 15 724 | 103 | -50 | 47 477 |
| 21 | 2 | UNE ANNEE ITALIENNE | 94 | ARIZONA FILMS | 13 787 | 147 | -40 | 36 772 |
| 22 | 6 | LA VENUS ELECTRIQUE | 273 | DIAPHANA | 12 813 | 47 | -52 | 627 350 |
| 23 | 6 | L'ETRE AIME | 267 | LE PACTE | 10 260 | 38 | -45 | 193 282 |
| 24 | 3 | LE GARCON QUI FAISAIT… | 224 | KMBO | 10 185 | 45 | -4 | 49 953 |
| 25 | 12 | SUPER MARIO GALAXY… | 323 | UNIVERSAL PIC. | 9 988 | 31 | 5 616 817 | |
| 26 | 1 | LA BALEINE ET LE MUSICIEN | 88 | JOUR2FETE | 8 405 | 96 | 8 405 | |
| 27 | 4 | COLONY | 191 | ARP SELECTION | 7 707 | 40 | -62 | 140 155 |
| 28 | 7 | POUR LE PLAISIR | 220 | STUDIO TF1 | 7 567 | 34 | -53 | 708 088 |
| 29 | 10 | JUSTE UNE ILLUSION | 109 | GAUMONT | 7343 | 67 | -12 | 1 922 694 |
| 30 | 8 | VIVALDI ET MOI | 138 | DIAPHANA | 6878 | 50 | 10 | 333587 |
The Independents intègre Phantasm Group (Viexens)
Le groupe de communication The Independents (Banijay Group), cofondé et dirigé par Isabelle Chouvet, intègre à son écosystème Phantasm Group, le collectif réunissant Phantasm, Vixens et Phenomena, pour renforcer ses capacités en production de contenu, narration cinématographique et management d’artistes.
Fondé en 2015 par Gary Farkas, Clément Lepoutre et Olivier Muller, Phantasm Group réunit réalisateurs, photographes, labels, marques et investisseurs autour de projets hybrides entre culture et communication. Phantasm est une maison de production créative qui représente une liste exclusive de réalisateurs primés qu’il met en relation avec de grandes maisons de luxe et de mode pour créer des campagnes et coproduire des films. Vixens est une société de production cinématographique parisienne engagée auprès de cinéastes ambitieux et de voix singulières qui a produit ou coproduit plus de 20 longs métrages, dont Emilia Pérez de Jacques Audiard et Chien 51 de Cédric Jimenez. Fondée en 2022 à Paris et représentant des photographes de renommée internationale, Phenomena est une agence photographique qui crée des récits visuels pour des marques de luxe, de mode, de beauté et de “lifestyle”.
“Nous sommes ravis d’accueillir le collectif réuni sous Phantasm Group au sein de l’écosystème de The Independents. Alors que l’entertainment devient une composante de plus en plus importante de la communication des marques, l’expertise reconnue de Phantasm dans la production cinématographique et le management d’artistes viendra compléter et renforcer nos capacités, en apportant une profondeur créative encore plus grande à notre offre mondiale intégrée.”
Isabelle Chouvet, cofondatrice et CEO de The Independents.
“Après plus d’une décennie de croissance, nous sommes heureux d’ouvrir ce nouveau chapitre pour accélérer nos ambitions internationales et élargir l’échelle de notre travail. Aux côtés des partenaires créatifs réunis au sein de The Independents, nous voyons une réelle opportunité de repousser les frontières entre marque, culture, cinéma et l’entertainment.”
- Gary Farkas, Clément Lepoutre et Olivier Muller, cofondateurs de Phantasm Group.
L’écosystème mondial de The Independents compte 23 agences partenaires de référence, spécialisées dans la stratégie, les “insights”, le design, les expériences “live”, la production de contenu et la communication pour les plus grandes marques de luxe et de “lifestyle” au monde. Pour Phantasm Group, cette intégration est nouveau chapitre qui lui permettra de se développer au-delà de la France et de bâtir une présence renforcée sur des marchés clés – États-Unis, Moyen-Orient et Asie.
Nalu Animation ouvre un studio au pôle Magelis d’Angoulême
La société Nalu Animation, spécialisée dans la production et la fabrication de contenus d’animation, poursuit son développement avec l’ouverture d’un studio à Angoulême, au sein de l’écosystème du pôle Magelis qui réunit plus de 200 entreprises et associations spécialisées au service de la création audiovisuelle et numérique.
Depuis sa création par Jeremy Chateigner, Nalu Animation accompagne producteurs et ayants droit dans la mise en œuvre de leurs projets grâce à son expertise en production exécutive. Le studio a développé ses capacités de fabrication et maîtrise aujourd’hui l’ensemble de la chaîne de production de l’image, de la préproduction jusqu’au montage, en intégrant notamment le layout, l’animation et le compositing. Ces dernières années, Nalu Animation a notamment assuré la production exécutive de la 8ᵉ saison de Totally Spies!, de la série Lana Longuebarbe ainsi que de la série Mumfie. Il a également animé plusieurs épisodes de Smarty Pants et des Mini-héros de la forêt et réalisé le teaser du projet Palitchan.
“L’arrivée de Nalu Animation à Angoulême est une excellente nouvelle pour notre territoire et pour la filière animation. Elle témoigne de la vitalité du pôle Magelis et de sa capacité à attirer des studios reconnus, porteurs de projets, d’emplois et de collaborations avec les professionnels locaux.”
Frédéric Cros, directeur général des services de Magelis.
“L’implantation de Nalu Animation à Angoulême s’inscrit naturellement dans notre volonté de nous rapprocher d’un des principaux pôles européens dédiés à l’animation. La qualité des formations, la richesse du réseau professionnel et la concentration de compétences présentes sur le territoire constituent des atouts majeurs pour accompagner nos productions.”
Jeremy Chateigner, fondateur et PDG de Nalu Animation.
Contrats d’objectifs et de moyens : Céline Calvez et Dorine Bregman désignées corapporteures à l’Assemblée nationale
À l'Assemblée nationale, la Commission des affaires culturelles a désigné les corapporteures de l'avis sur les projets de contrats d'objectifs et de moyens (COM) 2026-2028 des cinq organismes de l'audiovisuel public. Il s'agit des députées Céline Calvez (Ensemble pour la République) et Dorine Bregman (Groupe socialiste). Le Parlement doit remettre un avis avant que soient conclus ces COM entre l'État et les sociétés de l'audiovisuel public. En avril, la ministre de la Culture, Catherine Pégard, avait affirmé en avril que les contrats d'objectifs et de moyens seraient présentés au Parlement à l'été.
Deux corapporteures pour la mission d’information de l’Assemblée nationale sur l’Arcom
La députée Sophie Taillé-Polian (groupe Écologiste et social) est nommée corapporteure de la mission d’information “Arcom : nouveaux usages, nouveaux enjeux” par la commission des Affaires culturelles de l’Assemblée nationale. En binôme avec la députée Virginie Duby-Muller (apparentée au groupe Droite républicaine), elle sera chargée de mener des auditions sur le respect du pluralisme. Virginie Duby-Muller est l’une des élues qui avait porté la proposition de loi à l’Assemblée nationale visant à créer l’Arcom (Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique).
La mission d’information a six mois pour étudier les missions et résultats de l’Arcom. Comment le régulateur exerce-t-il concrètement son contrôle du pluralisme ? Ses pouvoirs d’enquête renforcés en 2021 sont-ils utilisés ? Ses moyens sont-ils à la hauteur de ses missions ? Ces questions méritent “un éclairage public, objectif, argumenté et fondé sur les faits”, affirme la députée Sophie Taillé-Polian, avant de légiférer.
L’INA fait évoluer sa direction générale déléguée et son secrétariat général
Face aux mutations profondes du secteur de l’audiovisuel et aux nouveaux défis liés aux usages numériques, à la data et à l’innovation technologique, l’INA adapte son organisation. Sous l’impulsion de son président, Fabrice Lacroix, l’Institut ajuste sa direction générale déléguée (DGD) et son secrétariat général (SG). La direction générale déléguée se voit confier un périmètre élargi en intégrant l’ensemble des fonctions ressources. La direction générale déléguée devient une DGD de plein exercice, chargée du pilotage intégré de l’établissement.
Agnès Chauveau est confortée dans ses fonctions de directrice générale déléguée qui regroupe désormais les cinq directions opérationnelles – patrimoines, éditoriale, développement, marketing et communication, data et technologies, campus –, ainsi que les trois directions support – administration et finances, ressources humaines, juridique. Cette organisation vise à favoriser la transversalité, à renforcer les synergies entre les métiers et à soutenir le développement des activités de l’INA dans un environnement en profonde évolution.
Directrice de cabinet de la présidente de l’INA, Déborah Münzer est nommée secrétaire générale de l’Institut. Le secrétariat général est élargi à la coordination des projets stratégiques, contribuant ainsi à la cohérence et à la bonne exécution des transformations engagées. Dans ce cadre, le secrétariat général conserve le pilotage des relations institutionnelles auquel s’ajoutent les affaires internationales et européennes, l’archivage institutionnel, l’audit et le contrôle interne ainsi que la gestion des risques, de l’immobilier et de la sécurité. Déborah Münzer a pour secrétaire général adjoint Martin Dourneau.
Damien Piscarel devient directeur général adjoint en charge des contenus chez Brut.
Brut. (groupe CMA Média) accueille Damien Piscarel en qualité de directeur général adjoint en charge des contenus, à compter du 29 juin. Rattaché à Elsa Darquier, directrice générale de l’entreprise, il intègre le comité de direction du groupe. Dans ses nouvelles fonctions, Damien Piscarel supervisera les équipes éditoriales sur les quatre marchés du groupe – France, Afrique, États-Unis, Inde –, et aura pour mission de définir, coordonner et déployer la stratégie de contenus à l’échelle du groupe. Il prendra également en charge la distribution des contenus de Brut, en France comme à l’international. À ce titre, il contribuera au développement de nouveaux formats, à l’accélération des activités documentaires et à l’expansion de la présence de Brut sur l’ensemble des plateformes et canaux de diffusion.
“En accélérant sur les plateformes et sur nos quatre marchés, nous avions besoin d’une personne qui allie ambition internationale et exigence éditoriale. La connaissance qu’a Damien du documentaire et des formats digitaux nous aidera à faire grandir l’impact de nos productions. Il a aussi une fibre humaine précieuse pour accompagner le développement et l’expression de nos talents. Je suis très heureuse de l’accueillir parmi nous.”
Elsa Darquier, directrice générale de Brut.
“Je rejoins Brut. avec enthousiasme. Le groupe a su construire une voix singulière et une audience mondiale. J’ai à cœur d’accompagner les équipes pour faire grandir nos contenus, développer de nouveaux formats et amplifier leur impact partout où Brut. est présent.”
Damien Piscarel, directeur général adjoint en charge des contenus chez Brut.
Damien Piscarel débute sa carrière à l’information de TF1, puis rejoint Eurosport. Il occupe également le poste de rédacteur en chef de Keep In News, à New York. Il évolue ensuite dans la production, passant 12 ans chez Black Dynamite. Réalisateur et producteur de documentaires, il occupe ensuite le poste de directeur adjoint aux programmes en charge des documentaires chez ITV Studios France.
Festival Lumière 2026 : le village cinéma déplacé en Presqu’île de Lyon cette année
(…) D’ordinaire niché dans le 8ᵉ arrondissement de Lyon dans le parc de l’institut Lumière, le village cinéma du festival sera déplacé cette année en Presqu’île de Lyon. Plus précisément au sein du Grand Hôtel-Dieu, “ce lieu patrimonial emblématique de la Métropole de Lyon”, indique la collectivité dans un communiqué, mercredi 24 juin. Le village qui attire chaque année des festivaliers, des professionnels du cinéma et des médias profitera de 2.000 m² et “deviendra le point de rencontre central” de l’événement culturel lyonnais. (…) Clin d’œil de l’histoire lyonnaise, Auguste, l’un des frères Lumière – inventeurs du cinématographe s’il fallait le rappeler – a travaillé au sein du service de radiologie de l’Hôtel-Dieu en 1914, lorsque l’édifice a été transformé en hôpital militaire.
Tout-Lyon, Flora Chaduc, le 24 juin.


































































