Grève à France 3 : les syndicats appellent la direction générale à "trouver une solution"

23 novembre 2023
La grève dans les éditions locales du 12/13 et 19/20 de France 3 entre dans sa troisième semaine.

Grève France 3

Après 16 jours de grèves, les syndicats CGT, CFDT, FO, SNJ et SUD ont déploré, dans un communiqué ce jeudi 23 novembre, le manque "de marge de manœuvre" de la direction du réseau régional "aux abonnés absents". Ainsi, les syndicats en appellent désormais à la direction générale de France Télévisions pour "trouver une solution au conflit en cours."

"Les salariés sont déterminés. Nous savons d’ores et déjà qu’il ne sera plus possible de revenir en arrière sur la formule initiale des éditions Ici tant les effets sur les salariés sont graves. Ils sont maintenant reconnus comme tels par la direction du réseau régional", déclarent les syndicats dans un communiqué relayé par la CGT-France.TV.

Depuis le 8 novembre, les syndicats ont appelé les salariés des éditions locales de France 3 à se mettre en grève contre la réforme de l’information du réseau public Tempo et la mise en place des éditions Ici. Depuis le 4 septembre dernier, les éditions nationales du journal télévisé de France 3 ont laissé place à des JT réalisés entièrement depuis les 24 antennes régionales. Les syndicats et grévistes dénoncent la surcharge de travail et mentale depuis la fin des éditions nationales du 12/13 et du 19/20. "Il faut donc sortir de cette situation. Cela est de la responsabilité de la présidente de cette entreprise", poursuivent les syndicats.

Des propositions de la direction insuffisantes pour les syndicats

Lors d'une rencontre entre les syndicats et la présidente de France Télévisions, ce jeudi 23 novembre, Delphine Ernotte a proposé une éventuelle date de négociation sur le mouvement en cours "vers la fin de la semaine prochaine", énonce la CGT dans un communiqué. "Une provocation teintée de mépris pour les salariés. L’ensemble des élus et représentants syndicaux a donc quitté la séance", déclare le syndicat dans un communiqué. "Constatant le refus de la direction de reprendre rapidement les négociations, les organisations syndicales demandent aux pouvoirs publics de combler ce vide en désignant une personne extérieure à l’entreprise afin de mener une médiation", poursuit la CGT-France.TV.