Le cinéma chinois loin d'être abattu par la crise sanitaire
Les possibilités de collaboration sino-européenne et les tendances du marché du cinéma chinois ont été explorées au cours du sixième laboratoire de contenu organisé, en espace virtuel, par l'association de producteurs sino-européens "Bridging the Dragon". Celle-ci est réputée pour être la seule à axer ses réflexions autour du développement de nouvelles opportunités partenariales entre les industries cinématographiques chinoises et européennes.
Plus de 90 participants venus d’Europe, de Chine et, pour la première fois, de Nouvelle-Zélande, se sont réunis sur la plateforme dédiée au rendez-vous. Étaient notamment présents la China Film Co-Production Corporation (CFCC), des distributeurs leaders du marché chinois comme Lian Ray Pictures ou encore la société Road Pictures qui importe des films d'art et d'essai haut de gamme.
Tous ces experts ont exploré durant cinq jours les possibilités de collaborer sur leurs projets respectifs à venir. Il en ressort que les productions chinoises cherchent majoritairement des partenaires français et même à tourner leurs œuvres sur le territoire national.
Un débat a également été consacré aux attentes du public chinois qui reste attaché aux productions de films patriotiques qui les dépeignent comme des héros. Même si les genres tels que l’animation, la fantasy et la science-fiction restent très prisés.
De plus, en 2019, en raison du conflit commercial opposant la Chine aux Etats-Unis, seuls deux films hollywoodiens trustaient le top 10 du box-office chinois.
Le directeur général de la China Film Co-Production Corporation, Liu Chun, a indiqué que le box-office en Chine continentale a atteint plus de 2 milliards d’euros de recettes depuis la réouverture des cinémas en juillet et a même atteint un montant de 470 millions d’euros lors de la semaine de la fête nationale en octobre dernier, soit 85% du résultat généré sur la même période l’an dernier. Ce qui lui a permit de dépasser les résultats du marché américain rudement mis à mal par l’épidémie.


