La ministre de la Culture condamne des propos du directeur général de la Cinémathèque française
Frédéric Bonnaud, le directeur général de la Cinémathèque française, est intervenu le 22 octobre à l’université Paris I-Panthéon-Sorbonne auprès d’une classe d’étudiants en cinéma dans le cadre d’une ciné-rencontre organisée par un enseignant. Questionné à propos de la polémique créée, en décembre 2024, par la projection à la Cinémathèque du film le Dernier Tango à Paris (1972), de Bernardo Bertolucci, Frédéric Bonnaud a provoqué l’indignation des étudiants en rétorquant que “Maria Schneider a été maltraitée. Maria Schneider a été utilisée”, mais qu’elle “n’a pas été abusée sexuellement”. Ces propos, relayés par la presse ces derniers jours, ont provoqué la réaction de la ministre de la Culture, Rachida Dati, qui “condamne fermement ces déclarations” et juge qu’ils relèvent d’une opinion personnelle n’impliquant pas la Cinémathèque française.
La ministre rappelle que la Cinémathèque française mène une action exemplaire en matière de prévention des VHSS et d’égalité entre les femmes et les hommes, que ce soit dans le cadre de sa politique sociale interne, de sa gouvernance récemment rénovée, qui prévoit désormais la parité dans tous ses organes de décision, ou de sa programmation repensée, qui valorise de façon particulièrement proactive les talents féminins de l’histoire du cinéma.
Rachida Dati demande donc au président de la Cinémathèque française, Costa-Gavras, et à son conseil d’administration “d’examiner rapidement les mesures qu’appelle cet incident”.






