Disparition du réalisateur flamand Robbe De Hert

Considéré comme « l’enfant terrible du cinéma flamand », le cinéaste Robbe De Hert est décédé des suites d’un diabète.
Né en 1942 à Farnborough au Royaume-Uni, il co-fonda avec ses comparses Patrick Le Bon et Guido Henderickx le collectif Fugitive Cinema qui militait dans les années 70 en faveur d’un cinéma social et militant.
Il rencontra un très grand succès public en 1980 avec De Witte van Sichem (600 000 entrées), adaptation d’un roman d’Ernest Claes dans laquelle il évoquait les conditions de vies misérables dans la Flandre du début du XXème siècle. En 1989, il se lance dans la veine autobiographique avec Blueberry Hill, une évocation de sa jeunesse scolaire qui remporte les Prix Plateau du meilleur film belge et connaîtra une suite avec Brylcream Boulevard (1995).
Il a également touché au thriller avec Trouble in Paradise (1989), dressé le portait d’un résistant flamand face aux Nazis (Gaston’s War, 1997) et adapté en 2000 les romans de l’écrivain anversois Willem Elsschot (Lijmen/Het Been, avec Koen de Bouw, Sylvia Kristel et Jan Decleir).
Après de nombreuses années de travail, son dernier projet, Hollywood aan de Schelde, un documentaire sur l’histoire du cinéma flamand, fut présenté en 2018 au Festival du film d’Ostende.



