La SRF rend hommage au réalisateur Yves Boisset
Après le décès du cinéaste Yves Boisset, lundi 31 mars à l’âge de 86 ans, la SRF (Société des réalisatrices et réalisateurs de films) rend hommage, ce mercredi, à celui qui laisse derrière lui une filmographie ‟riche et engagée”, conçue à destination du grand public mais ‟toujours teintée d’une vision singulière et d’un sens aigu du combat politique”.
Les membres de la SRF rappellent qu’Yves Boisset n’a cessé de faire de son cinéma ‟un outil pour alerter l’opinion sur des sujets encore trop peu explorés dans la France des années 1970 et au-delà”. Du racisme systémique dans Dupont Lajoie (1975) aux crimes de l’armée française en Algérie dans R.A.S. (1973), ‟la dénonciation des maux délétères de la société nourrit une œuvre dense, foisonnante, jamais tiède – faisant même parfois l’effet d’un réveil salutaire”.
‟Intrépide, il n’a jamais cédé aux intimidations – notamment officielles – et aux agressions des groupuscules d’alors de l’extrême droite”, pointe la SRF. Ses films le Juge Fayard dit ‟le Shériff” (1977), l’Attentat (1972) ou Un condé (1970), ont marqué les amateurs de son genre fétiche, le thriller, qu’il s’est évertué à rendre politiquement et socialement engagé, ajoute la Société des réalisatrices et réalisateurs de films.
‟Dans le climat actuel de résurgence de l’obscurantisme, les cinéastes de la SRF tiennent d’autant plus à saluer le travail exemplaire de ce défenseur opiniâtre et résolu des causes justes, et adressent leurs condoléances sincères à ses proches.”





