Spécial Les Arcs Film Festival
L'Industry Village dresse son bilan
Comme attendu, l'Industry Village des Arcs, qui s'est refermé mardi 17 décembre, a vu plus de 700 participants prendre part aux différents programmes. Une croissance continue pour l'événement, mais sur laquelle les organisateurs restent vigilants. "Ce n'est pas forcément une volonté de notre part car cela pose pause des problèmes de gestion pour accueillir tout ce monde", reconnait Jeremy Zelnik, directeur des événements professionnels des Arcs Film Festival. "Nous avons pu anticiper cela, en répartissant davantage les lieux entre Arc 1950 et Arc 2000, que ce soit pour les repas, les moment de networking, les conférences ou les concerts, et ainsi éviter les situations d'encombrement qu'on a pu connaitre les années passées."
Du côtés des projets présentés cette année, que ce soit au Work-in-Progress ou Village des copros, Jeremy Zelnik souligne "beaucoup d'intérêt" de la part d'acheteurs ou coproducteurs potentiels. Au Village des copros, parmi les projets en développement sélectionné, les trois qui ont enregistré le plus de demandes de rendez-vous sont Burning Skin du réalisateur Behrooz Karamizade, produit par Weydemann Bros. Film (Allemagne), Toad de Claire Fowler, produit par Elation Pictures (Royaume-Uni) et Discipline de Camille Degeye, produit par Petit chaos (France).
L'objectif, pour la prochaine édition, est de continuer à étendre les horizons géographiques de la sélection, tout en restant, bien sûr, sur le continent européen. "Nous voulons réussir à garder cette balance entre pays à forte capacité de production et pays à plus faible capacité, tout en mettant mieux en avant certaines cinématographies peu présentes cette année, comme l'Europe de l'Est ou du Sud - en dehors de l'Espagne bien présente", détaille Lison Hervé, responsable de l'Industry Village.
Pour l'année prochaine, les organisateurs souhaitent également continuer de créer des liens entre les professionnels de la production et de la musique. "Nous voulons davantage mêler les contenus, les conférences, pour avoir des participants des deux côtés", explique Lison Hervé, qui mentionne le succès, cette année, de la conférence sur la production musicale d'Emilia Pérez et Les reines du drame. "Ce sujet a beaucoup intéressé. Nous allons approfondir cet aspect dans les prochaines éditions", indique Lison Hervé.
L'Industry Village des Arcs donne déjà rendez-vous pour son édition 2025, du 13 au 16 décembre.
Clément Dussart (GNCR) : "Il faut arrêter de penser que les gens oublient les films au bout de trois semaines"
Rencontre avec Clément Dussart, le nouveau délégué général du Groupement national des cinémas de recherche (GNCR), 120 adhérents au compteur, qui mène une réflexion sur la programmation des œuvres aux Arcs Film Festival.
Pourquoi était-il important pour vous d'être présent aux Arcs Film Festival cette année ?
Nous participons avec d'autres organisations professionnelles au Café des Indés et nous avons décidé cette année de prolonger la réflexion sur la sortie nationale des films, notamment Art et Essai et Recherche et Découverte, qui avait déjà été déjà mise sur la table lors du dernier rassemblement à Marseille. Comment pouvons-nous arrêter la course à l'expansion du nombre de copies en première semaine ? Comment repenser la sortie des films Recherche et Découverte au niveau professionnel et institutionnel et favoriser leur longévité en salles ? Nous souhaitons également faire infuser notre opinion sur la question de la pondération des copies dans ces échanges, notamment la surpondération pour les films Recherche et Découverte de moins de 80 copies, annoncée cette année à Cannes dans le cadre de la réforme Art et Essai. Nous voulons également mettre en avant les films et les salles que nous soutenons au quotidien aux Arcs.
Quel regard le GNCR porte-t-il sur la réforme art essai ?
Nous sommes plutôt favorables à cette pondération ; nous appelions en tout cas de nos vœux depuis de longues années à mieux considérer le travail des salles et la prise de risque à l'endroit des films Recherche et Découverte au sein de l'ensemble de ceux Art et Essai, même si cela peut être plus ou moins difficile en fonction des territoires. Sur la question des 80 copies, nous sommes également plutôt favorables au fait de contenir l'ouverture des œuvres en première semaine afin de les faire exister dans la profondeur, de les faire tenir en salles au-delà de la quatrième ou cinquième semaine. Il faut arrêter de penser que les gens oublient les films au bout de trois semaines. Sur la question de la sous-pondération, je me demande si réfléchir en termes d'entrées, comme c'est le cas dans la réforme, est une bonne chose. Peut-être que réfléchir en termes de copies, comme pour la surpondération, aurait été plus souhaitable afin de favoriser la longévité des films. Mais je sais que, sur ce point-là, tout le monde n'est pas d'accord, comme l'Afcae, qui pense que les salles Art et Essai, même celles de profondeur, doivent pouvoir avoir accès aux films plus rapidement quand elles n'ont pas de concurrence. Mon avis sur le sujet n'est pas totalement tranché, mais je pense qu'il est important de se poser au moins la question. Évidemment, dans le meilleur des mondes, j'aimerais que toutes les prises de risque, quels que soient le territoire et les films, soient encouragées, mais l'enveloppe Art et Essai [19 M€ par an, NDLR] est fermée.
Quels sont les films labellisés Recherche et Découverte qui ont le mieux fonctionné cette année ?
C'est La Zone d'intérêt de Jonathan Glazer (790 000 entrées). Les Graines du figuier sauvage de Mohammad Rassoulof (570 000 entrées), L'histoire de Souleymane de Boris Lojkine (515 000 entrées) ou Miséricorde d'Alain Guiraudie (210 000 entrées) ont également su trouver leur public. Ce dernier est un peu particulier parce que c'est le film qui a été co-soutenu par le GNCR et l'Afcae. L'an dernier, Little Blue Girl de Mona Achache avait obtenu cette aide-ci. Et, dans une toute autre économie, Mambar Pierrette de Rosine Mbakam s'est distingué sur la longévité, en réalisant 42 % de ces 6 000 entrées totales après la cinquième semaine. Le documentaire Coconut Head Generation d'Alain Kassanda, sorti en octobre, a lui aussi réussi à bien durer, et continue encore sa programmation en 2025. La sortie des films en décalé est donc très importante pour se donner le temps de les voir en salles.
Quels sont les grands dossiers du GNCR dans les prochains mois ?
Nous allons continuer à défendre les films et les salles de recherche, et renforcer ce lien étroit entre la programmation des films et la réflexivité sur le cinéma. Nous avons également entendu le souhait de nos adhérents de recréer des espaces collectifs, c'est-à-dire des groupes de réflexion ou des séminaires pour repenser le travail sur ces films. Enfin, nous resterons vigilants sur tous les sujets de diffusion que nous venons d'évoquer et travaillerons de concert et en toute transparence avec les autres acteurs de la diffusion.
Zinc développe sa vision d’un cinéma d’auteur grand public
Sur les hauteurs enneigées des Alpes, les longs métrages Cassandre d’Hélène Merlin et Little Jaffna de Lawrence Valin, ont tous deux été projetés en avant-première aux Arcs Film Festival. Deux films d’auteurs distribués par Zinc, mais radicalement opposés, le premier évoquant une famille trop engloutissante, l’autre la communauté tamoule de Paris. Ils sortiront respectivement le 2 et le 30 avril prochain. Signe que leur distributeur se tourne davantage vers le cinéma indépendant et calibré pour les festivals ?
Éclectisme
Pas exactement. "Depuis que nous avons créé la société en 2021, nous souhaitons distribuer des films d’auteur tournés vers le grand public, c’est-à-dire des œuvres que je peux montrer à ma mère, avec un propos, du fond, une vision, affirme un peu amusé Jérôme Hilal, le président de Zinc. Ces deux publics ne s’annulent pas, ils s’additionnent." Et de préciser : "J’ai d’ailleurs commencé avec Les Petites victoires de Mélanie Auffret, un film d’auteur selon moi au regard de l’ensemble de la carrière de sa réalisatrice, qui parle de la désertification des campagnes".
Jérôme Hilal met également un point d’honneur à valoriser l’éclectisme : "C’est beaucoup plus plaisant de travailler sur des projets complètement différents les uns des autres." En 2024, il a notamment accompagné Little Jaffna à Venise, Toronto, Saint-Jean-de-Luz, Sarlat ou aux Arcs donc, Cassandre dans de nombreux petits festivals, Le Fil de Daniel Auteuil à Cannes (en salles depuis le 11 septembre, 690.000 entrées). Autre exemple : en janvier prochain, la comédie On ira d‘Enya Baroux sera en compétition à l’Alpes d’Huez (en salles le 12 mars prochain).
1,6 million d’entrées
Un pari jusque-là gagnant : les cinq films de Zinc ont totalisé plus de 1,6 million d’entrées cette année, ce qui le classe dans le top 20 des meilleurs distributeurs en France. "Nous sommes en progression par rapport à 2023 où nous avions enregistré 1,54 million d’entrées pour six sorties, nous sommes à l’équilibre alors que c’est seulement notre deuxième année de line-up, et nous avons deux vrais succès, Frères d’Olivier Casas et Le Fil, énumère Jérôme Hilal. C’est un petit miracle."
Seule déception, Riverboom de Claude Baechtold, sorti fin septembre : "Le documentaire réalise 40.000 entrées, c’est bien, mais la concurrence était trop rude sur cette période pour que le film tienne sur la longueur grâce, comme je l’espérais, au bouche-à-oreille, explique-t-il. Nous aurions pu faire mieux si nous l’avions sorti pendant l’été, mais j’avais peur que personne n’aille au cinéma à cause des JO."
Pour les prochains mois, le distributeur se montre confiant avec un nombre record de neuf films en salles en 2025. Parmi eux : Little Jaffna, Cassandre, On ira, donc, mais aussi Rembrandt de Pierre Schoeller (pour juin), Rapaces de Peter Dourountzis (en juillet), C’est quoi l’amour ? de Fabien Gorgeart (fin août-début septembre), Les Filles désir de Prïncia Car (en juillet), La Maison des femmes de Mélisa Godet (en novembre) et la superproduction A24 très attendue The Smashing Machine de Benny Safdie, avec Dwayne Johnson et Emily Blunt (au deuxième semestre).
"Nous aurons plutôt des films d’auteur au premier semestre et d’autres, plus grand public, sur la deuxième partie de l’année", précise Jérôme Hilal, qui assure que 2025 correspond exactement à ce qu’il souhaite proposer au public.
À la une
Devant le Parlement, Martin Ajdari liste les différents enjeux qui attendent l'Arcom
Sans grande surprise, les commissions culture du Sénat et de l’Assemblée nationale ont approuvé, ce mercredi 18 décembre, la proposition de l’Élysée de nommer Martin Ajdari au poste de président de l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (Arcom).
Mardi et mercredi, l’actuel directeur général adjoint de l’Opéra national de Paris, notamment passé par Radio France et France Télévisions, était auditionné par ces deux commissions. Face aux sénateurs et aux députés, il a tenu à saluer le travail de l’Arcom et de Roch-Olivier Maistre, son actuel président dont le mandat prend fin en janvier. “Dans un environnement toujours en mutation, l’Arcom est appelé à jouer un rôle de plus en plus grand pour le débat public, la création, la défense des publics et la défense de la démocratie”, a indiqué l’énarque face aux députés ce mercredi.
Martin Ajdari a ensuite présenté les enjeux qu’allait rencontrer le régulateur dans les prochaines années. À commencer par l’intérêt du public. “La diversité et l’intérêt des programmes sera pris en compte dans l'attribution des fréquences et seront l’un des enjeux de l’appel à candidature de la troisième vague de la TNT”, a-t-il indiqué. Rappelons également que l’intérêt du public est avancé dans le cadre de la numérotation des chaînes de la TNT qui devrait être débattu au mois de janvier, le dernier grand chantier qui attend Roch-Olivier Maistre à la tête du gendarme. “Le rapprochement des chaînes d’info [est] à prendre en compte”, a commenté Martin Ajdari au palais Bourbon ce mercredi. Il a ajouté qu’il s’agira d’un “enjeu majeur au même titre que la généralisation de la TV connectée, le déploiement de l’UHD.”
Autre enjeu : “poursuivre l'évolution engagée depuis plus de 20 ans pour que l’offre audiovisuelle soit plus représentative de la société”, alors que l’audiovisuel doit s'adresser “à tous les Français et tous les territoires”. Il ajoute que le régulateur devra continuer à veiller à “qualité de l’information et à la confiance dans l’information”. Cela passera évidemment selon lui par le respect de la délibération rendue par le régulateur au mois de juillet sur le pluralisme à l’antenne. L’Arcom avait alors mis en place la notion de “déséquilibre manifeste et durable” pour juger de la pluralité. Questionné sur l’indépendance de la rédaction et le pluralisme de CNews, il indique penser “que le régulateur n'a pas relevé à la suite de sa délibération de juillet de problématiques spécifiques relatives à l'indépendance par rapport à la chaîne CNews.”
Martin Ajdari explique également qu’il faudra “accompagner les évolutions en matière de concentration”, comme l’oblige le règlement européen. Le haut fonctionnaire a énoncé qu’il fallait “veiller à la santé de l'écosystème des médias et de l’audiovisuel, car il ne peut pas y avoir d’ambition culturelle et éditoriale sans dynamique économique”, en préservant les acquis de la directive SMA, veillant à la santé du marché publicitaire ou encore en luttant contre le piratage.
Martin Ajdari en faveur d’une présidence commune du service public
Le prochain président de l'Arcom a également précisé qu'il serait nécessaire, à l'avenir, "d'accompagner les évolutions de notre audiovisuel public", qui joue "un rôle essentiel dans le financement de la création, l’accès à une information de référence, le rayonnement international et sa présence sur les territoires".
Interrogé par les députés sur le projet de réforme visant à instaurer une holding de l’audiovisuel public et, par conséquent, une présidence commune, un modèle défendu depuis plusieurs années par l’exécutif, Martin Ajdari a insisté sur le fait que "le rôle de l’audiovisuel public est primordial et il faut, selon moi, le renforcer". L'ancien directeur de cabinet de la ministre de la Culture et de la Communication a souligné qu'il existait "un enjeu de coopération et de mise en commun des forces", ainsi que des "capacités de projection" au sein du service public. Bien que des initiatives aillent déjà dans ce sens, comme le rapprochement entre France 3 et France Bleu, il a ajouté qu'il était nécessaire "d'aller plus vite" afin de "définir une stratégie commune plus facilement, à laquelle tout le monde adhère et qu'il appliquera".
À diverses reprises, Roch-Olivier Maistre avait également soutenu le projet de holding des (divers) gouvernements sous Emmanuel Macron. Et comme l’avait expliqué l’actuel président de l’autorité devant la presse le 12 décembre dernier, Martin Ajdari a assuré que "la TNT conserv[ait] des atouts et une attractivité". Dans un avenir proche, "l’Arcom doit continuer à renforcer son expertise sur le numérique, être plus que jamais ouverte et fonctionner en réseau, notamment au niveau européen, et au niveau national, avec la Cnil par exemple". Concernant les sanctions prises par le régulateur, il a tenu à rappeler qu’elles pouvaient atteindre un montant "important" et étaient prises "sans trembler". Certains savent à quoi s’en tenir.
“Mon inséparable”
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L’actualité du secteur
Le CNC attribue des aides à sept œuvres franco-italiennes
La commission du CNC chargée de l’aide au codéveloppement et à la coproduction d’œuvres cinématographiques et audiovisuelles franco-italiennes s’est réunie 2 décembre. Elle a retenu sept dossiers dont les films recevront des aides à la coproduction ou au codéveloppement.
Le fonds d’aide au codéveloppement et à la coproduction d’œuvres cinématographiques et audiovisuelles franco-italiennes a été instauré par la convention signée le 12 juillet 2019 entre le CNC et le Mibac, le ministère de la Culture italien. Les aides sont destinées à soutenir le codéveloppement et la coproduction d’œuvres cinématographiques de long métrage ainsi que le codéveloppement de séries audiovisuelles. Pour bénéficier des aides du fonds, les œuvres cinématographiques et les séries audiovisuelles doivent impliquer, d’une part, au moins une société de production établie en France, d’autre part, au moins une société de production établie en Italie.
| Titre | Réalisateur | Société française | Société italienne | CNC | MIC |
| Roma elastica | Bertrand Mandico | L’Atelier de Production | Redibis Film Dugong Films | 95.000 € | 80.000 € |
| La Gradiva | Marine Atlan | Les Films du Poisson | Bibi Film TV | 70.000 € | 70.000 € |
| Un pittore | Angelo Milano | Iconoclast Films | MDE Films | 10.000 € | 42.500 € |
| Titre | Réalisateur | Société française | Société italienne | CNC | MIC |
| So the Lovers Could Come Out Again | George Peter Barbari | Georges Films | Palosanto Films | 25.000 € | – |
| Mafiaworld | Alexandre O. Philippe | Supernova Films | Tico Film | 25.000 € | – |
| Dollhouse | Andrea Grasselli | Wendigo Films | Malfe Film | 25.000 € | – |
| Agostino | Andrea Pallaoro | Les Films du Camélia | Minerva Pictures Group SRL | – | 40.000 € |
Le budget 2025 de France Télévisions est adopté
Réuni ce mercredi 18 décembre, le conseil d’administration de France Télévisions (FTV) a approuvé le budget 2025 de l’entreprise qui préserve les missions de l’entreprise publique dans un contexte de baisse des ressources. Construit à partir du niveau de concours publics du projet de loi de finances antérieur à la récente censure du gouvernement et en attente de la loi de finances pour 2025, le budget 2025 du groupe public dirigé par Delphine Ernotte s’établit sur une trajectoire économique très contrainte. « Les ressources publiques prévisionnelles sont en diminution de 86 M€ par rapport à la trajectoire prévue par le projet de Contrat d’objectifs et de moyens 2024-2028 de l’entreprise, tel que discuté entre l’État et France Télévisions ces derniers mois », précise le groupe.
Par rapport au budget 2024, le chiffre d’affaires prévisionnel 2025 de FTV connaît une forte diminution de 104 M€. Cette baisse est liée à la réduction nette des ressources publiques (-36 M€ par rapport à 2024) et à une diminution des ressources propres de l’entreprise, après une année marquée par un niveau exceptionnel de recettes publicitaires grâce aux Jeux olympiques de Paris 2024, à hauteur de 68 M€. Enfin, l’entreprise devra faire face à l’évolution naturelle de ses charges et glissements liés aux indexations diverses et à l’inflation, à hauteur de 40 M€.
Un effort budgétaire de 60 M€ par rapport au budget 2024
Dans ce contexte, France Télévisions a adopté un budget qui s’appuie sur deux piliers. D’une part, le groupe maintient ses grandes orientations stratégiques telles que définies dans le projet de Contrat d’objectifs et de moyens en préservant ses missions essentielles d’information, de présence dans les territoires et de soutien à la création audiovisuelle et cinématographique. Ainsi, les obligations et engagements structurants de l’entreprise, tels que définis par la loi, son cahier des charges et les accords professionnels sont maintenus.
D’autre part, France Télévisions indique qu’il poursuivra une politique de « gestion extrêmement rigoureuse de ses ressources ». Le groupe dit avoir effectué des arbitrages exigeants concernant le niveau de ses effectifs et la maîtrise de sa masse salariale, les dépenses de programmes et les projets d’investissements. Au global, l’effort budgétaire réalisé par l’entreprise sur l’année 2025 s’élèvera à plus de 60 M€ par rapport au budget 2024.
Au global, France Télévisions anticipe une prévision de résultat d’exploitation négatif pour 2025 à hauteur de -49,4 M€ et un résultat net de -41,2 M€. Ce budget, qui s’établit en déficit pour la première fois depuis neuf ans, procède donc à de nouveaux efforts rigoureux et inédits tout en préservant les missions essentielles portées par le groupe public.
Paris 14h : “Mufasa” domine la concurrence
La sortie Disney événement de cette fin d'année, Mufasa : Le Roi Lion, arrive facilement en tête des nouveautés à Paris ce mercredi 18 décembre. Le long métrage attire 1743 spectateurs à la première séance sur 26 copies. Ce prequel fait toutefois moins bien que le précédent volet du Roi Lion, qui avait réalisé 5846 entrées au Paris 14h en juillet 2019.
Guillaume Nicloux arrive en deuxième place avec son biopic Sarah Bernhardt, la divine (Memento), qui enregistre 1127 entrées sur 20 copies.
| Film - réalisateur | Distributeur | Copies | Entrées 14h | Moyenne |
| Mufasa : Le Roi Lion - Barry Jenkins | The Walt Disney Company France | 26 | 1 743 | 67 |
| Sarah Bernhardt, La Divine - Guillaume Nicloux | Memento Distribution | 20 | 1 127 | 56 |
| Oh, Canada - Paul Schrader | ARP Sélection | 17 | 606 | 36 |
| Kraven The Hunter - J.C. Chandor | Sony Pictures Releasing France | 11 | 485 | 44 |
| Everybody Loves Touda - Nabil Ayouch | Ad Vitam | 7 | 289 | 41 |
| Le Beau rôle - Victor Rodenbach | Jour2fête | 3 | 212 | 56 |
| Au cœur des volcans : Requiem pour Katia et Maurice Krafft - Werner Herzog | Potemkine Films | 3 | 125 | 42 |
| The Wall - Philippe Van Leeuw | Bodega Film | 3 | 91 | 30 |
| Sous écrous - Hakim Boughéraba | Apollo Films | 5 | 90 | 18 |
| Un Noël en famille - Jeanne Gottesdiener | KMBO | 3 | 45 | 15 |
| Une langue universelle - Matthew Rankin | Météore Films | 4 | 41 | 10 |
| Conte nuptial - Claire Bonnefoy | Capricci Films | 2 | 9 | 30 |
| Film - année | Distributeur | Copies | Entrées 14h | Moyenne | Cumul |
| Everybody Loves Touda - 2024 | Ad Vitam | 7 | 289 | 41 | |
| Much Loved - 2015 | Pyramide | 15 | 789 | 53 | 275 778 |
| Razzia - 2018 | Ad Vitam | 11 | 713 | 65 | 154 829 |
| Haut et fort - 2021 | Ad Vitam | 11 | 310 | 28 | 24 533 |
| Film, réalisateur - année | Distributeur | Copies | Entrées 14h | Moyenne | Cumul |
| Mufasa : Le Roi Lion, Barry Jenkins - 2024 | The Walt Disney Company France | 26 | 1 743 | 67 | |
| Le Roi Lion, Jon Favreau - 2019 | The Walt Disney Company France | 28 | 5846 | 209 | 10 041 565 |
| Film, réalisateur - année | Distributeur | Copies | Entrées 14h | Moyenne | Cumul |
| Sarah Bernhardt, la divine, Guillaume Nicloux - 2024 | Memento Distribution | 20 | 1 127 | 56 | |
| La Petite Vadrouille, Bruno Podalydès, 2024 | UGC Distribution | 22 | 1146 | 52 | 427 357 |
| Le Parfum vert, Nicolas Pariser - 2022 | Diaphana Distribution | 20 | 982 | 49 | 218 854 |
| Les Barbares, Julie Delpy - 2024 | Le Pacte | 18 | 703 | 39 | 273 637 |
Box-office semaine : “Vaiana 2” passe les 5 millions d’entrées
Vaiana 2, le dernier film des studios d'animation Disney, continue de dominer le box office en troisième semaine. Le long métrage enregistre 959 258 entrées supplémentaires et passe la barre des 5 millions de spectateurs.
La deuxième place est occupée par En Fanfare (Diaphana). La comédie d'Emmanuel Courcol réalise 270 904 entrées supplémentaires en troisième semaines et passe la barre du million d'entrées.
Jamais sans mon psy (UGC) complète le podium. La première nouveauté de la semaine cumule 196 374 entrées.
Conclave (SND) est quatrième avec 175 799 entrées supplémentaires. Le thriller a déjà attiré 442 451 spectateurs en deux semaines.
Le premier film Vingt Dieux de Louise Courvoisier (Pyramide) complète le top 5 avec 164 167 entrées pour sa première semaine.
| Sem | Titre | Copies | Distributeur | Entrées | Moy | Evol | Cumul | |
| 1 | 3 | VAIANA 2 | 682 | WALT DISNEY STUDIOS | 959 258 | 1407 | -39% | 5 044 700 |
| 2 | 3 | EN FANFARE | 890 | DIAPHANA | 270 904 | 304 | -21% | 1 060 406 |
| 3 | 1 | JAMAIS SANS MON PSY | 540 | UGC DISTRIBUTION | 196 374 | 364 | 196 374 | |
| 4 | 2 | CONCLAVE | 436 | SND | 175 799 | 403 | -34% | 442 451 |
| 5 | 1 | VINGT DIEUX | 231 | PYRAMIDE | 164 167 | 711 | 164 167 | |
| 6 | 5 | GLADIATOR II | 759 | PARAMOUNT PICTURES | 150 826 | 199 | -29% | 2 702 970 |
| 7 | 2 | WICKED | 599 | UNIVERSAL PICTURES | 150 078 | 251 | -48% | 440 268 |
| 8 | 2 | NIKO LE PETIT RENNE, MISSION PERE NOEL | 546 | BAC FILMS | 77 874 | 143 | -9% | 163 448 |
| 9 | 4 | LA PLUS PRECIEUSE DES MARCHANDISES | 700 | STUDIOCANAL | 77 317 | 110 | 13% | 434 552 |
| 10 | 1 | SAINT-EX | 312 | STUDIOCANAL | 74 300 | 238 | 74 300 | |
| 11 | 1 | LE SEIGNEUR DES ANNEAUX : LA GUERRE DES | 416 | WARNER BROS. | 72 285 | 174 | 72 285 | |
| 12 | 2 | LEURS ENFANTS APRES EUX | 414 | WARNER BROS. | 71 376 | 172 | -53% | 222 468 |
| 13 | 1 | LE NOEL DE TEDDY L'OURSON | 286 | KMBO | 63 890 | 223 | 63 890 | |
| 14 | 3 | LE GRAND NOEL DES ANIMAUX | 411 | KMBO | 58 004 | 141 | 274% | 98 842 |
| 15 | 9 | L'AMOUR OUF | 481 | STUDIOCANAL | 57 516 | 120 | -33% | 4 715 364 |
| 16 | 1 | LES FEMMES AU BALCON | 164 | TANDEM | 45 741 | 279 | 45 741 | |
| 17 | 7 | JURE N° 2 | 428 | WARNER BROS. | 43 711 | 102 | -34% | 1 561 926 |
| 18 | 3 | HERETIC | 269 | LE PACTE | 30 064 | 112 | -34% | 189 874 |
| 19 | 7 | FLOW, LE CHAT QUI N'AVAIT PLUS PEUR DE L | 371 | UFO | 28 742 | 77 | 39% | 467 890 |
| 20 | 10 | LE ROBOT SAUVAGE | 360 | UNIVERSAL PICTURES | 21 288 | 59 | 115% | 1 775 275 |
| 21 | 8 | MONSIEUR AZNAVOUR | 285 | PATHE | 19 887 | 70 | -37% | 2 021 940 |
| 22 | 3 | LES BOULES DE NOEL | 332 | SONY PICTURES RELEASING | 17 272 | 52 | -50% | 135 597 |
| 23 | 6 | THE SUBSTANCE | 309 | METROPOLITAN | 14 914 | 48 | -29% | 530 414 |
| 24 | 7 | VENOM : THE LAST DANCE | 163 | SONY PICTURES CLASSIC | 14 645 | 90 | -46% | 1 472 053 |
| 25 | 6 | LOUISE VIOLET | 221 | APOLLO FILMS | 13 240 | 60 | -34% | 638 894 |
| 26 | 5 | LES OURS GLOUTONS AU POLE NORD | 153 | GEBEKA FILMS | 12 775 | 83 | 179% | 45 679 |
| 27 | 8 | ANGELO DANS LA FORET MYSTERIEUSE | 131 | LE PACTE | 10 366 | 79 | 105% | 185 689 |
| 28 | 6 | AU BOULOT ! | 148 | JOUR2FETE | 8 921 | 60 | -19% | 180 858 |
| 29 | 2 | IL ETAIT UNE FOIS MICHEL LEGRAND | 120 | DULAC DISTRIBUTION | 8 892 | 74 | -45% | 25 009 |
| 30 | 3 | GRAND TOUR | 150 | TANDEM | 8 790 | 59 | -40% | 50 121 |
Netflix : “Le Chant du loup” dans le top 10 de la semaine
Lancé sur Netflix à l’étranger la semaine dernière, le film français d’Antonin Baudry Le Chant du loup enregistre un bon démarrage. En effet, il totalise 1,2 million de vues cette semaine, se classant ainsi à la 9ème place du top 10 des films non-anglophones sur son exercice. Le thriller avec François Civil, Omar Sy ou encore Reda Kateb se place dans les meilleurs films dans deux pays : l’Autriche et l’Allemagne.
Mis à part ce huis-clos sorti en 2019, aucun autre titre français ne figure dans le top 10 de la plateforme. GTMAX, qui commençait déjà à s'essouffler après trois semaines de disponibilité (1,6 million de spectateurs entre le 25 et le 1er décembre), sort du top 10 des films les plus regardés.
Le film d’action Carry-On sorti le 13 décembre totalise 42 millions de visionnages complets en seulement trois jours. Le long-métrage américain avec Taron Egerton enregistre 84 millions d’heures vues, contre 27,4 millions pour le film d’animation de Noël, Ce Noël-là. Pour sa seconde semaine, la comédie de Simon Otto et écrit par Peter Souter et Richard Curtis (scénariste de l'emblématique Love Actually) totalise 17,1 millions de visionnages, contre 18,3 millions après cinq jours de disponibilité.
Côté séries, la saison une de Black Doves avec Keira Knightley prend la tête du classement anglais avec 14,6 millions de visionnages complets, devant Jamie Foxx: What Had Happened Was…, sorti le 10 décembre, qui comptabilise 8,2 millions de vues.
TSF Studios détaille les atouts environnementaux de son Backlot 77
Lancé par TSF Studios – qui envisage dès 2025 la construction de 12 grands plateaux de tournage –, le Backlot 77 vient d’achever sur près de 2 ha l’édification de décors extérieurs reproduisant des rues de Paris sur la commune de Maisoncelles-en-Brie (Seine-et-Marne). Le site vise l’exemplarité sur le plan environnemental et écologique au moyen de studios ouverts et clos, à la pointe de l’économie circulaire. Le Backlot 77 fait partie des lauréats de l’appel à projets France 2030 La Grande Fabrique de l’image et sa création ajoute, pour la première fois en France, la faculté de pouvoir filmer en extérieurs et en milieux réels sans contraintes de tournage.
Par sa volonté d’engager ce projet dans une démarche d’économie circulaire, TSF permettra également de décarboner les productions en offrant au secteur de nouveaux studios de tournage ancrés dans une forte démarche environnementale au moyen d’une prestation « one-stop shop ». Visant l’exemplarité environnementale pour son projet, TSF s’est entouré d’experts afin d’aller encore plus loin. Le groupe a fait appel à Agyre, bureau d’études spécialisé dans l’économie circulaire pour la construction, afin de faire le point sur ses pratiques, dans un objectif d’amélioration continue.
« La première étape a été le choix du lieu d’implantation, que nous souhaitions dans la continuité de nos engagements environnementaux. Nous avons ainsi choisi 50 ha sur l’emprise de l’aérodrome de Coulommiers, site d’ores et déjà artificialisé mais qui n’était plus exploité. Nous bénéficions ainsi d’un emplacement aux portes de Paris, qui répond complètement à nos besoins et nous évite une nouvelle artificialisation des sols. L’évaluation de l’impact environnemental du projet sur la faune et la flore, réalisé par le groupe Ginger, nous a également conforté encore un peu plus dans notre choix. Ces premières étapes franchies, nous souhaitons aujourd’hui connaître précisément l’empreinte carbone de nos activités sur ce site afin de pouvoir mesurer les résultats de nos actions futures en agissant sur tous les curseurs de l’écoconception, de l’économie circulaire, et des énergies renouvelables. »
Thierry de Segonzac, président de TSF.
Bilan carbone puis plan d’action pour limiter l’impact carbone
Si TSF est déjà engagé dans la démarche, l’intervention d’Agyre se concentre dans un premier temps sur le bilan carbone du projet, qui portera sur l’ensemble des bâtiments de l’opération avec pour objectif de faire baisser au maximum l’impact carbone de l’installation. À la suite de ce bilan carbone, en phase de conception, Agyre élaborera un plan d’action technique et réglementaire pour poursuivre les objectifs fixés et supervisera le déploiement des actions. En parallèle, l’entreprise procédera au suivi des travaux et sensibilisera l’ensemble des acteurs du projet à l’économie circulaire ainsi qu’aux enjeux de la REP PMCB (responsabilité élargie du producteur des produits et matériaux de construction du bâtiment), afin de booster le tri sur chantier et le réemploi.
Dans un second temps, Agyre procédera à la création d’une matériauthèque qui permettra, notamment lors de la phase construction, de recenser l’ensemble des matériaux avec les artisans et les utilisateurs (agenceurs, staffeurs, décorateurs…) présents sur le site. TSF considère cette matériauthèque comme l’un des points les plus innovants de tous les studios européens et y intégrera les différentes filières locales d’approvisionnement et de valorisation afin de favoriser une démarche la moins impactante possible. Enfin, TSF tient à développer une ressourcerie qui optimisera le réemploi ou la réutilisation d’éléments de tournage en fonction des besoins grâce à un catalogue intégré à la matériauthèque.
SND programme la première partie du second volet de « Kaamelott »
Le long métrage Kaamelott, deuxième volet (partie 1), réalisé par Alexandre Astier, sera à l’affiche le 22 octobre 2025. Tourné l’été dernier en Dordogne, le film est produit par Regular Production, en coproduction avec SND et avec la société belge Beside Productions. On retrouvera au générique Alexandre Astier, Franck Pitiot, Jean-Christophe Hembert, Thomas Cousseau, Anne Girouard, Simon Astier et Christian Clavier. Le film Kaamelott, premier volet avait attiré 2,6 millions de spectateurs dans les salles à l’été 2021.
Le synopsis des deux films constituant le second volet reste confidentiel.
Les Films du Camélia date « Cronos », inédit de Guillermo del Toro
Long métrage inédit en France, réalisé par Guillermo del Toro, Cronos sera sur les écrans le 12 février 2025. Ce drame fantastique produit au Mexique en 1992 sera distribué dans une version 4K dont la restauration a été supervisée par Guillermo del Toro. Le casting du film réunit Federico Luppi, Ron Perlman, Tamara Shanath, Claudio Brook et Margarita Isabel.
Au XVIᵉ siècle, un alchimiste invente un étrange mécanisme permettant d’accéder à la vie éternelle. À l’époque actuelle à Mexico, Jesús Gris, un vieil antiquaire, découvre l’horloge de Cronos dissimulée dans une statue. L’objet lui injecte un puissant venin qui lui redonne force et jeunesse, mais le rend dépendant au sang humain. Devenu un monstre, Jesús ne peut compter que sur l’aide de sa petite-fille. Le duo doit lutter contre un richissime homme d’affaires rongé par la maladie, prêt à tout pour posséder le mystérieux.
La liste des projets français dans les shortlists des Oscars 2025
L'Académie des Oscars a publié mardi 17 décembre dans la soirée la liste des films shortlistés dans 10 des 24 catégories présentes à la cérémonie. Une première présélection avant l'annonce des nominations le 17 janvier.
Emilia Pérez, un des plus gros candidats de cette saison des récompenses, avec déjà 10 nominations aux Golden Globes, est présent dans cinq catégories : meilleur film international (où il représente la France), meilleurs maquillages et coiffures, meilleure musique originale, meilleure chanson originale (à deux reprises, pour “El Mal” et "Mi Camino") et meilleur son.
Plusieurs autres présélections sont à souligner.
La France s'illustre à deux reprises parmi les 15 films présélectionnés pour l'Oscar du meilleur long métrage documentaire :
- Dahomey de Mati Diop, produit par Les Films du Bal
- Soundtrack to a coup d'état de Johan Giomonprez, produit par Warboys Films
Dans la catégorie du meilleur film international, plusieurs productions majoritaires ou minoritaires françaises sont aussi présentes :
- Je suis toujours là de Walter Salles (Brésil), coproduit par MACT Productions et Arte France Cinéma
- Emilia Pérez de Jacques Audiard (France), produit par Why Not Productions et Page 114
- Les graines du figuier sauvage de Mohammad Rasoulof (Allemagne), coproduit par Parallel 45 et Arte France Cinéma
- Vermiglio ou La Mariée des montagnes de Maura Delpero (Italie), coproduit par Charades
- Flow de Gints Zilbalodis (Lettonie), coproduit par Sacrebleu Productions
- Dahomey de Mati Diop (Sénégal), produit par Les Films du Bal
- Santosh de Sandhya Suri (Royaume-Uni), coproduit par Haut et Court
Cinq courts métrages français figurent cette année encore dans la shortlist pour le meilleur court métrage d'animation :
- Au revoir mon monde, d''Estelle Bonnardel, Quentin Devred, Baptiste Duchamps, Maxime Foltzer, Florian Maurice et Astrid Novais, étudiants de l'école Mopa
- Beautiful Men de Nicolas Keppens, produit par Miyu Productions
- Percebes d'Alexandra Ramires et Laura Gonçalves, produit par Ikki Films
- Wander to Wonder de Nina Gantz, produit par Les productions de Milou
- Beurk ! de Loïc Espuche, produit par Ikki Films et Iliade et Films
Enfin, deux courts français sont présent dans la catégorie meilleur court métrage live-action :
- The man who could not remain silent de Nebosja Slijepcevic, produit par Les Films Norfolk
- Une orange de Jaffa de Mohammed Almughanni, produit par Synecdoche
A noter aussi la nomination de l'équipe de The Substance de Coralie Fargeat dans la catégorie maquillage et coiffures.
La liste complète des présélections est à retrouver sur le site des Oscars.
Le Prix Gloria décerné au projet « Airbag Generation »
Parmi les 20 projets en lice, le jury du Prix Gloria Palatine x Série Series 2024 a désigné le lauréat et accordé une mention spéciale lors de la cérémonie organisée mardi 17 décembre au siège de la SACD (Paris IXᵉ). Le Prix Gloria 2024 a été décerné au projet Airbag Generation, écrit par Alexis Langlois et Carlotta Coco, produit par Inès Daïen-Dasi, pour Les Films du Poisson, et Camille Loiret, pour Atlantique Productions (groupe Mediawan). Les scénaristes et productrices du projet se voient attribuer une dotation de 5.000 € par la Banque Palatine.
Le jury a souhaité « récompenser un projet qui mêle avec talent fiction et réalité, mélange les genres, promet une esthétique audacieuse et pour sa façon de questionner notre société actuelle à travers un personnage populaire et controversé aux multiples facettes. Le jury a aimé que le récit prenne corps à travers le regard fort et émotionnel d’une héroïne qui doit mener l’enquête sur cette icône oubliée, pour, en quelque sorte, survivre à elle-même. »
Un Prix qui encourage et valorise les femmes dans le secteur audiovisuel
La mention spéciale du jury est allée au projet Or liquide, écrit par Roma Garcia Longoria et produit par Ghislaine Choupas-Loobuyck pour Ayato Productions.
Cette année, le jury était composé d’Elsa Vasseur (scénariste) et Florence Levard (productrice, Nord Ouest Séries), lauréates du Prix Gloria 2023, Nina Meurisse (comédienne), Olivier Abbou (réalisateur et scénariste), Maïdi Roth (autrice, compositrice, interprète), Véra Peltekian (VP en charge des productions originales pour Max France) et Philippe Pettini (directeur du marché des entreprises de la Banque Palatine).
Initié en 2022 avec le soutien de la Banque Palatine, le Prix Gloria est porté et organisé par Série Series. Il ambitionne d’encourager et de valoriser une meilleure représentation des femmes dans le secteur audiovisuel, au cœur du processus créatif et/ou via le propos de l’œuvre. Il prime et encourage un projet de série de fiction française porté par un duo auteur-producteur, non encore développé avec le soutien d’un diffuseur, porté par une ou plusieurs femmes et/ou qui met en avant l’action d’une ou plusieurs femmes dans la société ou plus particulièrement dans un domaine tel que la société civile, le sport, la musique, la littérature ou la science.




















































