L’Adami fustige le traitement de la culture dans le budget du gouvernement

5 février 2026
La société de gestion collective juge que “la culture paie le prix fort” dans le PLF 2026, pointant les budgets réduits de France Télévisions, du CNC ou du Centre national de la musique.
Adami

Adopté lundi à l’Assemblée nationale après le rejet des motions de censure et le recours à l’article 49.3, le budget de l’État pour 2026 pour les secteurs culturels et les arbitrages retenus traduisent “une réalité préoccupante : une fragilisation structurelle des artistes et de l’emploi culturel en France”, pour l’Adami (société civile pour l’Administration des droits des artistes et musiciens interprètes). La société de gestion collective alerte, jeudi 5 février, sur les conséquences concrètes de ces choix budgétaires, “qui touchent de plein fouet la création, l’emploi artistique et l’accès à la culture”.

L’Adami pointe le budget de l’audiovisuel public qui est amputé de 86 M€, avec un effort pesant principalement sur France Télévisions (-80 M€), mais aussi sur Radio France (-4,1 M€) et l’INA (-1,5 M€). La société de gestion collective dénonce aussi une perte de 34 M€ pour le CNC, liée à l’extension d’un abattement fiscal aux chaînes privées, et une nouvelle ponction de 50 M€ sur sa trésorerie, après celle de 500 M€ en 2025.

“Le soutien à l’emploi artistique, au spectacle vivant, à la création et à la transmission est directement touché. Ce sont les fondations mêmes de la diversité culturelle française qui s’érodent. Les artistes-interprètes ne sont ni une variable d’ajustement ni un coût secondaire. Ils sont au cœur de la création, de l’attractivité culturelle et du lien social. Affaiblir la culture, c’est fragiliser durablement la société tout entière.”

L’Adami.

L’Adami déplore de même la diminution des moyens pour le Centre national de la musique (-7 M€), le sous-financement chronique du Fonpeps (36,4 M€ prévus pour 60 M€ nécessaires), la baisse des moyens du Pass culture (-43 M€) et le recul de 4,42% de la mission Culture et de 5,24% de la mission Médias, livres et industries culturelles du ministère de la Culture.