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Commission d’enquête sur l’audiovisuel public : la direction de France Télévisions défend sa stratégie éditoriale
Suite à la reprise des travaux de la commission d’enquête sur la neutralité, le fonctionnement et le financement de l’audiovisuel public la semaine dernière, une table-ronde a été organisée ce 27 janvier avec les directeurs et directrices de France Télévisions. Interrogés au sujet de la stratégie éditoriale du groupe, ils ont réexprimé avec conviction leur mission de service public auprès des Français.
Conséquences sur l’offre de l’engagement en faveur du “streaming first”
Annoncée par Delphine Ernotte à l’occasion de ses vœux pour 2026, cette “plus grande réforme depuis plus de 20 ans”, comme l’a présentée le président de la commission, a été défendue par Tiphaine de Raguenel, directrice des publics et de la stratégie éditoriale, qui a expliqué que cette décision s’inscrivait“pleinement dans la continuité des mouvements réalisés ces cinq dernières années” face aux nouveaux usages numériques des publics et leur affinité pour des programmes ou créateurs spécifiques. “Il nous semble indispensable d’adapter nos offres à la fois en termes de distribution et de contenus”, a-t-elle déclaré, en évoquant notamment la nécessité de proposer de l’information pour les jeunes publics sur les réseaux sociaux.
Des performances remises en question vis-à-vis du budget alloué
Comparant France Télévisions à ses concurrentes, les chaînes privées (TF1, M6, Canal+) et les chaînes publiques européennes, Charles Alloncle a pointé du doigt des résultats contestables. Tiphaine de Raguenel a précisé que le marché français avait la spécificité d’avoir privatisé sa première chaîne audiovisuelle, ce qui n’est pas le cas en Italie ou en Angleterre, et que le budget de l’audiovisuel allemand était deux fois supérieur à celui français. En outre, les missions de France Télévisions couvrent les réseaux régional et ultra-marin, responsabilité qui n'incombe pas aux chaînes privées. Manuel Alduy, directeur du cinéma, des fictions internationales et jeunes adultes, a quant-à-lui évoqué des différences éditoriales et de publics avec ces dernières. “Contrairement à TF1, nous nous sommes interdits d’acheter des séries américaines. Nos programmes sont moins commerciaux car ils n’ont pas vocation à faire de la rentabilité publicitaire”, a-t-il exprimé.
Déficit de pluralisme et externalisation des programmes
La semaine dernière, des représentants syndicaux du groupe ont communiqué leurs inquiétudes concernant le respect du pluralisme et de la neutralité, avec près de 80% des émissions de flux produites par deux sociétés, Mediawan et Together Media. De plus, la direction du service public a pris la décision de ne plus accueillir d’invités politiques sur les émissions de France 5 C à vous et C ce soir. À cela, Florent Dumont, directeur des magazines, a assuré que “les chartes déontologiques s’appliquent à toute émission acquise ou produite à l’extérieur”, avec la supervision de l'Arcom. Concernant les invités politiques, “un principe de précaution” a été adopté jusqu’à l’ouverture de la campagne municipale le 2 février de manière à ce que les trois décomptes démarrent à la même date.
Sur-représentation des jeux sur France 2
Alexandra Redde-Amiel, directrice des divertissements et des jeux, a insisté sur l’importance de ces “rendez-vous fédérateurs, populaires et accessibles” qui offrent à tous les Français un accès à la culture. Un argument contre la mise en cause de Charles Alloncle, qui a énoncé l’idée que l’audiovisuel public était attendu sur d’autres programmes. “En 2025, sur 20 marques de jeux, 14 sont des créations françaises. Nos succès s’exportent à l’international et notre offre n’est pas une répétition de formats mais une diversité de moments qui permet à chacun de trouver sa place dans notre grille”, a-t-elle affirmé. Face à des accusations de manque de performances, elle a insisté sur la nécessité de prendre des risques éditoriaux et d'appréhender les échecs de manière à en tirer les enseignements : “Vous parlez beaucoup d’audience, tandis que je parle d’impact sur le monde de demain”, a-t-elle conclu son intervention.
“Streaming first” : en quoi consiste la réorganisation de France Télévisions ?
Une réorganisation interne de grande ampleur. Dans un document d’une cinquantaine de pages présenté aux représentants du personnel le 22 janvier, le groupe audiovisuel public a détaillé les principes de sa future organisation. Face au déplacement massif de la consommation des contenus vers les plateformes, la direction prévoit de déployer le numérique de manière transversale au sein de chaque direction.
Le numérique au cœur du dispositif
Exit la direction du numérique, jusqu’ici constituée comme une entité autonome. Il est proposé, précise le document, de mettre fin à cette séparation en “intégrant la culture et l’expertise numérique dans chacune des directions afin de disposer d’un socle d’expertise partagé et de s’adapter à tous les environnements.” Le projet prévoit une organisation structurée autour de deux pôles distincts : un premier, centré sur l’actualité, chargé de faire des offres linéaires “une vitrine qui rassemble le meilleur du service public” ; un second, dédié aux contenus à destination prioritaire du streaming, avec une logique de conception pensée dès l’amont pour la plateforme.
Dans ce modèle, france.tv devient la porte d’entrée principale du groupe, avec une priorité donnée à l’information. Alors que la défiance à l’égard des médias s’est accrue à l’échelle mondiale, 73 % des Français déclarent faire confiance à l’information de France Télévisions, un niveau sans équivalent dans le paysage médiatique national. En 2025, la plateforme france.tv s’est imposée comme la plateforme de vidéo à la demande gratuite la plus consultée, avec près de 40 millions de visiteurs uniques mensuels, en progression de 13 % par rapport à 2024, rappelle le document.
Avec cette nouvelle organisation, plusieurs directions seront rattachées directement à la présidence du groupe : la direction générale adjointe des offres et de la stratégie éditoriale, la direction du marketing, une direction du produit et des technologies, ainsi qu’une nouvelle direction IA, chargée d’assurer le déploiement transverse de l’intelligence artificielle générative au sein de l’entreprise.
“Un Big bang de l’organisation”
“C’est un Big bang de l’organisation de France Télévisions”, observe le journaliste Jean-Hervé Guilcher, secrétaire du CSE central du groupe. Alors que le calendrier prévoit une mise en œuvre progressive de la nouvelle organisation à partir de juin 2026, le CSE a mandaté une expertise indépendante afin d’analyser les transformations opérées dans d’autres groupes audiovisuels, notamment à la BBC et à TF1. “Nous sommes conscients de la réalité du secteur audiovisuel, mais nous voulons vérifier que la nouvelle organisation de France Télévisions va répondre à ces nouveaux enjeux et quels seront les impacts sur les salariés”, ajoute-t-il.
Si la direction affirme inscrire sa stratégie dans le respect du dialogue social, le représentant du personnel alerte sur un climat de plus en plus tendu en interne. “La situation est très dégradée du côté des salariés.”, affirme Jean-Hervé Guilcher. Et de conclure : “Il y a une inquiétude sur la situation générale de l’entreprise. Nous restons très vigilants sur les projets de la présidence. Nous voulons qu’ils aient du sens.”
Le documentaire, nécessité démocratique et fragilisation économique : la feuille de route de Gaëtan Bruel

Invité du Fipadoc pour la première fois depuis sa prise de fonctions à la tête du CNC, Gaëtan Bruel a livré un propos à la fois personnel, politique et stratégique sur l’état et l’avenir du documentaire. Une intervention marquée par un constat paradoxal : jamais le documentaire n’a été aussi nécessaire dans le débat démocratique, et jamais il n’a été aussi fragilisé dans ses conditions d’existence.
Le président du CNC a d’abord rappelé son attachement intime au genre, qu’il décrit comme sa porte d’entrée vers le cinéma. Pour lui, le documentaire peut atteindre des sommets comparables aux plus grandes fictions. Plus encore, il incarne selon lui une « éthique du réel », essentielle à l’heure où l’image est de plus en plus manipulée, fictionnalisée ou générée par l’IA.
“Ce rapport au réel confère au documentaire une fonction démocratique centrale. Dans un monde saturé d’images, traversé par la désinformation et la perte de confiance dans les faits, le documentaire apparaît comme un antidote. Les chiffres confirment son ancrage dans les usages : 95% des Français en regardent, près de la moitié régulièrement, et certains succès récents en salles ou à la télévision témoignent de son attractivité. Pourtant, malgré cette reconnaissance publique et critique, la filière traverse une zone de turbulences.”
Gaëtan Bruel, président du CNC.
Il a ensuite pris le temps de décrire les raisons multiples de cette fragilisation. Pour Gaëtan Bruel, elle tient d’abord aux tensions financières qui pèsent sur les diffuseurs, publics comme privés, dans un contexte de mutation rapide des usages et de concurrence accrue des plateformes sociales gratuites. Elle s’exprime aussi par la baisse ou le gel des commandes documentaires, l’arrêt ou la remise en cause de marchés professionnels structurants, et par des attaques répétées contre le modèle français de soutien à la création et contre le service public audiovisuel.
Trois priorités à l'ordre du jour
Face à cela, Gaëtan Bruel martèle trois priorités. La première est la défense du rôle central du service public : près des trois quarts des apports à la production documentaire aidée proviennent des chaînes publiques, France Télévisions représentant à elle seule plus de la moitié des volumes. Sans un service public fort, rappelle-t-il, il n’y a tout simplement pas de documentaire en France.
La deuxième priorité concerne l’intégration des plateformes au financement de la création, rendue possible par le décret SMAD. Si cette contribution ouvre de nouvelles perspectives et a déjà permis des succès notables, elle doit être encadrée afin de garantir la diversité des écritures et un bénéfice réel pour l’ensemble de l’écosystème.
Enfin, le président du CNC insiste sur la nécessité de ne pas céder au défaitisme. Malgré les contraintes budgétaires, le documentaire français reste d’une vitalité exceptionnelle, porté par la diversité des formats, l’essor des séries documentaires, la coproduction internationale et une reconnaissance croissante à l’export, avec près de 45 millions d’euros de ventes en 2024.
L’un des leviers majeurs pour l’avenir réside dans l’éducation aux images. Bruel salue le plan conjoint Culture–Éducation nationale visant à garantir un accès généralisé à l’éducation au cinéma et à l’audiovisuel pour l’ensemble des élèves. Dans un contexte d’inquiétude massive sur le rapport des jeunes – et des adultes – aux écrans, le documentaire peut jouer un rôle structurant en réconciliant regard critique, sens du réel et expérience collective.
Sur le plan international, il annonce le maintien en 2026 d’une édition resserrée du Sunny Side à La Rochelle, tout en ouvrant une réflexion plus large sur l’avenir d’un marché documentaire international en France. Il plaide également pour une stratégie offensive à l’export et au niveau européen, où le documentaire peut faire le lien entre création, information et démocratie.
Fipadoc : Arte maintient le cap de sa ligne éditoriale et confirme son engagement dans le documentaire
Le discours de Bruno Patino et de ses équipes au Fipadoc s’est articulé autour de l’engagement d’Arte pour le documentaire et le réel, en maintenant un cap clair malgré les évolutions économiques et technologiques. Le président d’Arte a insisté sur le fait que préserver le cœur du projet, c’est-à-dire le récit documentaire, reste prioritaire : « le réel est ce que nous partageons tous et qui permet de construire une compréhension commune du monde. Cette mission s’accompagne de la promotion de la diversité des regards, des formes et des écritures, considérée comme essentielle pour enrichir la vie des spectateurs et leur capacité à interagir avec le monde » a-t-il affirmé.
L’orientation stratégique met l’accent sur l’adaptation aux nouveaux usages numériques et aux plateformes, permettant à Arte de déployer ses œuvres dans l’espace public européen, à travers le projet Arte+Europe. L’objectif n’est pas de devenir un géant économique, mais de favoriser la circulation des œuvres documentaires au sein de l’Europe, renforçant le dialogue entre cultures et l’espace public commun.
Boris Razon, le directeur éditorial, a souligné que l’actualité mondiale (retour des conflits, populisme, transformations économiques et technologiques) renforce l’importance d’un média public européen capable de produire des récits nuancés et factuels. Il rappelle la « plateformisation » d’Arte comme un outil clé pour diffuser les documentaires et toucher de nouveaux publics, notamment les jeunes adultes, en offrant des formats flexibles et des durées adaptées aux usages numériques. L’investissement dans le documentaire reste stable, à hauteur de 47,5 millions d’euros pour 2026, reflétant la conviction qu’il est essentiel pour former des citoyens européens éclairés et engagés.
L’accent est mis sur la qualité des contenus scientifiques et environnementaux. Hélène Ganichaud, directrice de l’unité Découverte et Connaissance, explique que la science constitue une boussole pour raconter la complexité du monde, en particulier face aux crises environnementales et climatiques. Les documentaires scientifiques et d’investigation combinent rigueur scientifique et créativité narrative, permettant d’explorer des enjeux écologiques tout en captant l’attention des spectateurs. La priorité donnée aux plateformes numériques renforce la créativité et la diversité des formes, permettant d’aborder des sujets historiques, patrimoniaux, scientifiques ou environnementaux de manière innovante et immersive.
Quant à Mariane Levy-Leblond, Directrice de l’Unité Créations Numériques, elle a insisté sur la diversité des écritures et des publics, en s’appuyant sur des formats courts et des contenus interactifs ou numériques, comme Le Vortex ou High School Radical, qui favorisent une relation plus horizontale et conversationnelle entre créateurs et spectateurs. Elle souligne également l’importance de la présence pérenne en ligne, en diffusant des contenus sur YouTube, TikTok, Instagram et Arte Radio.
Enfin, Mathilde Michel-Lambert, Directrice de l'Unité Arts et Spectacles, met en avant la créativité et l’émotion dans la narration audiovisuelle, en proposant des formats variés allant du court au long, unitaire ou en série, pour explorer l’histoire, la science, l’art, la musique et le patrimoine culturel. L’accent est mis sur la recherche d’expériences sensibles et immersives, où les spectateurs peuvent s’émerveiller, apprendre et se connecter à des récits riches et diversifiés. Elle souligne l’importance de mettre en lumière des parcours d’artistes, des phénomènes culturels ou des figures emblématiques, pour renforcer la proximité entre public et création.
Dans l’ensemble, le discours d’Arte repose sur trois axes principaux :
- 1. Préserver et promouvoir le documentaire et le réel comme fondement de la compréhension du monde.
- 2. S’adapter aux usages numériques et aux plateformes pour toucher de nouveaux publics et stimuler la créativité.
- 3. Renforcer la dimension européenne et démocratique du média, en faisant circuler les œuvres et en créant un espace public partagé fondé sur la diversité, le savoir et le dialogue culturel.
Arte met ainsi en avant une offre éditoriale innovante et flexible, un engagement pour la science, l’environnement, le patrimoine et la culture, et une attention constante à la créativité des auteurs et à la qualité de l’expérience spectateur. Ces orientations visent à consolider la place d’Arte comme acteur central de la production et de la diffusion documentaire en Europe, capable de nourrir l’intelligence collective, la curiosité et l’émotion du public.
Banijay Rights : distribuer autrement à l’ère de YouTube
Pendant des décennies, la chronologie des médias a fonctionné comme une horloge suisse, ne souffrant d'aucune discussion ni aucune ambiguïté. La télévision linéaire régnait en maître absolu, dictant les financements ; les ventes internationales suivaient pour amortir les coûts, et le digital, bon dernier, ramassait les miettes promotionnelles ou servait de zone de stockage pour les archives dormantes. Cette logique hiérarchique est désormais obsolète pour de nombreux acteurs, à commencer par Banijay Rights. Sous l’impulsion de Shaun Keeble, YouTube n’est plus considérée comme une simple “exploitation annexe”, mais comme une ligne de revenus autonome et structurante.
Dictature du volume
Banijay a structuré une stratégie pragmatique : avant d'investir le moindre euro dans une production originale coûteuse, il faut exploiter la profondeur du catalogue. Banijay Rights construit d'abord son audience YouTube sur des contenus existants (“library content”), souvent en troisième ou quatrième fenêtre d'exploitation.
Pour satisfaire l'algorithme et fidéliser une communauté, la régularité est une condition non négociable. Il ne s'agit plus de poster une bande-annonce par semaine, mais d'inonder intelligemment les flux. “Si vous voulez monétiser un channel YouTube, il faut publier en continu. Il faut du volume.”, insiste Shaun Keeble. Cette approche par le volume intègre désormais pleinement les formats courts (YouTube Shorts) qui servent de produits d'appel viraux pour rediriger l'audience vers des formats longs, plus rémunérateurs. C'est cette capacité à nourrir la machine en permanence qui permet ensuite de produire de l'inédit, pour YouTube en priorité.
Donnée en temps réel
Les chaînes YouTube officielles du groupe agissent désormais comme des laboratoires de Recherche & Developpement. Contrairement à la télévision où les audiences tombent le lendemain (voire des mois après pour les ventes internationales), les distributeurs peuvent tester le contenu et analyser les comportements à la seconde près.
Shaun Keeble cite l'exemple emblématique de l'humoriste britannique Jimmy Carr. L'analyse fine des données de sa chaîne a révélé une tendance : une appétence massive du public en ligne pour ses interactions improvisées avec la salle (le “crowd work”), bien supérieure à l'intérêt porté à ses sketchs scriptés traditionnels. C'est ce constat chiffré qui a validé la mise en chantier de Jimmy Carr: Road Kill, un format calibré spécifiquement pour le web, axé sur ces interactions. “YouTube nous donne des données en temps réel. Cela nous permet de prendre des décisions éditoriales très rapides”, résume le responsable. La donnée ne sert plus seulement à vendre de la publicité, elle sert à “dé-risquer” la production en amont.
Fin de la rente
Produire pour le numérique impose cependant de sortir du confort du financement traditionnel. Le changement de paradigme est brutal : ici, pas de “License Fee” (droit de diffusion) fixe payé par un diffuseur qui assume le risque. Le modèle bascule vers une rémunération à la performance via le partage de revenus publicitaires (Revenue Share).
Le modèle basé sur la diffusion YouTube reste incertain. La réponse industrielle de Banijay repose sur l'agilité : des équipes réduites, des captations adossées à des tournées existantes, et des formats techniques légers. L'objectif est de trouver le point d'équilibre où la qualité reste suffisante pour le standard “télévisuel” tout en étant économiquement viable pour le standard “web”.
L’actualité du secteur
Le prochain film de Justine Triet s’appellera “Fonda”
Justine Triet, lauréate de la Palme d’or à Cannes pour Anatomie d’une chute (qui lui a également valu l’Oscar du meilleur scénario), a finalisé les premiers choix de casting de son prochain film, Fonda, qui constituera sa première réalisation entièrement en langue anglaise, rapporte nos confrères de Deadline.
Le projet, décrit comme un thriller psychologique en huis clos, explorera les zones d’ombre de l’esprit humain à travers grief et obsession, selon les premiers éléments de synopsis.
Un casting international
La distribution sera menée par Mia Goth, récemment remarquée dans Frankenstein (où elle interprète Elizabeth Lavenza/Claire Frankenstein), et Andrew Scott, qui s’est fait connaître tant au cinéma qu’à la télévision.
Le film réunira également Frank Dillane (Urchin, séries télévisées) et Nathan Stewart-Jarrett (Candyman, Femme), tandis qu’Allison Janney est en négociations avancées pour rejoindre la distribution.
La production sera assurée par la même équipe derrière le succès d'Anatomie d'une chute : Marie-Ange Luciani (Les Films de Pierre) et David Thion (Les Films Pelléas).
La campagne de ventes internationales est pilotée par mk2 Films en association avec Studiocanal, qui participent au financement et à la production du film en vue d’une sortie future sur plusieurs territoires.
Le tournage de Fonda est prévu au printemps 2026.
Les coproductions françaises, stars des Oscars
Cette année, la cérémonie des Oscars aura lieu le 16 mars et récompensera le meilleur du cinéma américain et international. Une chose est sûre concernant le palmarès des Oscars : une coproduction française remportera une statuette dans la catégorie du meilleur film étranger. En effet, les cinq films nommés dans cette catégorie impliquent un producteur français. Un simple accident, du réalisateur iranien Jafar Panahi, est majoritairement produit par la société française Les Films Pelléas. Les quatre autres films sont des productions minoritaires françaises et inclue donc des producteurs hexagonaux : le film brésilien L’Agent secret, de Kleber Mendonça Filho, impliquant Arte France Cinéma, est français à hauteur de 27 %, tandis que le représentant de l’Espagne, Sirat, d’Óliver Laxe, est produit par la société française 4A4 Productions.
De son côté, Valeur sentimentale, réalisé par le Norvégien Joachim Trier, est une coproduction entre la Norvège, le Danemark, l’Allemagne et la France. Les producteurs français sont MK2 Productions et Arte France Cinéma. Enfin, La Voix de Hind Rajab, réalisé par Kaouther Ben Hania, est une coproduction franco-tunisienne, la société de production française Tanit Films ayant participé au projet.
En 2025 déjà, quatre films sur cinq nommés dans cette catégorie des Oscars, dont le lauréat brésilien Je suis toujours là, impliquaient au moins un producteur français. À noter qu’au-delà de cette catégorie, Valeur sentimentale concourt dans huit catégories et L’Agent secret dans trois. La présence française pourrait donc dépasser la catégorie internationale.
S’il cette implantation est particulièrement marquante, cette importance de la France dans la coproduction internationale n’est pas nouvelle : c’est même une tradition hexagonale. Grâce à cette vigueur en matière de production internationale, elle se positionne comme un soutien majeur du cinéma d’auteur mondial et notamment des grands réalisateurs. L’Observatoire de la production cinématographique, publié en avril dernier par le CNC, évoquait 130 coproductions internationales agréées en 2024, soit un nombre particulièrement élevé. Parmi elles, on comptait 78 coproductions minoritaires, un seuil qui n’a été atteint que trois fois depuis 1952. Ces chiffres font de la France l’un des premiers pays au monde en matière de coproduction internationale.
L’Aide aux cinémas du monde du CNC, créée en 2012, est l’un des moteurs de cette dynamique. En effet, cette aide est versée à une société de production française qui coproduit avec des sociétés basées à l’étranger un film dont la réalisation est assurée par un ressortissant étranger. Ce dispositif incite ainsi certaines sociétés de production à se tourner vers des projets internationaux.
Banijay Kids & Family vend des séries animées à Rakuten TV
Banijay Kids & Family, spécialiste du divertissement pour enfants, a signé un nouveau partenariat avec Rakuten TV pour la diffusion de différents de ses titres parmi les plus populaires auprès du public européen. Dans le cadre de cet accord, Rakuten TV acquiert les droits de plusieurs saisons de la série française LoliRock et de la franco-canadienne Totally Spies!, toutes deux produites par Zodiak Kids, élargissant ainsi la portée des propriétés intellectuelles emblématiques de Banijay Kids & Family dans des territoires clés. L’ accord comprend les première et deuxième saisons de LoliRock pour le Royaume-Uni, l’Irlande, l’Espagne et l’Italie. Il couvre également les première et deuxième saisons de Totally Spies! pour le Royaume-Uni, l’Irlande, l’Italie, les Pays‑Bas et l’Espagne. De plus, les troisième et quatrième saisons de Totally Spies! seront disponibles en Allemagne, en Autriche et en Suisse.
“Notre portefeuille comprend une multitude de marques éprouvées et intemporelles, et ce partenariat avec Rakuten TV souligne leur force et leur attrait mondial. Il est essentiel pour notre stratégie de fidéliser notre public sur toutes les plateformes, car nous continuons à développer notre présence et à fournir un contenu de qualité aux téléspectateurs du monde entier, afin que les fans puissent suivre ces histoires où qu’ils se trouvent.”
Dan Lewsey, directeur mondial du numérique chez Banijay Kids & Family.
“Notre partenariat avec Banijay Kids & Family permet d’intégrer des titres emblématiques aux chaînes Fast de Rakuten TV, offrant ainsi gratuitement des divertissements familiaux de grande qualité dans toute l’Europe. Ensemble, nous établissons une nouvelle norme en matière de contenu familial gratuit et haut de gamme.”
Marcos Milanez, directeur du contenu chez Rakuten TV.
La RTBF annonce la diffusion de cinq séries belges en 2026
Selon les informations recueillies par Écran Total, la RTBF prévoit de diffuser cinq séries belges en 2026 sur ses antennes et plateformes. Cette donnée a été présentée lors d’une rencontre organisée par Pro Spere, la fédération des associations professionnelles de scénaristes en Fédération Wallonie-Bruxelles, réunissant auteurs, autrices et responsables de la fiction du service public.
Cette présentation intervient alors que la RTBF continue d’afficher un objectif structurel de quatre séries par an, régulièrement rappelé dans ses prises de parole publiques. Le fait que cinq fictions soient prévues en diffusion pour 2026 traduit une gestion plus souple des calendriers et des coproductions, dans un environnement marqué par l’augmentation des coûts de production et la prudence accrue des partenaires financiers.
Les séries concernées sont : Les Douze (De Twaalf, coproduite avec la VRT), qui suit douze citoyens ordinaires appelés à siéger comme jurés dans une affaire de meurtre ; Ethernel, un polar d’anticipation explorant la communication avec les morts ; Normal (ex-Les Beaux Malaises), portée par l'humoriste Kody, une adaptation fondée sur l’autofiction et les malaises du quotidien ; Vital, un thriller hospitalier mêlant drame médical et enquête ; et Haemers, un récit criminel resserré sur l’intime, adoptant le point de vue familial autour de la figure de Patrick Haemers.
Si tous ces projets ne relèvent pas du même niveau d’engagement ou de financement, leur présence conjointe dans la programmation 2026 illustre la volonté de la chaîne publique de maintenir un investissement soutenu dans la fiction belge, tout en composant avec des équilibres économiques de plus en plus contraints.
Logical Pictures révèle sa nouvelle entité dédiée aux ventes internationales
Logical Pictures Group a officialisé, le 27 janvier 2026, le lancement de Logical Pictures International (LPI), une nouvelle structure dédiée aux ventes internationales de films. Cette entité succède à Pulsar Content, dont elle reprend les activités tout en les inscrivant dans une stratégie renouvelée, intégrée à l’ensemble du groupe. LPI concentrera son action sur des projets majoritairement en langue anglaise, à fort potentiel de circulation internationale.
La direction de cette nouvelle structure est confiée à Andrei Kamarowsky, nommé Head of International. Il rejoint Logical Pictures après avoir occupé des fonctions similaires chez Hanway Films, où il a piloté les ventes internationales de films tels que Couture, avec Angelina Jolie, et Good Boy de Jan Komasa, avec Stephen Graham et Andrea Riseborough. Il a précédemment créé et dirigé le département ventes internationales d’Orange Studio, supervisant notamment la commercialisation de Qu’est-ce qu’on a fait au Bon Dieu 2 et de Wasp Network d’Olivier Assayas, avec Ana de Armas et Wagner Moura. Son parcours inclut également le poste de vice-président senior des ventes internationales chez EuropaCorp, couvrant des titres allant de Taken 2, Taken 3 et The Transporter Refueled à Valérian et la Cité des mille planètes.
"Le modèle traditionnel des ventes internationales est chahuté depuis quelques années. Avec Logical Pictures International, nous affirmons notre volonté de bâtir une stratégie internationale plus intégrée, plus lisible et plus ambitieuse, explique Frédéric Fiore, Président de Logical Pictures Group. Cette nouvelle organisation a pour mission de développer une approche plus synergique avec les autres activités du groupe, notamment la distribution France (via la filiale The Jokers Films) et les différentes filiales de production."
Logical Pictures International dévoilera son nouveau line-up à l’occasion de l’European Film Market de Berlin en février 2026. En parallèle, l’équipe poursuivra l’exploitation du catalogue existant sous le label Pulsar Content. Le groupe avait déjà entamé cette stratégie d'accélération à l'internationale par la création de Logical African Partners et de Logical Pictures UK en 2025.
Neuf films à l’affiche le 28 janvier ont été aidés par le CNC
Parmi les productions distribuées en salle le mercredi 28 janvier, neuf ont bénéficié du soutiens financier du CNC, dont Promis le ciel, d’Erige Sehiri, en sélection Un Certain Regard au dernier Festival de Cannes, primé au Festival du film francophone d’Angoulême l’été dernier (Valois de la mise en scène, du scénario et de meilleure actrice pour Debora Lobe Naneyà) et au Festival de Marrakech 2025 (Étoile d’or, Prix d’interprétation féminine à Debora Lobe Naney ; la Vie après Siham, de Namir Abdel Messeeh, en sélection Acid Cannes l’an passé et primé au Festival 2 cinéma de Valenciennes (Grand Prix et Prix du jury étudiant) ; et Baise-en-ville, de Martin Jauvat, présenté en Séances spéciales à la dernière Semaine de la critique à Cannes.
- Baise-en-ville, de Martin Jauvat (produit par Ecce Films – distribué par Le Pacte) : soutien au scénario (aide à la réécriture), avance sur recettes avant réalisation, aide à la création de musiques originales
- Le Chasseur de baleines, de Philipp Yuryev (Man’s Films Productions, Orka et Rock Films – Singularis Films) : aide sélective à la distribution (aide au film par film)
- La Grande Rêvasion, programme de courts métrages d’animation de Rémi Durin (Autour de Minuit – Les Films du Préau)) : aide aux techniques d’animation
- Howard Zinn, une histoire populaire américaine2, d’Olivier Azam et Daniel Mermet (Les Mutins de Pangée – Les Films des Deux Rives) : aide sélective à la distribution (aide au film par film)
- Les Légendaires, de Guillaume Ivernel (Pan Animation – Pan Distribution) : aide aux techniques d’animation
- Naked (1993, reprise), de Mike Leigh (Thin Man Films et British Screen Productions – Potemkine Films) : aide sélective à la distribution (aide au programme de films de répertoire)
- Promis le ciel, d’Erige Sehiri (Maneki Films et Henia Production – Jour2Fête) : aide aux cinémas du monde après réalisation, aide sélective à la distribution (aide au programme 2025), aide à la création de musiques originales
- La Reconquista, de Jonás Trueba (Los Ilusos Films – Arizona Distribution) : aide sélective à la distribution (aide au programme 2025)
- La Vie après Siham, de Namir Abdel Messeeh (Oweda Films – Météore Films) : fonds d’aide à l’innovation en documentaire de création (aide au développement renforcé)
Le SPI dénonce la baisse du budget 2026 des Pays de la Loire alloué au cinéma et à l’audiovisuel
Après la réaction de la SRF récemment, le SPI (Syndicat des producteurs indépendants), au nom de ses 570 productrices et producteurs membres (animation, audiovisuel, cinéma), exprime à son tour, mardi 27 janvier, sa “profonde inquiétude” à l’annonce du vote du budget 2026 de la région des Pays de la Loire. Budget qui prévoit la réduction d’un tiers du budget du fonds d’aide à la création cinématographique et audiovisuelle, soit 1,1 M€ de baisse sur une dotation de 3,1 M€. Le Syndicat rappelle que la Région présidée par Christelle Morançais avait déjà adopté une économie de 82 M€ sur son budget 2025, dont une baisse de 73% sur la culture. Baisse Cela avait très fortement impacté le fonctionnement de nombreuses associations et festivals. Toutefois, le SPI pointe que la présidente de la Région avait fait le choix de préserver l’investissement dans le cinéma et l’audiovisuel pour l’année 2025. Mais, cette année, c’est la création cinématographique et audiovisuelle qui sera, à son tour, directement touchée.
“Cette décision porte gravement atteinte aux emplois locaux, aux autrices et auteurs, aux structures qui accompagnent l’écosystème régional (sociétés de production, de postproduction, prestataires, etc.) et plus globalement aux talents de la filière, notamment les plus émergents qui construisent l’avenir du rayonnement de la région en matière de culture.”
Le Syndicat des producteurs indépendants (SPI).
Le SPI appelle les pouvoirs publics – État, collectivités, CNC – à prendre la mesure du danger pour la décentralisation des politiques culturelles. Le Syndicat souligne que de telles décisions portent de lourdes conséquences, en matière culturelle, économique et politique, “qui peuvent s’avérer irréversibles pour les territoires”.
La direction d’Amazon MGM Studios TV se réorganise autour de Peter Friedlander
Quelques mois après son arrivé à la tête de la division télévision mondiale d’Amazon MGM Studios, Peter Friedlander entreprend une réorganisation majeure de l’équipe télévision. Dans une note adressée lundi au personnel, Peter Friedlander annonce que le studio va “immédiatement” passer à des équipes organisées par genre, tant pour le développement que pour la programmation actuelle : drame et comédie, “worldbuilding” (séries fantastiques, science-fiction et autres séries “de genre”), animation et émissions non scénarisées.
Blair Fetter, ancien de chez Netflix, rejoindra Amazon MGM le 2 février en tant que responsable de la création d’univers et des séries de genre, sous la direction de Peter Friedlander. Jenn Levy, récemment arrivée à la tête de la division non scénarisée, et Melissa Wolfe, à la tête de la division animation, continueront à diriger ces groupes. Les trois reporteront directement à Peter Friedlander.
Des postes restent à pourvoir
Le studio est actuellement à la recherche d’un cadre pour diriger l’équipe chargée des séries dramatiques et comiques. En attendant, Kara Smith, Michael McDonald et Jen Chambers supervisent les programmes comiques, dramatiques et destinés aux jeunes adultes et rendront compte à Peter Friedlander.
“En nous organisant autour de ces genres spécialisés avec une direction dédiée, nous avancerons plus rapidement, prendrons des décisions créatives plus pertinentes et continuerons à créer des séries révolutionnaires qui définiront l’avenir de la télévision.”
Peter Friedlander, directeur d’Amazon MGM Studios TV.
Peter Friedlander a rejoint Amazon MGM Studios au mois d’octobre après avoir travaillé pour Netflix durant 14 ans. Il y était récemment responsable des séries spectaculaires et a travaillé sur les séries Stranger Things, Ozark et le Jeu de la dame, entre autres.
“Un simple accident” est en course pour le Bafta du film non anglophone
La Bafta (British Academy of Film and Television Arts) a dévoilé, mardi 27 janvier, les nominations pour les Bafta Film Awards 2026, qui récompensent les meilleurs films de l’année écoulée. Au total, 46 films ont été nommés dans les diverses catégories. C’est le long métrage Une bataille après l’autre qui domine au tableau des nominations avec ses 14 sélections, devançant Sinners et ses 13 nominations, et les 11 nominations reçues par Hamnet et Marty Supreme.
Le long métrage Un simple accident, de Jafar Panahi, est en lice pour le trophée du meilleur film non anglophone, après avoir reçu la Palme d’or à Cannes. Le long métrage produit par Les Films Pelléas et Pio & Co est aussi sélectionné pour l’Oscar du meilleur film international. Après sa nomination pour l’Oscar du meilleur film d’animation, le long métrage Amélie et la métaphysique des tubes, de Mailys Vallade et Liane-Cho Han, est sélectionné pour le Bafta du meilleur film d’animation. Lui aussi nommé pour l’Oscar du meilleur film d’animation, le long métrage français Arco, d’Ugo Bienvenu, est retenu pour le Bafta du meilleur film pour enfants et familles.
Des coproductions françaises sélectionnées
La coproduction française Valeur sentimentale réunit huit nominations, celles de meilleur film, meilleur film non anglophone, meilleur scénario original, meilleur réalisateur pour Joachim Trier et meilleure actrice pour Renate Reinsve. Autre coproduction française, l’Agent secret, de Kleber Mendonça Filho, est en lice pour le titre de meilleur film non anglophone et celui de meilleur scénario original. Autre coproduction française en course pour l’Oscar du meilleur film international, le long métrage Sirât, d’Oliver Laxe, est en lice pour le Bafta du meilleur film non anglophone. Si bien que quatre des cinq nommés dans la catégorie meilleur film non anglophone sont une production française et trois coproductions françaises.
Le troisième tour de scrutin pour désigner les lauréats des Bafta Film Awards 2026 se déroule de ce mercredi 28 janvier au mardi 17 février. Les noms des heureux élus seront dévoilés lors de la cérémonie qui se tiendra le dimanche 22 février au Royal Festival Hall du Southbank Centre à Londres.
Meilleur film
- Hamnet, de Chloé Zhao
- Marty Supreme, de Josh Safdie
- Sinners, Ryan Coogler
- Une bataille après l’autre, de Paul Thomas Anderson
- Valeur sentimentale, Joachim Trier
Meilleur film britannique
- 28 ans plus tard, de Danny Boyle
- Bridget Jones : folle de lui, de Michael Morris
- Die My Love, de Lynne Ramsay
- H Is for Hawk, de Philippa Lowthorpe
- Hamnet, de Chloé Zhao
- I Swear, de Kirk Jones
- Mr. Burton, de Marc Evans
- Pillion, d’Harry Lighton
- Steve, deTim Mielants
- The Ballad of Wallis Island, de James Griffiths
Meilleure actrice
- Jessie Buckley, dans Hamnet
- Rose Byrne dans If I Had Legs I’d Kick You
- Kate Hudson dans Song Sung Blue
- Chase Infiniti dans Une bataille après l’autre
- Renate Reinsve dans Valeur sentimentale
- Emma Stone dans Bugonia
Meilleur acteur
- Robert Aramayo dans I Swear
- Timothée Chalamet dans Marty Supreme
- Leonardo DiCaprio dans Une bataille après l’autre
- Ethan Hawke dans Blue Moon
- Michael B. Jordan dans Sinners
- Jesse Plemons dans Bugonia
Meilleure actrice dans un second rôle
- Odessa A’zion dans Marty Supreme
- Inga Ibsdotter Lilleaas dans Valeur sentimentale
- Wunmi Mosaku dans Sinners
- Carey Mulligan dans The Ballad of Wallis Island
- Teyana Taylor dans Une bataille après l’autre
- Emily Watson dans Hamnet
Meilleur acteur dans un second rôle
- Benicio del Toro dans Une bataille après l’autre
- Jacob Elordi dans Frankenstein
- Paul Mescal dans Hamnet
- Peter Mullan dans I Swear
- Sean Penn dans Une bataille après l’autre
- Stellan Skarsgård dans Valeur sentimentale
Meilleur réalisateur
- Bugonia, de Yórgos Lánthimos
- Hamnet, de Chloé Zhao
- Marty Supreme, de Josh Safdie
- Sinners, de Ryan Coogler
- Une bataille après l’autre, de Paul Thomas Anderson
- Valeur sentimentale, de Joachim Trier
Meilleur premier film britannique
- A Want in Her, de Myriam Raja
- Pillion, de Harry Lighton
- The Ceremony, de Jack King
- Un jour avec mon père, de Catherine Linstrum
- Wasteman, de Calum Macdiarmid
Meilleur film non anglophone
- L’Agent secret, de Kleber Mendonça Filho
- Sirât, d’Oliver Laxe
- Un simple accident, de Jafar Panahi
- Valeur sentimentale, de Joachim Trier
- La Voix de Hind Rajab, de Kaouther Ben Hania
Meilleur documentaire
- À 2 000 mètres d’Andriivka, de Mstyslav Tchernov
- Apocalypse sous les tropiques, de Petra Costa
- Cover-Up : un journaliste face au pouvoir, de Laura Poitras et Mark Obenhaus
- Mister Nobody contre Poutine, de Pavel Talankin et David Borenstein
- La Voisine idéale, de Geeta Gandbhir
Meilleur film d’animation
- Amélie et la métaphysique des tubes, de Mailys Vallade et Liane-Cho Han
- Elio, d’Adrian Molina, Domee Shi et Madeline Sharafian
- Zootropolis 2, de Jared Bush et Byron Howard
Meilleur film pour enfants et familles
- Arco, d’Ugo Bienvenu
- Boong, de Lakshmipriya Devi
- Lilo & Stitch, de Dean Fleischer Camp
- Zootropolis 2, de Jared Bush et Byron Howard
Meilleur scénario original
- L’Agent secret, par Kleber Mendonça Filho
- I Swear, par Kirk Jones
- Marty Supreme, par Ronald Bronstein et Josh Safdie
- Sinners, par Ryan Coogler
- Valeur sentimentale, par Eskil Vogt et Joachim Trier
Meilleur scénario adapté
- Bugonia, par Will Tracy
- Hamnet, par Chloé Zhao et Maggie O’Farrell
- Pillion, par Harry Lighton
- The Ballad of Wallis Island, par Tom Basden et Tim Key
- Une bataille après l’autre, par Paul Thomas Anderson
Meilleure musique originale
- Bugonia, par Jerskin Fendrix
- Frankenstein, par Alexandre Desplat
- Hamnet, par Max Richter
- Une bataille après l’autre, par Jonny Greenwood
- Sinners, par Ludwig Göransson
Meilleur casting
- I Swear
- Marty Supreme
- Sinners
- Une bataille après l’autre
- Valeur sentimentale
Meilleure photographie
- Frankenstein
- Marty Supreme
- Sinners
- Train Dreams
- Une bataille après l’autre
Meilleur costume
- Frankenstein
- Hamnet
- Marty Supreme
- Sinners
- Wicked : partie 2
Meilleur montage
- A House of Dynamite
- F1 le film
- Marty Supreme
- Sinners
- Une bataille après l’autre
Meilleur décor
- Frankenstein
- Hamnet
- Marty Supreme
- Sinners
- Une bataille après l’autre
Meilleur maquillage et coiffure
- Frankenstein
- Hamnet
- Marty Supreme
- Sinners
- Wicked : partie 2
Meilleur son
- F1 le film
- Frankenstein
- Sinners
- Une bataille après l’autre
- Warfare
Meilleurs effets visuels
- Avatar : de feu et de cendres
- F1 le film
- Frankenstein
- Dragons
- The Lost Bus – Au cœur des flammes
Le Sunny Side of the Doc aura finalement lieu en 2026
Alors qu’elle devait être annulée, l’édition 2026 du Sunny Side of the Doc aura bien lieu. Gaëtan Bruel, président du CNC, l’a annoncé lors du Fipadoc, qui se tient actuellement à Biarritz. Il a précisé que cette édition, prévue en juin à La Rochelle, sera organisée dans un format resserré.
En décembre dernier, l’organisateur Doc Services avait pourtant annoncé que le festival ne se tiendrait pas en 2026 à La Rochelle. Il expliquait cette suspension par la perte de sa principale subvention européenne, ainsi que par le recul des soutiens économiques nécessaires à l’organisation de l’événement. Une annonce qui avait profondément touché le monde du documentaire, déjà particulièrement fragilisé.
Le cinéma public Alice Guy ouvre en mars à Bobigny
La ville de Bobigny (Seine-Saint-Denis) va inaugurer, le 11 mars prochain, son nouveau cinéma public. Le cinéma Alice Guy est un complexe de six écrans, porté par Est Ensemble. Cette ouverture marque le retour d’un cinéma au centre-ville de Bobigny, après la fermeture du Magic en 2019 et plusieurs années de projections itinérantes opérées par l’Écran Nomade. Ce nouveau lieu culturel mise sur la proximité et l’accessibilité pour tous, avec des tarifs attractifs de 4 € à 7 € la place.
Le cinéma Alice Guy proposera six salles, dont trois salles modulables (pour accueillir notamment du spectacle vivant), avec un total de 865 fauteuils. Le hall du cinéma accueillera également un café-librairie. D’un montant global de 23 M€, le projet a été soutenu par l’État à hauteur de près de 3 M€ et par la métropole du Grand Paris à hauteur d’un million d’euros.
Une consultation citoyenne pour nommé l’établissement
Le nom du cinéma a été choisi par les habitant·e·s de Bobigny à l’issue d’une consultation citoyenne. Il rend hommage à Alice Guy, figure majeure et longtemps oubliée du cinéma. Avec le cinéma Alice Guy, Est Ensemble défend une culture à la fois populaire, exigeante et émancipatrice. Ce lieu culturel de proximité portera une politique volontariste d’éducation à l’image et d’accès aux pratiques culturelles dès le plus jeune âge, tout en développant des projets avec les acteurs culturels, éducatifs et associatifs.
À l’occasion de son ouverture au public le 11 mars, le cinéma Alice Guy proposera exceptionnellement l’ensemble des séances de la journée au tarif unique de 4 € pour permettre au plus grand nombre de découvrir ce nouvel équipement.
Le 3ᵉ Prix de la jeune création M6+ sera attribué en février
La plateforme M6+ présente la nouvelle édition du Prix de la jeune création, distinction destinée aux nouvelles générations de vidéastes créatifs âgés de 18 à 30 ans. Les participants sont invités à proposer un pilote de documentaire d’une durée de 5 minutes sur une thématique imposée, accompagné d’un dossier de production. Les œuvres reçues seront soumises à un jury de professionnels du monde des médias, qui remettra le Prix au lauréat lors d’une cérémonie le vendredi 27 février chez M6.
Le thème de cette troisième édition du Prix est : “Engagement : comment la Gen Z passe du like à l’action ?”. Qu’il s’agisse d’un témoignage intime, d’un décryptage sociétal ou d’une enquête approfondie, le jury attend des regards singuliers, sur le fond et la forme, autour de cette question résolument actuelle.
C’est la journaliste du groupe M6 Kareen Guiock Thuram qui est la marraine de cette 3ᵉ édition du Prix de la jeune création M6+.
"Avec cette nouvelle édition du Prix de la jeune création M6+, nous continuons d’affirmer notre volonté d’être un partenaire durable de la nouvelle génération en lui donnant un espace d’expression où mettre en lumière ses visions singulières de la société contemporaine."
Alix Sambroni, directrice des contenus streaming du groupe M6.
Après une présélection opérée par les équipes de M6+ et C. Productions, les finalistes verront leur court métrage diffusé en amont de l’annonce du grand gagnant. Lors de la cérémonie de remise du Prix sera également choisi un coup de cœur C. Productions. Le documentaire finalisé du gagnant sera disponible gratuitement sur la plateforme de streaming M6+.
Gaumont distribuera “les Rayons et les ombres”, de Xavier Giannoli
Le long métrage de Xavier Giannoli, les Rayons et les ombres, sera à l’affiche le 18 mars. Le film est produit par Patrick Godeau, pour Waiting For Cinéma, Olivier Delbosc, pour Curiosa Films, et Sidonie Dumas, pour Gaumont, en coproduction avec France 3 Cinéma et Umedia (Belgique). Adapté d’une histoire vraie, le scénario est signé par Patrick Godeau, Jacques Fieschi, Yves Stavrides et Xavier Giannoli. Le casting réunit Jean Dujardin, Nastya Golubeva Carax, August Diehl et André Marcon.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, Jean et Corinne Luchaire, un père et sa fille, sont pris dans l’engrenage de la collaboration. Elle est une jeune vedette de cinéma et son père est un journaliste important, militant pacifiste devenu patron de presse sous la protection de son ami de jeunesse, le puissant ambassadeur d’Allemagne nazie à Paris, Otto Abetz.
Ce cinéma associatif d’Ille-et-Vilaine contraint de fermer temporairement par mesure de sécurité
L’arrêté a été pris lundi 26 janvier 2026, dans la matinée. La fermeture du cinéma associatif Le Chateaubriand, à Combourg (Ille-et-Vilaine), prend effet dès aujourd’hui. “Cette décision fait suite à une commission de sécurité diligentée par la sous-préfecture de Saint-Malo, qui a relevé plusieurs dysfonctionnements importants, notamment en matière de sécurité incendie”, indique la mairie. Depuis le 9 janvier, date de la commission de sécurité, le maire et la direction du cinéma ont cherché à trouver des solutions aux problèmes relevés lors de la visite de sécurité. Malheureusement, il n’a pas été possible d’éviter la fermeture. (…) De son côté, la direction du cinéma associatif tient à préciser : “Bien que les ajustements techniques soient nécessaires, la sécurité des spectateurs a toujours été assurée au sein de l’établissement. Des mesures correctives ont d’ores et déjà été engagées. Une partie des anomalies : signalétiques, gestion des zones de stockage, a été régularisée. Des interventions plus complexes nécessitent l’intervention d’équipes de maintenance spécialisées, notamment pour la refonte complète du système de sécurité incendie (SSI).” Aucune date de réouverture n’est annoncée. (…)
Ouest-France, le 26 janvier.




















































