« Nomadland » remporte l’Oscar du meilleur film

Il y a 2 semaines
Après avoir remporté le Lion d'Or à Venise, le Prix du Public à Toronto, le Golden Globe et le Batfa du meilleur film, le long métrage de Chloé Zhao triomphe aux Oscars.

La 93ème Cérémonie des Oscars s’est déroulée dans la nuit du 25 au 26 avril à Los Angeles. Après avoir élaboré un protocole sanitaire des plus stricts, l’événement a pu se tenir en présentiel. L’Académie a donc tenu le pari de ne pas renouveler le procédé mis en place à l’occasion des derniers Golden Globes. L’événement s’était alors déroulé intégralement en digital. Les Oscars ont ainsi rendu hommage au cinéma et aux artistes qui ont pu se rassembler, tenir des discours engagés et apporter à cette cérémonie le minimum de prestige et de glamour qu’elle méritait. Les nommés n’ayant pu faire le déplacement étaient évidemment connectés via une retransmission vidéo.

C’est ainsi que le jeune réalisateur Florian Zeller s’est vu remettre le Prix de la meilleure adaptation pour son premier long métrage, The Father, depuis les studios de Canal+ à Boulogne Billancourt. L’interprète principal du film, Anthony Hopkins, a également été plébiscité pour sa prestation. Le cinéma français voit également l’ingénieur du son Nicolas Becker être récompensé pour son travail sur la coproduction belge Sound of Metal tandis que Colette reçoit le prix du meilleur court métrage documentaire.

Après ses récents triomphes à Venise, à Toronto, aux Golden Globes et aux Baftas, Nomadland achève son œuvre en étant assurément le grand gagnant de la soirée où il triomphe dans la catégorie suprême du meilleur film. Sa réalisatrice, Chloé Zhao, remporte quant à elle l’Oscar de la meilleure réalisation. Elle n’est que la deuxième femme à remporter ce prix après Kathryn Bigelow en 2010 avec Démineurs. La comédienne principale et productrice du film, Frances McDormand, est récompensée du troisième Oscar de sa carrière après Fargo et Three Billboards : les panneaux de la vengeance.

L’année 2020 ayant été marquée par la crise sanitaire et la fermeture des salles, les plateformes ont plus que jamais tirée leur épingle du jeu. Netflix comptabilisait jusqu’à 35 nominations, contre 24 l’année dernière. Ainsi, grand favori en cumulant dix nominations, le nouveau long métrage de David Fincher, Mank, est avant tout récompensé pour sa direction artistique (décors, photographie). À l’inverse, bien que nommé à sept reprises, le thriller judiciaire d’Aaron Sorkin, Les Sept de Chicago, repart sans aucun prix. Disney+ voit la nouvelle production des studios Pixar, Soul, être plébiscitée dans les catégories de la meilleure musique et du meilleur film d’animation.

On note que le partage des prix s’avère parfaitement équilibré. Soul, Le Blues de Ma Rainey, Judas and the Black Messiah, Sound of Metal, The Father, Mank remportent tous deux Oscars chacun. Nomadland arrive donc en tête en empochant trois prix.

Meilleur film :

  • Nomadland, de Chloé Zhao

Meilleure réalisation :

  • Chloé Zhao pour Nomadland

Meilleur acteur :

  • Anthony Hopkins dans The Father

Meilleure actrice :

  • Frances McDormand dans Nomadland

Meilleur acteur dans un second rôle :

  • Daniel Kaluuya dans Judas and the Black Messiah

Meilleure actrice dans un second rôle :

  • Yuh-Jung Youn dans Minari

Meilleur scénario :

  • Emerald Fennell pour Promising Young Woman

Meilleure adaptation :

  • Florian Zeller et Christopher Hampton pour The Father

Meilleure musique originale :

  • Soul

Meilleure chanson :

  • “Fight For You” pour Judas and the Black Messiah

Meilleure photographie :

  • Mank

Meilleur montage :

  • Sound of Metal

Meilleurs décors :

  • Mank

Meilleurs costumes :

  • Le Blues de Ma Rainey

Meilleur son :

  • Nicolas Becker pour Sound of Metal

Meilleurs effets visuels :

  • Tenet

Meilleurs maquillages et coiffures :

  • Le Blues de Ma Rainey

Meilleur documentaire :

  • La Sagesse de la Pieuvre, de Pippa Ehrlich et James Reed

Meilleur court métrage de documentaire :

  • Colette, d’Anthony Giacchino

Meilleur film d’animation :

  • Soul, de Pete Docter

Meilleur court métrage d’animation :

  • If Anything Happens I Love You

Meilleur court métrage :

  • Two Distant Strangers

Meilleur film international :

  • Drunk, de Thomas Vinterberg