Le président de l’Arcom répond aux attaques dans un billet

19 mars 2026
Martin Ajdari revient sur les récentes accusations de censure et de laxisme à propos de décisions concernant la chaîne CNews et expose la complexité de la mission de “gendarme de l’audiovisuel”.
Martin Ajdari

Martin Ajdari, président de l’Arcom © DR.

Martin Ajdari, président de l’Arcom (Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique), clarifie les modalités de l’action de l’autorité dans un billet publiée en ligne. Alors que l’Arcom est régulièrement accusée de censure, ou au contraire de passivité, il revient notamment sur les deux sanctions prononcées par l’Autorité à l’égard de la chaîne CNews (Groupe Canal+) et l’action en référé intentée devant le Conseil d’État pour contraindre l’Arcom à agir contre la chaîne au motif d’un défaut de pluralisme. Il évoque aussi une tribune publié dans Le Figaro le 12 mars dernier dans laquelle est mise en cause une des deux sanctions pour absence de maîtrise de l’antenne à la suite de propos incitant à la haine. Le président de l’Arcom souligne à ce sujet que les décisions de l’Arcom ne visent pas les auteurs de propos tenus à l’antenne mais visent les chaînes qui manquent à leur devoir de “maîtrise de l’antenne”.

Plus largement, avec ces deux exemples, Martin Ajdari entend montrer en quoi la complexité de la mission expose chaque jour l’Arcom à la critique de ceux qui la considèrent alternativement comme un complice passif des excès dans l’exercice de la liberté d’expression et comme son censeur biaisé.