Le candidat LR à la présidentielle envisage toujours de réunir l’audiovisuel public dans une unique holding

Bruno Retailleau détaille son plan pour rétablir l’ordre dans les comptes publics, lundi 12 octobre © capture d’écran X
Le candidat LR à la présidentielle, Bruno Retailleau, a présenté son “plan pour rétablir l’ordre dans les comptes publics”, lundi 12 octobre. Ce plan prévoit 197 Md€ d’économies d’ici à 2032, dont 96 Md€ sur les dépenses de l’État. Parmi les économies répertoriées par le candidat LR figure le financement de l’audiovisuel public. Bruno Retailleau maintient l’idée d’imposer la création d’“un seul pôle” pour le service public, mesure toujours soutenue par les députés LR et défendue en son temps par l’ex-ministre de la Culture Rachida Dati. Une holding France Médias regrouperait tout le service public, à l’exception de l’audiovisuel extérieur de la France. Bruno Retailleau ne chiffre pas cette opération dans son programme.
“Emmanuel Macron cherche depuis des années un sujet de référendum. Je lui en propose un : la règle d’or budgétaire, votée par l’Assemblée nationale et le Sénat dès 2011 mais jamais soumise aux Français. Le principe est simple : inscrire dans la Constitution un plafond de dépenses et une trajectoire de redressement que les budgets devront respecter pour mettre fin à la dérive de nos comptes publics. S’il ne le fait pas aujourd’hui, je la soumettrai aux Français dès les cent premiers jours de mon mandat.”
Bruno Retailleau sur X le 12 octobre.
L’examen du projet de réforme de l’audiovisuel public visant à créer une holding regroupant France Télévisions, Radio France et l’INA a fait l’objet d’une motion de rejet préalable à l’Assemblée nationale le 30 juin 2025. Le texte du projet, dans sa version adoptée en commission à l’Assemblée, est ensuite retourné au Sénat, où il a été adopté le 11 juillet 2025 à l’issue d’un “vote bloqué”, autorisé par la Constitution, imposé par la ministre de la Culture Rachida Dati. Depuis, Catherine Pégard, l’actuelle ministre de la Culture, a affirmé, en mars dernier au micro de France Inter, qu’elle n’avait pas l’intention de réformer l’audiovisuel public “dans les prochains mois”.



