3 questions à Patrice Revaux, cofondateur et sélectionneur du Festival Filmoramax

20 septembre 2023
La 3ème édition du Festival International du Court Métrage se déroulait à Lyon du 12 au 16 septembre dernier.

Les festivals de courts métrages ne manquent pas, notamment dans la région Auvergne-Rhône-Alpes, alors comment êtes vous parvenu à initier Filmoramax ?

L’idée a germé dans l’esprit d’Arnaud Mizzon et moi-même après que nous ayons accompagnés dans des festivals de nombreux courts métrages que nous avons produits avec notre société, Lorbac Productions. Nous nous sommes alors associés avec Baptiste Brun pour initier un événement qui rassemblerait les jeunes talents internationaux à Lyon, la ville du premier film. Notre idée était de créer une compétition internationale ouverte sur le monde, mais aussi une compétition régionale pour mettre en avant les talents locaux et affirmer l’identité de notre événement. Cette année, nous avons également initié une compétition étudiante internationale pour permettre aux auteurs n’ayant pas encore eu accès au monde professionnel de la production de démontrer tous leurs talents. J’ajoute que nous avons rassemblé uniquement des partenaires privés, de Pathé Grand Lyon à la Banque Populaire, en passant par Air France, LIP Intérim ou OCS qui ont tous adhéré à notre vision.

Quelle ligne éditoriale avez-vous mis en place ?

En tant que cinéphile, nous ne nous limitons à aucun genre cinématographique. Au contraire, nous tenons à ce que nos spectateurs puissent découvrir aussi bien des comédies que des drames, des thrillers ou des films d’horreur. C’est ainsi que nous construisons toutes nos compétitions, afin de les rendre les plus éclectiques possibles. Cela nous permet aussi de célébrer tous les talents. D’où la présence d’un partenaire comme OCS qui s’engage à diffuser sur ses antennes les films récompensés au palmarès. Nous tenons à ce que ces jeunes cinéastes en devenir puissent gagner en visibilité, aussi bien vis-à-vis de la profession que du grand public. Les festivals comme le nôtre ont cette mission très vertueuse de démontrer aux spectateurs combien les courts métrages ne sont pas des œuvres amateurs ou expérimentales, mais qu’au contraire, ils sont souvent accessibles, pétris de qualité, et ont toute leur place sur un grand écran.

Et quelles sont les perspectives de développement de votre événement ?

Nous maitrisons le format actuel avec nos différentes compétitions et nous devrions continuer dans cette voie. Notre axe principal de développement porte notamment sur les master classes et interactions entre les auteurs, les spectateurs et les professionnels que nous souhaitons renforcer. Cette année, nous avons eu le plaisir d’accueillir un ingénieur comme Xavier Perret qui a pu nous parler longuement de l’intelligence artificielle. On voit à quel point cette notion soulève bon nombre de questions, d’interprétations, auxquelles nous n’avons pas encore toutes les réponses. L’industrie et le public doivent être sensibilisés à ces problématiques. Même s’il faut rester confiant car, pour l’instant, tout porte à croire que l’IA s’avère être davantage un outil au service de la créativité et devrait apporter une nouvelle forme de création, plus complémentaire.