L’ARP défend l’audiovisuel public et le CNC à 12 mois de l’élection présidentielle

17 juin 2026
La Société civile des auteurs, réalisateurs et producteurs a redit ses combats dans un communiqué transmis le mercredi 17 juin. Elle attend notamment des décisions fortes concernant l'intelligence artificielle et le maintien d'un équilibre entre les divers acteurs de l'industrie.
L'Arp Élection présidentielle

Les cinéastes de l'Arp défendent l'exception culturelle et attendent des décisions fortes à Bruxelles. © Element5 Digital

Le ton est inquiet. La Société civile des auteurs, réalisateurs et producteurs (Arp) a rappelé dans un communiqué daté du mercredi 17 juin ses engagements en vue de l'élection présidentielle en 2027. "Pour la première fois, une campagne très agressive a déjà commencé bien que nous soyons à 12 mois des élections." Le texte fait référence à des attaques formulées à l'égard de l'audiovisuel public et le Centre national du cinéma et de l'image animée (CNC). D'ailleurs, ces deux entités se doivent d'être défendues, selon l'Arp. La première parce qu'elle est le "seul média appartenant aux citoyens". La seconde "ne coûte aucun centime au citoyen" et est "garant du pluralisme et d'une industrie française classée troisième dans le monde".

Parmi les autres combats de l'Arp en vue de la prochaine élection figure "l'équilibre et l'équité parfaites entre les acteurs audiovisuels historiques et les nouveaux entrants". L'organisme souhaite également "une intelligence artificielle française et européenne". Autrement dit : "puissantes et souveraines, non-prédatrices des biens des autres". Les cinéastes de l'Arp attendent enfin "des décisions fortes à Bruxelles, défendant le cinéma, au sein de la directive SMA et d'AgoraEU". Ils se déclarent "attachés à la liberté d'expression et de création". Ils veulent ainsi lutter contre "l'excès de concentration qui tue l'indépendance, l'innovation et l'aspiration à des horizons inconnus".