Séries : une étude éclaire l'impact des délais de diffusion sur la chute des audiences

Il y a 12 heures
Selon une étude de Luminate, plateforme de référence dans l’analyse de l’industrie du divertissement, l’engagement du public baisse lorsqu’il faut attendre plus d’un an entre deux saisons.

© Jonas Leupe

Dans son dernier rapport intitulé “Meilleures pratiques pour le lancement d’albums et de séries sur un marché du divertissement saturé”, la société d’analyse Luminate confirme une tendance redoutée par les diffuseurs : plus l’écart entre deux saisons est important, plus l’audience dégringole.

L’étude souligne qu’au-delà de douze mois d’attente, l’intérêt des abonnés diminue considérablement, l’engouement initial s’estompant au profit d’autres nouveautés. Alors que les plateformes de streaming ont augmenté les délais de production en raison des coûts et de la complexité des tournages, ce constat rappelle la nécessité de maintenir un rythme de parution régulier pour fidéliser le public dans un marché saturé.

Le rapport se base sur la sortie de programmes phares de ces dernières années. Dernièrement, la saison 2 de The Gentlemen sur Netflix a ainsi enregistré une chute de 47 % d'audience entre sa sortie et son premier week-end, deux ans après une première saison réussie. Le phénomène Stranger Things n’a pas échappé à cette érosion, avec près de 25 % de perte sur sa dernière saison, au même titre que Mercredi, qui enregistre une chute de 59% entre ses deux premières saisons.

À l’inverse, les séries qui maintiennent un rythme de production soutenu tirent leur épingle du jeu. C’est le cas de The Pitt, dont le format « annuel » permet à l’audience de doubler, démontrant l’efficacité d’une diffusion plus rapprochée.