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Spécial Les Arcs Film Festival
Comment “L’Histoire de Souleymane” a réussi à toucher les jeunes sur le digital
Personne n'aura échappé, dans le milieu du cinéma, aux très bons chiffres du distributeur indépendant Pyramide sur l'année, enchaînant Les Graines du figuier sauvage de Mohammad Rasoulof (570 000 entrées), Le Romain de Jim des frères Larrieu (400 000 entrées), Trois amies d'Emmanuel Mouret (280 000 entrées), ou plus récemment, l'énorme succès de L'Histoire de Souleymane de Boris Lojkine (515 000 entrées), sorti le 2 octobre et racontant les déboires d'un livreur sans papiers guinéen à Paris.
La belle performance du film était au centre - aux côtés de L'Amour ouf et Un p'tit truc en plus - d'une conférence où plusieurs acteurs du marketing digital ont analysé les carrières de ces longs métrages. L'Histoire de Souleymane, porté par l'acteur guinéen sans papiers Abou Sangare, qui jouait ici son premier rôle sur le grand écran, a réussi le tour de force de séduire les jeunes, public réputé rare sur ce genre de films d'auteur mais ô combien crucial car prescripteur et très actif sur les réseaux sociaux : selon Vertigo, les 15-24 ans représentent 20,7 % des entrées totales et les 3-14 ans, 6,8 %. À titre d'exemple, ces deux catégories d'âge constituent respectivement seulement 7,9 % et 2,4 % des entrées des Graines du figuier sauvage, quand les 60 ans et plus atteignent 64,9 % - contre 30,8 % pour L'Histoire de Souleymane.
Pour comprendre ces chiffres, il ne faut pas s'en remettre au hasard ou à un pseudo-miracle des cieux, mais regarder plutôt du côté de la campagne de promotion digitale, ultra ciblée, menée par Pyramide avec LuckyTime, agence de communication et de marketing digital sur les réseaux sociaux spécialisée dans le cinéma, l'entertainment et la culture.
6,9 M d'impressions sur TikTok
En amont et pendant la sortie du film, LuckyTime a en effet relayé des contenus promotionnels sur Facebook, Instagram, Youtube ou encore TikTok en ciblant deux publics : les cinéphiles jeunes et engagés et, plus traditionnel, les amateurs d'art et essai seniors. Pour cela, l'agence s'est appuyée sur la data des cinémas indépendants, des médias d'actualité, politiques et humanistes, sur ses communautés et sur les films apparentés de ses campagnes précédentes.
LucktyTime a aussi créé plusieurs teasers (sur la relation amoureuse entre le personnage principal et sa copine, restée en Guinée, sur la réaction du restaurateur...), les a testés auprès des internautes, a sélectionné les quatre les plus performants et les a diffusés auprès de ses cibles sur les réseaux. TikTok s'est affirmé comme le réseau le plus rentable pour le film, avec 6,9 millions d'impressions. Preuve donc que les médias sociaux et la data sont plus que jamais décisifs pour le cinéma.
Outplay Films défend un cinéma queer dans un marché plus concurrentiel
Présenté en avant-première au Sommet des Arcs ce 20 décembre, L'âge imminent des Espagnols Clara Serrano Llorens et Gerard Simó Gimeno, en salles le 5 mars prochain, est à l'image de ce que souhaite proposer son distributeur Outplay Films depuis sa création en 2009 : des œuvres queer, a priori de niche, mais adressées au grand public. "Nous voulons ouvrir ces films au plus grand nombre, les sortir de la marginalité", assure Thibaut Fougères Carazo-Migerel, le directeur général de la société de distribution française. Un pari loin d'être gagné, mais qui ne l'empêche pas de se réjouir de ces derniers mois.
À deux semaines de la fin de l'année, la société totalise plus de 32 000 entrées en 2024, avec sept longs métrages distribués, en hausse de 30 % par rapport à l'an passé. Meilleur résultat : Nuit noire en Anatolie d'Ozcan Alper (10 000 entrées). La Bella Estate de Laura Luchetti, avec Deva Cassel (4 200 entrées), Almamula de Juan Sebastian Torales (6 200 entrées) ont également réussi à tirer leur épingle du jeu. "Il nous manque juste un film qui dépasse les 50 000 entrées, reconnaît le directeur général. Mais Outplay est bénéficiaire depuis plusieurs années." Une stabilité de bon augure pour 2025 ?
Plafond de verre
Outplay Films distribuera cinq longs métrages l'an prochain, soit un rythme de croisière plus proche de son niveau moyen. Parmi eux : On the go de Julia Castro et Maria Gisèle Royo (sortie prévue le 22 janvier), L'âge imminent, donc (5 mars), Transmitzvah de Daniel Burman (7 mai), En Garde de Nelicia Low (16 juillet) et le documentaire Trans Memoria de Victoria Verseau (19 novembre).
Mais il lui faudra résister aux assauts du marché et de la concurrence. "On dénombre aujourd'hui énormément de films indépendants, et notamment de plus en plus de projets queer, peut-être un, deux ou trois par semaine, alors qu'il y en avait un tous les trois ou quatre mois dix ans auparavant", observe Thibaut Fougères Carazo-Migerel. Les distributeurs indépendants ont embrayé le mouvement, comme Bac Films avec Les Reines du drame d'Alexis Langlois fin novembre (20 000 entrées). Même les studios s'y sont mis, comme Disney avec Sans jamais nous connaître d'Andrew Haigh en février dernier (180 000 entrées).
Problème, même si la demande pour ces thématiques queer a augmenté, le plafond de verre demeure puissant, les entrées se divisant entre toutes ces sorties. Mais là aussi, Thibaut Fougères Carazo-Migerel reste optimiste, faisant valoir son savoir-faire, sa casquette d'agent de ventes et sa position de leader sur le marché de films LGBTQIA+ en France et à l'international. Tout cela lui permet, dit-il, de se positionner plus vite sur les projets, dès le scénario, et de ne pas rentrer dans la course aux films. De la vertu des distributeurs spécialisés.
Les temps forts des distributeurs en 2025
Un des temps forts du Sommet des Arcs, ce jeudi 19 décembre, était la traditionnelle séance consacrée aux line-ups des distributeurs. L’occasion pour les cinq sociétés présentes de mettre en avant leurs temps forts de 2025 devant les exploitants.
New Story
New Story a ainsi donné rendez-vous dès le 19 février avec September & July, le premier long de la comédienne Ariane Labed derrière la caméra. Le film, présenté au dernier Festival de Cannes dans la section Un certain regard (sous le titre September Says), a reçu les soutiens Inédits (ex-Actions Promotion) et 15-25 de l’Afcae. “Le film marche beaucoup sur le jeune public. On s’en rend compte partout où on le montre”, confirme Vincent Marti, responsable de la distribution.
Autre long attendu au premier trimestre, My Father's Son du réalisateur chinois Qiu Sheng, acquisition récente du distributeur, qui sortira en mars. “C’est un grand film de mise en scène, avec un élan romanesque très beau”, détaille Vincent Mari au sujet de ce drame futuriste où un jeune homme erre dans la ville après la mort de son père.
Enfin New Story programmera, en avril, Bring Me Down, premier long du réalisateur britannique Christopher Andrews, où Barry Keoghan (Saltburn, Bird) et Christopher Abbott (Pauvres créatures) se donnent la réplique dans un thriller rural situé dans une ferme irlandaise.
Haut et Court
Haut et Court a, pour sa part, présenté un line-up fourni en grands rendez-vous, mais avec peu d’images, la plupart des projets n’étant pas terminés. 2025 sera riche en films d’animation pour le distributeur. L’année commencera avec Hola Frida, d’André Kadi et Karine Vézina, film consacré à l’enfance de Frida Kahlo, qui arrivera le 12 février. Plus tard dans l’année, Haut et Court distribuera Amélie et la métaphysique des tubes de Liane-Cho Han et Mailys Vallade, adapté du livre d’Amélie Nothomb. La romancière vient d’ailleurs de découvrir le film et “l’a adoré”, rapporte Marion Tharaud, directrice marketing, avant de présenter des images inédites. “Elle va être à fond derrière nous.”
Le distributeur donne aussi rendez-vous pour La femme la plus riche du monde, film de Thierry Klifa sur l’affaire Bettencourt avec Isabelle Huppert dans le rôle de la milliardaire et Laurent Lafitte dans celui du photographe, inspiré de François-Marie Banier, et pour Dossier 137 de Dominique Moll, avec Léa Drucker. Deux films encore non-datés.
Wayna Pitch
Du son côté, Wayna Pitch a mis en avant à la fois ses fictions et ses documentaires avec, dans la première catégorie, deux films en sélection aux Arcs. D’abord le film français Ollie d’Antoine Besse, un premier long mettant en scène Théo Christine, Emmanuelle Bercot et Cédric Kahn. Le film raconte le parcours d’un jeune ado de 13 ans qui se réfugie dans le skate après le décès de sa mère et alors qu’il est forcé d’aller vivre chez son père à la campagne.
Autre film présenté aux Arcs, Kneecap, premier long de fiction du Britannique Rich Peppiatt, est une plongée dans l’histoire d’un groupe de rap de Belfast, en Irlande du Nord, qui rappe en gaélique et devient la figure de proue d’un mouvement de défense de leur langue maternelle. Cette comédie présentée à Sundance a depuis connu une belle carrière en festival et remporté sept British Independent Film Awards. Il est shortlisté pour l’Oscar du meilleur film international, où il représente l’Irlande, et pour celui de la meilleure chanson originale.
Arizona
Arizona annonce déjà six films à venir en 2025, dont deux sont datés au premier trimestre. L’année du distributeur débutera le 5 février avec le film iranien Mon gâteau préféré de Maryam Moghaddam et Behtash Sanaeeha. Le long métrage, qui raconte comment une femme de Téhéran âgée de 70 ans brave les interdits pour réveiller sa vie amoureuse, bénéficie du soutien Inédits de l’Afcae et est programmé dans le cadre des avant-premières du Festival Télérama. Les deux cinéastes, bloqués en Iran, se sont vu retirer leur passeport après la sélection de leur film à la Berlinale et sont dans l’attente d’un jugement. “Ils sont très courageux, ce sont des résistants”, salue Domitille Ottin-Pecchio, programmatrice chez Arizona. “Ils ont très envie de soutenir le film et sont disponibles pour accompagner la sortie, à travers des vidéos ou des rencontres par Zoom.”
Autre film attendu en début d’année, Simón de la Montaña du réalisateur argentin Federico Luis, Grand Prix de la Semaine de la critique, daté au 26 mars. “Un film qui nous a énormément touchés, qui porte un regard sur une bande de jeunes à la marge, avec vraiment une vision singulière”, affirme Domitille Ottin-Pecchio.
Ensuite, Arizona sortira, au printemps ou à l’été, le film américain Familiar Touch de Sarah Friedland, sur l’entrée d’une octogénaire dans une maison médicalisée. Le film est reparti de la Mostra de Venise avec deux prix au sein de la section Orizzonti et le Lion du futur, équivalent de la Caméra d’Or.
Les Alchimistes
Enfin, Les Alchimistes présente un line-up qui fait la part belle au documentaire avec, dès février, deux films du genre. Le 5 sortira The Flats d’Alessandra Celesia, réflexion sur les troubles nord-irlandais à travers le regard d’habitants d’une tour HLM de Belfast, un long primé au CPH:Dox. Le 19 suivra Les fils qui se touchent du réalisateur marseillais Nicolas Burlaud où celui-ci évoque ses troubles de la mémoire, l’occasion de croiser ses souvenirs intimes et ceux de son engagement militant.
Côté fiction, Les Alchimistes programmera le film cannois Something Old, Something New, Something Borrowed, présenté à la dernière Quinzaine des cinéastes, sous un titre traduit en français, le 19 mars. Réalisé par l’Argentin Hernán Rosselli, le film est le portrait d’une famille de Buenos Aires qui opère une entreprise florissante de paris sportifs illégaux. Le long métrage, qui mêle notamment images d’archives et vidéos de caméras de surveillance, a reçu le soutien du GNCR.
A signaler aussi, le 16 avril, la sortie du film letton Toxic de Saulé Bliuvaité, sur deux adolescentes qui se rencontrent dans une école de mannequinat. Présenté au Work-in-progress des Arcs en 2023, le film est cette en Compétition. Il a également reçu le Léopard d’Or à Locarno.
À la une
"Gladiators", un "énorme investissement" pour le nouveau jeu de TF1
Le combat ne sera pas sanglant mais s'annonce spectaculaire : à partir du 27 décembre tous les vendredis, TF1 fait rentrer dans l'arène ses nouveaux gladiateurs, dans une compétition télévisée tirée d'un format américain datant des années 1990, Gladiators.
"Aux Etats-Unis, comme en Angleterre, c'est une émission qui a eu quelques saisons avant de s'arrêter puis revenir et s'arrêter encore. Mais l'an dernier, le format est réapparu en Angleterre et a été un véritable raz-de-marée d'audience !", raconte Pascal Guix, le directeur adjoint aux programmes en charge des divertissements chez ITV Studios France. Le succès outre-Manche a convaincu la société de récupérer les droits du jeu et le producteur - par ailleurs - de The Voice s'est empressé de se manifester pour produire ce programme dont il est fan depuis longtemps. TF1 s'est intéressé au jeu et la mise en production a commencé "en respectant les codes de l'émission originale tout en y mettant une touche d'humour à la française, quelque chose de plus gaulois, de plus latin", explique le producteur.
Le concept est le suivant : des amateurs viennent affronter 16 gladiateurs surentraînés (8 hommes et 8 femmes imaginés comme des personnages, avec des noms comme Titane, Comète ou encore Viking) lors de défis physiques sur des structures gigantesques. Les deux gagnants se partageront la somme de 50.000 euros.
"Show monté à l'Américaine" selon Pascal Guix. Ce dernier explique avoir respecté le format "à 200%" : "une prise de risque car les téléspectateurs français ne sont pas habitués à ce genre de show et pour eux, ça va être une vraie nouveauté". Pour fabriquer les jeux, ITV a fait appel à des professionnels aguerris, venant de Koh-Lanta et de Ninja Warrior, "avec une vraie expertise, notamment sur la sécurité".
Le tournage s'est déroulé à l'Aren'Ice de Cergy, en Île-de-France, une patinoire de dimension olympique qui sert de base d'entraînement à l'équipe nationale de hockey sur glace, avec 1300 m2 de surface pour installer 35 tonnes de matériel dont 2 grues téléscopiques, 21 caméras et 5 semi-remorques de tapis de protection.
"C'est l'un des plus gros formats mis à l'antenne depuis quelques années", estime Pascal Guix, "depuis Ninja Warrior, il n'y a pas eu de format aussi ambitieux". "C'est un énorme investissement : on a fait construire les jeux, c'est un pari pour nous et pour la chaîne qu'on a envie de réussir". Ce qui sous-entend évidemment pouvoir ressortir du stock les jeux pour les réutiliser dans une éventuelle saison 2 de l'émission. Si le public est au-rendez vous ! Le public visé justement est celui de la famille, et la sacro-sainte écoute conjointe. "On a envie que les gens regardent Gladiators comme un bon Pixar : autant les enfants que les adultes vont y trouver leur compte", ambitionne Pascal Guix.
“L’Attachement”
Découvrez le montage financier du long métrage de Carine Tardieu, présenté en Compétition à la dernière Mostra et en ouverture des Arcs Film Festival.
Lire le devis et plan de financement.
L’actualité du secteur
NRJ Group en appelle au Conseil d’État pour sauver sa chaîne NRJ12
Il y a une dizaine de jours, la chaîne NRJ12 espérait encore pouvoir négocier avec l’Arcom (Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique) pour obtenir une autorisation d’émettre sur la TNT. La négociation semble n’avoir pas abouti puisque NRJ Group et sa chaîne NRJ12 ont formé un recours en référé et un recours au fond devant le Conseil d’État mardi 17 décembre, notamment contre les décisions prises par l’Arcom le 11 décembre relatives au rejet de la candidature de NRJ12 et la décision de ne pas attribuer les fréquences libérées par le retrait des chaînes payantes de Canal+.
Le groupe présidé par Jean-Paul Baudecroux et sa chaîne TNT demandent la suspension (par le juge des référés) et l’annulation (par les juges du fond) de ces décisions afin que l’Arcom, puisse réexaminer la candidature de NRJ12, en tenant compte des motifs pour lesquels ses décisions auront été déclarées illégales.
Le groupe NRJ et la chaîne NRJ12 disent rester « pleinement mobilisés pour faire valoir leurs droits et défendre l’intérêt du public de la TNT ». La chaîne rappelle qu’elle réunit chaque mois 33,4 millions de téléspectateurs avec « l’une des plus fortes proportions de téléspectateurs de 15 à 49 ans dans son audience soit l’une des seules chaînes qui séduit encore un public jeune ».
VOD Factory lance la chaîne Fast Shadowz TV sur Samsung TV Plus
Spécialiste française des solutions de vidéo à la demande, VOD Factory lance sa première chaîne Fast (« Free Ad-supported Streaming Television »), Shadowz TV, disponible depuis le 11 décembre sur Samsung TV Plus. Shadowz TV se revendique comme la première chaîne française dédiée exclusivement au cinéma de genre. Elle puise dans le vaste catalogue de films d’horreur, fantastiques et thrillers de la plateforme Shadowz, éditée par VOD Factory depuis mars 2020. Les passionnés de sensations fortes peuvent désormais accéder gratuitement, directement sur leur smart TV Samsung, à une sélection variée de classiques, de films cultes et de pépites méconnues.
Avec sa chaîne Shadowz TV, VOD Factory s’inscrit dans la dynamique de la Fast TV en proposant une offre gratuite, thématique et facilement accessible. Cette initiative répond aux nouvelles attentes des consommateurs en matière de diversité et de flexibilité dans le visionnage de contenus, tout en renforçant l’engagement de VOD Factory auprès des amateurs de cinéma de genre.
Fort de ce lancement, VOD Factory ouvre désormais ses services pour la mise en place de chaînes Fast. Cette nouvelle offre permet aux entreprises et créateurs de contenus de bénéficier de l’expertise de VOD Factory pour développer leur propre chaîne thématique, exploitant ainsi le potentiel croissant du marché Fast. Fondée en 2013, la société a développé Otto, une plateforme SaaS (Software as a Service) permettant de créer une propre plateforme de streaming vidéo aujourd’hui utilisée par plusieurs dizaines d’entreprises en France et à l’international (INA, MK2, Brut, Opéra de Paris, ADN, Benshi, UniversCiné, LaCinetek…).
Box-office 1ᵉʳ jour : "Mufasa" seul au sommet
Mufasa : Le Roi Lion (Disney) domine facilement le box office des nouveautés pour son premier jour en salles mercredi 18 décembre. Le long métrage de Barry Jenkins attire 142 674 spectateurs sur 683 copies. Il s'agit du 16e démarrage de l'année, juste derrière L'Amour ouf et ses 143 726 entrées. Un chiffre bien en deçà du score du Roi Lion en 2019, qui avait conquis 630 478 spectateurs pour son premier jour en juillet, en pleines vacances scolaires.
Sous écrous d'Hakim Boughéraba (Apollo) arrive deuxième avec 38 023 entrées sur 281 copies. La comédie fait un peu mieux que Sarah Bernhardt, la divine (Memento). Le biopic de Guillaume Nicloux attire 32 806 cinéphiles sur un nombre de copies plus large, de 315 salles.
| Film - réalisateur | Distributeur | Copies | Entrées 1er jour | Moyenne |
| Mufasa : Le Roi Lion - Barry Jenkins | The Walt Disney Company France | 683 | 142 674 | 209 |
| Sous écrous - Hakim Boughéraba | Apollo Films | 281 | 38 023 | 135 |
| Sarah Bernhardt, La Divine - Guillaume Nicloux | Memento Distribution | 315 | 32 806 | 104 |
| Kraven The Hunter - J.C. Chandor | Sony Pictures Releasing France | 407 | 20 398 | 50 |
| Oh, Canada - Paul Schrader | ARP Sélection | 112 | 5 791 | 52 |
| Un Noël en famille - Jeanne Gottesdiener | KMBO | 262 | 5 426 | 21 |
| Everybody Loves Touda - Nabil Ayouch | Ad Vitam | 100 | 3953 | 40 |
| Le Beau rôle - Victor Rodenbach | Jour2fête | 58 | 3423 | 40 |
| Conte nuptial - Claire Bonnefoy | Capricci Films | 8 | 203 | 59 |
| Film - année | Distributeur | Copies | Entrées 1er jour | Moyenne | Cumul |
| Everybody Loves Touda - 2024 | Ad Vitam | 100 | 3953 | 40 | |
| Much Loved - 2015 | Pyramide | 113 | 15 477 | 137 | 275 778 |
| Razzia - 2018 | Ad Vitam | 104 | 6 587 | 63 | 154 829 |
| Haut et fort - 2021 | Ad Vitam | 133 | 4 109 | 31 | 24 533 |
| Film, réalisateur - année | Distributeur | Copies | Entrées 1er jour | Moyenne | Cumul |
| Mufasa : Le Roi Lion, Barry Jenkins - 2024 | The Walt Disney Company France | 683 | 142 674 | 209 | |
| Le Roi Lion, Jon Favreau - 2019 | The Walt Disney Company France | 680 | 630478 | 927 | 10 041 565 |
| Film, réalisateur - année | Distributeur | Copies | Entrées 1er jour | Moyenne | Cumul |
| Sarah Bernhardt, la divine, Guillaume Nicloux - 2024 | Memento Distribution | 315 | 32 806 | 104 | |
| La Petite Vadrouille, Bruno Podalydès, 2024 | UGC Distribution | 425 | 30025 | 71 | 427 357 |
| Le Parfum vert, Nicolas Pariser - 2022 | Diaphana Distribution | 275 | 21 135 | 77 | 218 854 |
| Les Barbares, Julie Delpy - 2024 | Le Pacte | 526 | 16355 | 31 | 273 637 |
Apollo Films programme « les Condés »
Le long métrage les Condés, réalisée par Nordine Sahli et Ryad Luc Montel, sera à l’affiche le 26 mars 2025. Le scénario de cette comédie est rédigé par Nordine Sahli, Ryad Luc Montel et Frederic Zamoch. La société marseillaise Hyper Focal Movie produit ce film, en coproduction avec Apollo Films. Le casting est composé de Nordine Sahli, Arriles Amrani, Ichem Bougheraba, Samba Sarr, Ted Etienne, Salomé Granelli et Moussa Maaskri.
À Marseille, la Police nationale n’y arrive plus ! Le ministre de l’Intérieur décide donc de créer une brigade de superflics avec un supersalaire pour motiver le plus possible les candidats. Dès le lendemain, une file interminable de profils improbables se forme devant les commissariats de la ville. Parmi les postulants retenus se trouvent un menteur, un endetté, un conspirationniste, un pseudo rappeur et un raciste. Et si ces futurs condés devenaient la meilleure chance de l’école de police ?
UGC révèle la programmation de ses « Incontournables »
Le groupe UGC organise une nouvelle édition de son événement Les Incontournables, du 15 au 28 janvier 2025, qui proposera les meilleurs films de 2024 à (re)découvrir dans les cinémas UGC partout en France. Un tarif de 5 € la place permettra au plus grand nombre de profiter de l’opération. Pour cette nouvelle édition, UGC innove avec une programmation de 20 des films les mieux notés de l’année d’après la note certifiée UGC. La Palme d’or du Festival de Cannes 2024 et le Coup de cœur UGC viennent compléter cette programmation. Certaines équipes de films se joindront à l’événement pour présenter leurs films devant le public.
Canal+ soutient Les Incontournables et, en parallèle de l’événement dans les salles, il sera possible de retrouver le meilleur du cinéma de l’année 2024 sur Canal+, avec huit films de l’opération disponibles sur la plateforme myCanal, dont le Comte de Monte Cristo.
« Après une belle année de cinéma à guider nos spectateurs avec les labels UGC, nous sommes heureux à l’inverse de faire confiance à notre communauté UGC, en programmant Les Incontournables 2024 grâce à une innovation qu’elle plébiscite : la note certifiée UGC, désormais première note spectateur en France. Nous avons ainsi hâte de démarrer une prometteuse année cinéma 2025… avec les meilleurs films de 2024 ! »
Henri Ernst, directeur de la programmation UGC
La sélection
- Anora, de Sean Baker (Palme d’or 2024)
- La Zone d’intérêt, de Jonathan Glazer (Coup de cœur UGC)
- L’Amour ouf, de Gilles Lellouche
- Borgo, de Stéphane Demoustier
- Le Comte de Monte-Cristo, de Matthieu Delaporte et Alexandre de La Patellière
- Dune : deuxième partie, de Denis Villeneuve
- Emilia Pérez, de Jacques Audiard
- Flow, le chat qui n’avait plus peur de l’eau, de Gints Zilbalodis
- Les Graines du figuier sauvage, de Mohammad Rasoulof
- L’Histoire de Souleymane, de Boris Lojkine
- Il reste encore demain, de Paola Cortellesi
- Juré n° 2, de Clint Eastwood
- Moi capitaine, de Matteo Garrone
- Pauvres créatures, de Yórgos Lánthimos
- La Plus Précieuse des marchandises, de Michel Hazanavicius
- Riverboom, de Claude Baechtold
- Le Robot sauvage, de Chris Sanders
- Tatami, de Zar Amir Ebrahimi, Guy Nattiv
- Tehachapi, de JR
- Un p’tit truc en plus, d’Artus
- Une vie, de James Hawes
- Vice-versa 2, de Kelsey Mann
Le Forum des formations et des métiers du cinéma et de l’audiovisuel de Juvisy-sur-Orge se prépare
La cinquième édition du Lab’Ciné – rendez-vous gratuit organisé par l’établissement public Les Bords de Scènes pour les collégiens, lycéens, étudiants, actifs et/ou en reconversion – se déroulera les vendredi 24 et samedi 25 janvier, de 10 heures à 17 h 30, à l’Espace Jean-Lurçat de Juvisy-sur-Orge (Essonne). Du grand écran à la salle de cinéma, l’événement alliant transmission, expertise et pratique, offre un riche programme de découverte et de partage. Au rendez-vous : le Salon des formations aux métiers du cinéma et de l’audiovisuel, en partenariat avec les grandes écoles de cinéma, des ateliers de pratique destinés aux scolaires, des rencontres et des projections. Sans oublier le Concours Lab’Ciné, la compétition de courts métrages, révélateur de jeunes talents de l’Essonne et d’ailleurs.
Le salon donne accès à une vision concrète et réaliste des cursus de formation du secteur du cinéma et de l’audiovisuel et des métiers émergents. Les visiteurs pourront y rencontrer des professionnels qui les orienteront vers des projets de formation, d’acquisition de nouvelles compétences ou vers une reconversion professionnelle, en découvrant les parcours proposés. Les établissements présents proposant des formations professionnelles sont l’ENS Louis-Lumière (Saint-Denis), La Fémis (Paris), l’École Georges Méliès (Orly) et l’INA (Bry-sur-Marne).















































