Canal+ : Maxime Saada clarifie ses déclarations après la polémique cannoise
Interrogé sur les suites de la polémique ouverte au festival de Cannes, lors de l'assemblée générale du groupe Canal+ qui s'est tenue le 29 mai 2026, Maxime Saada a reconnu publiquement que Canal+ entendait intégrer une nouvelle dimension dans l'examen de ses dossiers de financement cinématographique, au-delà des critères artistiques et commerciaux habituels. Cette dimension porte sur la "considération" que les porteurs de projets témoignent à l'égard du groupe, ainsi que sur le préjudice éventuel que ceux-ci lui auraient causé.
Le président du directoire de Canal+, en revenant sur ses propos tenus lors du festival de Cannes, le 17 mai dernier, a cependant exclu toute "liste noire" et précisé qu'il n'était "pas question d'aller traquer les techniciens" signataires de la tribune rédigée par le collectif Zapper Bolloré, publiée dans Libération mi-mai.
Ce texte, signé par près de 600 professionnels du cinéma, parmi lesquels les acteurs Swann Arlaud, Juliette Binoche et Jean-Pascal Zadi, dénonçait "l'emprise grandissante de l'extrême droite" dans le cinéma, en ciblant en particulier l'influence de Vincent Bolloré, actionnaire principal de Canal+, sur le secteur.
Maxime Saada a également défendu le rôle de Vincent Bolloré dans le redressement financier de Canal+, en rappelant que le groupe perdait 400 millions d'euros annuels au sein de Vivendi. Il a par ailleurs affirmé que Canal+, devenu autonome après la scission de Vivendi fin 2024, "n'est pas contrôlé par le groupe Bolloré", même si ce dernier en demeure l'actionnaire de référence.





