Exclusif – Celluloid Dreams acquiert les droits de vente internationale de “House of the Wind”, premier long du camerounais Auguste Bernard Kouemo Yanghu
La société Celluloid Dreams a obtenu les droits de vente internationale de House Of The Wind, le premier long métrage du réalisateur camerounais Auguste Bernard Kouemo Yanghy. Le film raconte l'histoire de Josette, 80 ans, qui vit seule à Yaoundé, au Cameroun. Tous ses enfants sont partis en Occident. Elle les encourage à construire des maisons au Cameroun, dans l'espoir de les faire revenir. Mais le lien inattendu qu'elle tisse avec Sarah, une jeune femme de son quartier, fait voler en éclats tout ce sur quoi elle a bâti sa vie : sa famille, ses responsabilités et ses espoirs. Le film réunit Josette Kwanya, Moudjeu Pouadeu et Adrien Jolivet dans les rôles principaux.
Ce premier long est une coproduction entre le Cameroun (Horizons d’Afrique), la France (La Mansarde Cinéma), la Belgique (Steel Fish Pictures), le Bénin (Merveilles Production), l’Arabie saoudite ( Red Sea fund) et le Qatar (Doha Film Institute) . Le film est produit par Auguste Bernard Kouemo Yanghu, Arthur Grec, John Engel, Faissol Gnonlonfin et Linda Natacha Kwanya Siakam, est coproduit par Canal+, Proximus, Be-Tv & Orange, BNP Paribas Fortis Film Finance. Il bénéficie également de la participation de TV5 Monde, le soutien de l'Avance sur recettes du CNC, de Pictanovo et la région Hauts-de-France, du CCA de la Fédération Wallonie-Bruxelles, du Tax Shelter belge, du Fonds Image de la Francophonie de l'OIF, du Fonds Jeune Création Francophone avec la contribution financière de l’Union Européenne et le concours du Groupe des Etats ACP.
Intime et universel
Pour Saliha Guemraoui, de Celluloid Dreams, la force du projet réside dans son regard singulier sur l'une des grandes questions de notre époque. "Les récits de migration sont presque toujours racontés du point de vue de ceux qui partent, souligne-t-elle. House of the Wind choisit au contraire de s'intéresser à ceux qui restent."
Elle souligne également la résonance universelle du film dans le contexte actuel des mobilités internationales : "Dans le contexte des migrations africaines contemporaines, le film explore les conséquences émotionnelles de la séparation à travers le regard de ceux qui demeurent : les parents, les maisons et les communautés qui attendent le retour de leurs proches, ajoute-t-elle. C'est un point de vue rarement porté à l'écran, et c'est ce qui confère au film d'Auguste Bernard une portée à la fois profondément intime et universelle."



