La Fabrique Cinéma de l’Institut français annonce les lauréats de la 18ᵉ édition

27 mars 2026
Le programme d'accompagnement a sélectionné dix projets portés par cinq réalisatrices et cinq réalisateurs, ainsi que leurs producteurs. Cette année, à Cannes, ils pourront compter sur le soutien de leur parrain Boris Lojkine.
Boris Lojkine à l'Institut français

Depuis sa création en 2009, La Fabrique Cinéma a accueilli 321 cinéastes et producteurs. © Institut français

Chaque année, au Festival de Cannes, le même objectif : "Mettre en lien le binôme réalisateur-producteur de nos lauréats avec de potentiels soutiens financiers." Éva Nguyen Binh, présidente de l'Institut français, présente ainsi le programme La Fabrique Cinéma, dédié à l'émergence de la jeune création cinématographique issue des pays du Sud sur le marché international. "À travers cette initiative, nous soutenons le dialogue interculturel", a-t-elle complété, jeudi 26 mars, lors d'une conférence de presse. Elle a également annoncé un partenariat élargi avec la Semaine de la critique, "avec laquelle nous partageons des valeurs". La plage de cette section historique recevra les équipes de La Fabrique Cinéma.

La parité atteinte

L'action pourra aussi s'appuyer sur le cinéaste Boris Lojkine, parrain de la 18e édition. Présent lors de la rencontre, le réalisateur de Hope, Camille et L'Histoire de Souleymane s'est dit enchanté par la demande. "Pour moi, le cinéma raconte le monde, a-t-il déclaré. Les films d'ailleurs m'intéressent plus que les histoires parisiennes." Le tournage de Camille, en République centraficaine, lui a permis de percevoir l'absence de politiques culturelles pour accompagner les auteurs et les producteurs. Alors, naturellement, la démarche de l'Institut français lui a plu. Depuis sa création, La Fabrique Cinéma a porté 174 projets, pour un taux d'aboutissement de 40 %. Cela correspond à 66 films réalisés.

Cette année, "la parité a été atteinte", ont signalé Émilie Pianta-Essadi et Gabrielle Béroff-Gallard, respectivement responsable du pôle Mobilités et cheffe de projet de La Fabrique Cinéma. Elles remarquent en outre que "de plus en plus de films sont portés par des productrices, environ 60 % des projets déposés". "Nous avons reçu 135 films éligibles et avons dû en prendre seulement dix", a indiqué la première. Huit de ces futures œuvres potentielles des premiers longs-métrages. Parmi lesquels UFO's in the Tropic de l'Équatorien Rob Mendoza, "un film queer tropical", ou encore Laissées-pour-compte de la Marocaine Kenza Tazi, "un huis clos carcéral".

Les dix projets sélectionnés sont :

  • The Last Dog on Earth de Nina Kopko (Brésil), produit par Leticia Friedrich (Boulevard Filmes)
  • UFO's in the Tropic de Rob Mendoza (Équateur), produit par Isabel Carrasco (Cinema Verano)
  • Pays poète éternel de Samuel Suffren (Haïta), produit par Samuel Suffren (KITFILMS)
  • Strong Wind de Lydia Matata (Kenya), produit par Ivy Kiru (AQ Pictures)
  • Laissées-pour-compte de Kenza Tazi (Maroc), produit par Ayoub El Jamal (ATA Production)
  • Till The Morning Comes de Dika Ofoma (Nigeria), produit par Blessing Uzzi (Bluhouse Studios)
  • Ping-Pong de Saleh Saadi (Palestine), produit par May Jabareen (Philistine Films)
  • Divine Poison de Nehir Tuna (Turquie), produit par Gökçe Ișil Tuna (Yeni Sinemacilik)
  • What We Don't Say de Maria Gracia Saavedra (Vénézuela), produit par Beto Benites (Cromauno Audiovisuales)
  • The River Knows Our Names de Huyên Chi Mai (Vietnam), produit par Trang Thy (Mayba Productions)