2023, année d’espoir pour le cinéma

21 décembre 2022
Marquée du sceau de la reprise, l’année 2022 devrait s’achever autour des 150 millions d’entrées en salles. Avec une offre pléthorique, 2023 devrait voir le marché de l’exploitation retrouver des scores dignes d’avant la crise.

Après deux années tronquées par les confinements successifs, l’année 2022 aura été le premier exercice complet pour les salles de cinéma depuis trois ans. Si les 150 millions d’entrées annuelles devraient bien être atteintes, c’est d’abord en raison d’une offre américaine enfin au rendez-vous, du triomphe de Top Gun : Maverick (Paramount Pictures) aux débuts tonitruants d’Avatar : la voie de l’eau (The Walt Disney Company France) en passant par les œuvres estampillées Marvel (Doctor Strange 2Black Panther 2, Thor 4), DC (The Batman, Black Adam), ou Illumination (les Minions 2).

Les salles ont également bénéficié des résultats de films art et essai tels qu’En corps (Studiocanal), la Nuit du 12 (Haut et Court), As bestas (Le Pacte), les Enfants des autres (Ad Vitam Distribution), Un autre monde (Diaphana Distribution), Revoir Paris (Pathé), Sans filtre (Bac Films Distribution) et l’Innocent (Ad Vitam), ainsi que sur des œuvres françaises grand public comme Novembre (Studiocanal), Maison de retraite (UGC Distribution) ou Simone – Le Voyage du siècle (Warner Bros.).

L’année 2023 semble s’annoncer sous de pareils auspices, avec une offre large, diverse et de qualité dans toutes les cinématographies (grand public, art et essai, américaine, française, européenne et internationale).

Le cinéma français pourra s’appuyer sur de fortes locomotives, notamment du côté de Pathé avec l’aventure familiale Astérix et Obélix : l’empire du Milieu, réalisé par Guillaume Canet, ou le spectacle épique proposé par l’adaptation en deux volets des Trois Mousquetaires, de Martin Bourboulon. En terme de comédie, le public devrait également être comblé avec les retours de Dany Boon (la Vie pour de vraie), de la Bande à Fifi (Alibi.com 2 et 3 jours max) ou du duo Eric Tolédano-Olivier Nakache (Une année difficile), trois valeurs sûres du box-office.

Une offre pléthorique pour retrouver des scores d’avant la crise

L’été prochain apportera son lot de moments estivaux incontournables, d’Indiana Jones et le cadran de la destinée (The Walt Disney Company France) au nouveau film de Christopher Nolan, Oppenheimer (Universal Pictures), en passant par les prémices de la conclusion d’une des plus grandes sagas du cinéma d’espionnage contemporain, Mission : impossible – Dead Reckoning partie 1 (Paramount Pictures).

D’autres grandes franchises seront au rendez-vous, notamment du côté de Marvel avec les sorties d’Ant-Man et la Guêpe : Quantumania, de The Marvels, ou encore du troisième et dernier opus consacré à l’équipe des Gardiens de la galaxie. Sans oublier les retours des sagas John WickExpandables et Hunger Games (Metropolitan FilmExport). Le studio DC-Warner bénéficiera pour sa part de The Flash ainsi que des suites de Shazam et d’Aquaman. La seconde partie de Dune devrait faire l’événement à l’automne. Le cinéma d’animation sera notamment marqué par une nouvelle production Pixar, Elémentaire, ainsi que par l’adaptation des studios Illumination de la célèbre licence de jeu vidéo, Super Mario Bros (Universal Pictures).

A l’occasion du lancement de la saison des cérémonies américaines en début d’année, le public pourra découvrir bon nombre de films annoncés comme de sérieux prétendants aux plus belles récompenses, de Babylon (Paramount Pictures) à The Fabelmans (Universal Pictures). Autant de promesses de cinéma qui devraient drainer un large public vers toutes les salles et toutes les typologies d’œuvres.