FIFF de Namur : un festival qui garde l’élan

10 septembre 2025
Avec Réda Kateb, Sylvie Testud et une nouvelle génération de cinéastes, la 40e édition dévoilée mercredi midi réaffirme Namur comme un carrefour francophone.

De gauche à droite : Les Baronnes de Mokhtaria Badaoui & Nabil Ben Yadir (film d’ouverture), L’Affaire Bojarski de Jean-Paul Salomé avec Réda Kateb, et Le Gang des Amazones de Mélissa Drigeard (film de clôture).

Du 3 au 10 octobre, la ville wallonne vivra au rythme du cinéma francophone. “En près de quarante ans, nous avons montré plus de 5 000 films, accueilli un million de spectateurs et vu éclore des cinéastes devenus incontournables”, a rappelé la déléguée générale Nicole Gillet lors de la conférence de presse.

L’ouverture sera confiée à Les Baronnes de Nabil Ben Yadir, coréalisé avec sa mère Mokhtaria Badaoui, où quatre grands-mères de Molenbeek transforment leur quotidien en comédie musicale. La cérémonie de clôture aura lieu dès le 8 octobre, avec Le Gang des Amazones, un polar au féminin. Les deux derniers jours seront réservés aux reprises.

Treize longs-métrages sont en compétition, du Québec au Burkina Faso. Le jury sera présidé par le réalisateur et metteur en scène tunisien Lotfi Achour, révélé à Cannes avec La laine sur le dos et primé l’an dernier à Namur pour Les Enfants rouges. À ses côtés, l’actrice franco-rwandaise Élaine Umuhire (Birds Are Singing in Kigali) et le cinéaste québécois Stéphane Lafleur (Tu dors Nicole).

Au-delà des films, le FIFF garde sa dimension professionnelle : le FIFPRO accueillera des projets de coproduction, et la journée Wallimage, le 8 octobre, favorisera les rencontres entre producteurs et techniciens. Réda Kateb, Sylvie Testud, Benoît Delépine ou Yoann Blanc feront partie des invités attendus. Quarante éditions plus tard, Namur n’a rien perdu de son élan, en proposant un festival où le cinéma se regarde, se discute et continue de surprendre.

https://www.fiff.be/