L’Industrie du rêve fête ses 20 ans

24 janvier 2020
Événement annuel intégré aujourd’hui au Paris Images Trade Show, la journée de conférences de l’Industrie rêve s’est tenue au Forum des Images à Paris.

Événement annuel intégré aujourd’hui au Paris Images Trade Show, la journée de conférences de l’Industrie rêve s’est tenue hier, 23 janvier, au Forum des Images à Paris.

Au cours de cette 20ᵉ édition, ont été rendus publics les résultats d’une enquête réalisée auprès de 15.000 techniciens et technicienne français. Au total, 1.622 réponses ont été reçues. Elles permettent de mieux cerner d’un point de vue quantitatif et qualitatif l’évolution des métiers des techniciens au cours de ces 20 dernières années. L’ensemble des professionnels ayant répondu à l’enquête se compose à 61% d’hommes et à 39% de femmes. La moyenne d’âge est relativement élevée avec 18% de techniciens âgés de 60 ans et plus, 30% ayant entre 50 et 60 ans, et 28% entre 40 et 50. La tranche d’âge des 20-30 ans ne représente que 7% des réponses.

Du côté de la formation initiale, un tiers de ces professionnels en activité a affirmé avoir appris son métier « sur le tas« , un tiers après une formation universitaire, et 15% dans les écoles publiques du secteur comme La Fémis ou l’Ecole Louis-Lumière. En 2019, 73% d’entre eux ont travaillé sur des films de cinéma et 63% sur les programmes de télévision, sachant que les deux domaines peuvent se recouvrir. A titre indicatif, en 2000 la proportion été respectivement de 53% et de 44%. En 2019, les plates-formes numériques françaises ont fait travailler 12% de ses techniciens et 11% pour des contenus à destination des plates-formes étrangères, principalement Netflix. Le statut des techniciens est à 80% celui d’intermittent du spectacle, mais le statut d’autoentrepreneur est en forte progression avec 19% des emplois l’année dernière.

Enfin, concernant les nouvelles technologies et l’évolution des métiers, il ressort de l’analyse des commentaires que les techniciens apprécient les possibilités créatives qu’autorise le numérique, tout en déplorant une dégradation des conditions de travail liée notamment à un manque d’échanges humains, à une difficulté de transmission des savoirs sur le terrain et à une réduction sensible du temps de préparation.