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Audiences TV 2025 : TF1 toujours en tête
Après une année 2024 exceptionnelle, portée haute par les Jeux olympiques de Paris et l’Euro de football, deux événements trustant le tableau des audiences avec des scores allant au plus haut jusqu’à 24,4 millions de téléspectateurs, 2025 la joue plus calme. Un calme presque brutal : la meilleure audience de l’année ne dépasse pas 9,8 millions de téléspectateurs, soit un niveau divisé par 2,5. Une illustration de l’érosion continue des audiences de la télévision linéaire. Pour autant, même sans grand rendez-vous mondial, le sport demeure un pilier de l’attractivité du petit écran. En tête du classement figure ainsi le match de rugby France/Écosse du Tournoi des Six Nations, diffusé en prime time sur France 2 à la mi-mars. Et ce succès n’est pas isolé. Sur le Top 100, 23 places sont occupées par le sport dont 11 par le rugby (5 matchs sur France 2/ 6 sur TF1 dont trois émissions “L’avant Match”), 7 par le foot (6 matchs sur TF1 / un sur M6), quelques unes par le cyclisme aussi avec quatre étapes du Tour de France diffusées sur France 2. À noter également la finale hommes de Roland-Garros, qui se hisse à la 9e place du classement. On est loin des 37 places occupées par le sport en 2024, mais aucun doute sur l’engouement stable des Français pour les stades !
57 des meilleures audiences 2025 pour TF1
Sans surprise, TF1 confirme sa domination. La Une place 57 programmes dans le Top 100 des audiences 2025, soit une unité de moins qu’en 2024. France 2 en totalise 34, une aussi de moins que l’an dernier, France 3 en dénombre 8 et M6 une seule. Une répartition qui reflète fidèlement le classement des chaînes en part d’audience annuelle. Selon le Médiamat publié par Médiamétrie pour la période du 1er janvier au 28 décembre 2025, TF1 conserve ainsi son leadership avec 18,7% de part d’audience, un score parfaitement stable sur un an. France 2 suit à 14,9% de PDA, en baisse de 0,9 point, devant France 3 qui progresse légèrement à 9,1% (+0,2 point) et M6, à 7,9%.
La fiction toujours très appréciée
La fiction demeure le genre roi de la télévision française. Séries et unitaires occupent à eux seuls la moitié du Top 100, avec exactement 50 programmes. TF1 peut notamment s’appuyer sur l’ultime saison de HPI : Haut potentiel intellectuel, qui place ses huit épisodes en tête du classement des fictions de 2025, tous situés dans le Top 20 global. France Télévisions n’est pas en reste et continue de s’appuyer sur ses marques fortes, notamment le duo d’enquêtrices Astrid et Raphaëlle (6 épisodes dans le Top 100). Dans leur sillage : Surface et Tropiques Criminels. Quant à France 3, c’est le héros Alex Hugo qui gravit le plus haut la montagne des audiences (devant France 2) avec une place sur la 23e marche et une autre à la 39e. Loin derrière, c’est un Meurtres à Honfleur (53e place), Le Voyageur (55e), La Stagiaire (75e et 93e places) et un Meurtres aux Marquises (99e) qui se distinguent.
Côté divertissement, les spectacles des Enfoirés remportent tous les suffrages en arrivant en 3e et 10e positions du classement, juste devant l’élection de Miss France. France Télévisions a pour elle la 69e édition du Concours de l’Eurovision, installé à la 50e place avec 5,4 millions de téléspectateurs.
Bilan 2025 : Un seul film français au-dessus de la barre des trois millions d'entrées
Avec une seule production française à avoir franchi la barre des 3 millions d’entrées en 2025 - God Save the Tuche de Jean-Paul Rouve, distribué par Pathé - le cinéma français fait pâle figure par rapport à 2024. L’année précédente avait été marquée par le succès surprise de Un p’tit truc en plus d’Artus (Pan Distribution), doté d’un budget de 6,1 millions d’euros et qui avait enregistré 10,8 millions d’entrées. Le Comte de Monte-Cristo, signé par le tandem Delaporte–de La Patellière et distribué par Pathé, avait cumulé 9,3 millions d’entrées pour un budget de 42,9 millions d’euros. En troisième place du podium, L’Amour ouf de Gilles Lellouche, distribué par Studiocanal, avait frôlé les 5 millions d’entrées pour un budget de 35,7 millions d’euros.
Au total, en 2025, parmi la trentaine de films ayant réalisé plus d’un million d’entrées au box-office français, seuls six étaient produits ou coproduits par la France. Après God Save the Tuche, le long métrage d’animation Paddington au Pérou de Dougal Wilson, une coproduction britannico-franco-nippo-américaine distribuée en France et au Royaume-Uni par Studiocanal, a attiré 1,86 million de spectateurs. Vient ensuite la comédie dramatique Ma mère, Dieu et Sylvie Vartan, réalisée par Ken Scott et distribuée par Gaumont, qui a cumulé 1,5 million de spectateurs.
Le long métrage dystopique Chien 51 de Cédric Jimenez, le plus gros budget du cinéma français en 2025 (42 millions d’euros) et distribué par Studiocanal, n’a attiré que 1,38 million de spectateurs en salles. L’adaptation cinématographique du roman éponyme de Laurent Gaudé se place derrière la comédie Un ours dans le Jura de Franck Dubosc (Gaumont), qui a séduit 1,48 million de spectateurs. L’autre grande production attendue de la fin d’année, la première partie de Kaamelott : Deuxième volet, distribuée par SND, a déçu en termes de fréquentation, avec un cumul de 1,02 million de spectateurs. Le premier opus, sorti en 2021, avait enregistré 2,7 millions d’entrées.
Les distributeurs indépendants se maintiennent
Avec 6,93 millions d'entrées en 2025, Studiocanal se classe en tête des distributeurs français. Une performance en recul par rapport à l’année précédente, durant laquelle le distributeur avait attiré plus de 8 millions de spectateurs, notamment grâce au succès de L’Amour ouf. Pathé se classe en deuxième position avec plus de 5,34 millions de tickets vendus. En 2024, le groupe avait cumulé 13,22 millions d’entrées, portées par le succès du Comte de Monte-Cristo. Il devance Gaumont et ses 4,73 millions de billets vendus. Le distributeur est en nette progression par rapport à 2024, où il n’avait enregistré que 2,23 millions d’entrées.
En 2025, les distributeurs indépendants ont réussi à tirer leur épingle du jeu. Avec 2,38 millions de billets vendus durant l’année, Haut et Court a réalisé une belle performance. Son succès le plus important est La Femme la plus riche du monde de Thierry Klifa (907 304 entrées), suivi de Dossier 137 de Dominik Moll (640 365 entrées) et Le Chant des forêts de Vincent Munier (381 777 entrées). De son côté, Memento signe une année 2025 bien remplie avec près de 2 millions d’entrées. Ses principaux succès sont Un simple accident de Jafar Panahi (666 786 entrées), suivi de Valeur sentimentale de Joachim Trier (424 819 entrées) et Black Dog réalisé par Hu Guan (264 884 entrées).
| Film | Distributeur | Date de sortie | Nombre d'entrées |
| God Save The Tuche | Pathé | 05-févr | 3 007 866 |
| Ma mère, Dieu et Sylvie Vartan | Gaumont | 04-avr | 1 506 984 |
| Un ours dans le Jura | Gaumont | 01-janv | 1 482 761 |
| Chien 51 | Studiocanal | 15-oct | 1 384 230 |
| Kaamelott : Deuxième volet, partie 1 | SND | 22-oct | 1 024 111 |
| Les Bodin's partent en vrille | SND | 19-mars | 955 816 |
| La Venue de l'avenir | Studiocanal | 22-mai | 911 838 |
| La Femme la plus riche du monde | Haut et Court | 29-oct | 899 289 |
| C'était mieux demain | UGC | 08-oct | 887 100 |
| L'Attachement | Gaumont | 19-févr | 779 092 |
| L'Étranger | Gaumont | 19-févr | 742 716 |
| T'as pas changé | Studiocanal | 05-nov | 719 032 |
| Sirāt | Pyramide | 10-sept | 712 015 |
| Y'a pas de réseau | Pathé | 06-août | 705 781 |
| Un simple accident | Memento | 01-oct | 666 786 |
Bilan 2025 : le règne de Disney au box-office français des films américains
Sans surprise, Disney règne sur le box-office français des films américains, avec trois longs métrages occupant les marches du podium. Porté par une sortie fin novembre et des vacances de fin d’année très dynamiques, Zootopie 2 culmine à 6,55 millions d’entrées, loin devant tous ses concurrents et en progression par rapport au premier opus, qui totalisait 4,86 millions de spectateurs en France en 2016. Le film détrône le remake en prises de vues réelles de Lilo & Stitch, qui avait pris la tête du classement dès le printemps avec 5,16 millions de tickets vendus.
Avec 5,06 millions d’entrées alors qu’il est encore en exploitation, Avatar : De feu et de cendres s’affirme comme l’autre pilier du line-up Disney, grâce à un démarrage record en décembre. Ce blockbuster, troisième volet de la saga imaginée et réalisée par James Cameron, a permis aux salles françaises de regagner en vitalité à la fin d’une année marquée par un recul de la fréquentation.
Baisse de régime pour les super-héros
Si les studios continuent de miser sur les franchises d’action, à l’image de Paramount Pictures avec Mission: Impossible – The Final Reckoning, les performances demeurent contrastées du côté des super-héros malgré une offre abondante. Chez Disney, Captain America : Brave New World et Les 4 Fantastiques : Premiers pas restent sous les standards historiques du MCU en France avec 1,6 million d’entrées.
Chez Warner Bros., Superman affiche des performances similaires. Le long métrage, par lequel le public a pu découvrir la vision de l’homme d’acier selon James Gunn, à la tête du DC Universe, a engrangé 1,65 million d’entrées au box-office français.
Par ailleurs, Warner Bros. est bien installé dans le top 15 américain, avec cinq titres classés comme F1 (3,37 millions d’entrées), réalisé par Joseph Kosinski et porté par Brad Pitt, Minecraft, le film, ou encore Conjuring : L’Heure du jugement, qui ont tous deux franchi la barre des 2 millions de billets vendus. Le studio enregistre également un succès critique avec Une bataille après l’autre, dernier long métrage de Paul Thomas Anderson, et ses 1,5 million de spectateurs en France.
Universal Pictures n’est pas en reste, avec deux films dans le top 10. Énième blockbuster estival, Jurassic World : Renaissance, avec Scarlett Johansson, a dépassé les 3 millions d’entrées, tandis que Dragons, autre remake en prises de vues réelles du classement, a attiré près de 2,6 millions de spectateurs.
Avec 156,8 millions d’entrées, la fréquentation française a enregistré un recul de 13,6 % en 2025 par rapport à 2024. Dans ce contexte, les films américains conservent une part de marché stable à 35,8 % (contre 36,7 % en 2024). Cela les place légèrement derrière le cinéma français (37,7 %).
La sortie de plusieurs blockbusters hollywoodiens attendus est de bonne augure pour 2026, à commencer par L’Odyssée de Christopher Nolan en juillet. Après le phénomène “Barbenheimer”, qui désignait les sorties concomitantes de Barbie et Oppenheimer à l’été 2023, un autre choc, baptisé “Dunesday” par les cinéphiles, est attendu en 2026 avec Dune : Troisième partie et Avengers : Doomsday, tous deux datés au 16 décembre.
Top 15 des films américains
| Film | Distributeur | Date de sortie | Nombre d'entrées |
| Zootopie 2 | The Walt Disney Company France | 26-nov | 6 547 287 |
| Lilo & Stitch | The Walt Disney Company France | 21-mai | 5 162 390 |
| Avatar : de feu et de cendres | The Walt Disney Company France | 17-déc | 5 056 772 |
| F1 | Warner Bros. | 25-juin | 3 371 524 |
| Jurassic World : Renaissance | Universal Pictures International France | 04-juil | 3 021 177 |
| Minecraft, le film | Warner Bros. | 02-avr | 2 712 147 |
| Dragons | Universal Pictures International France | 11-juin | 2 580 896 |
| Mission Impossible - The Final Reckoning | Paramount Pictures France | 21-mai | 2 498 716 |
| Conjuring : l’heure du jugement | Warner Bros. | 10-sept | 2 368 089 |
| Superman | Warner Bros. | 09-juil | 1 655 928 |
| Captain America : Brave New World | The Walt Disney Company France | 12-fév | 1 648 654 |
| Les Schtroumpfs, le film | Paramount Pictures France | 16-juil | 1 646 677 |
| Les 4 Fantastiques : Premiers pas | The Walt Disney Company France | 23-juil | 1 633 452 |
| Une bataille après l’autre | Warner Bros. | 24-sept | 1 504 547 |
| Les Bad Guys 2 | Universal Pictures International France | 30-juil | 1 474 043 |
“Il y avait tout à créer en termes de notoriété” : la stratégie au long cours de Studiocanal pour "Ma frère"
Après Les Pires, récompensé du prix Un certain regard au Festival de Cannes 2022, le tandem de cinéastes formé par Lise Akoka et Romane Guéret revient avec un nouveau long métrage, en salles le 7 janvier prochain, dans une semaine peu marquée par les sorties françaises : Ma frère.
Studiocanal, son distributeur, s’est engagé très en amont sur le projet, avant même le tournage à l’été 2024 entre Paris et la Drôme. “Nous avons eu immédiatement un coup de cœur, relate Anne Gagnot, directrice marketing. Nous avions envie d’accompagner ces deux réalisatrices, car nous avons été touchés par le scénario dès sa lecture.” À savoir : le passage à l’âge adulte de deux jeunes femmes alors qu’elles accompagnent une colonie de vacances.
“Ma frère s’adresse à un public adulte, précise la directrice marketing chez Studiocanal. D’où la sortie du 7 janvier, puisque nous n’avions pas besoin des vacances scolaires. Ce n’est pas un film familial.” Plus précisément, le long métrage vise deux cibles : un public cinéphile et urbain, âgé de 50 ans et plus, qui se renseigne sur les films présentés à Cannes, et un public plus jeune pouvant se reconnaître dans le parcours initiatique, fil rouge du scénario.“Nous pouvons aussi élargir à des publics concernés par les colonies de vacances, le soutien à l’enfance, ou encore aux fans d’Amel Bent, qui fait sa première apparition au cinéma”, détaille Anne Gagnot.
Tournée des festivals
Présenté pour la première fois dans la sélection Cannes Première du Festival de Cannes 2025, Ma frère a bénéficié d’une stratégie de sortie pensée dans la durée par Studiocanal. Un choix destiné à multiplier les projections en festivals et les rencontres avec les exploitants. “Ce n’est pas un film qui fait partie des plus attendus de l’année, expose Anne Gagnot. Il y avait tout à créer en termes de notoriété.”
La bande-annonce, conçue par Hands Up, a ainsi été présentée lors du Congrès des exploitants de Deauville en septembre. De la fin de l’été jusqu’à décembre 2025, le film a circulé dans de nombreux festivals régionaux, comme ceux d’Alès, d’Arras, d’Amiens, de Pessac et des Arcs. Cette tournée a bénéficié d’une forte implication de l’équipe artistique pour présenter le film et échanger avec le public.
Les premiers éléments de communication ont été dévoilés à la rentrée de septembre, en lien avec la tournée du film et les temps forts professionnels. “Nos piliers marketing reposent sur le réalisme du film, avec un mélange de tonalité sociale et de légèreté”, détaille Anne Gagnot. L’affiche, conçue par Silenzio à partir d’une photo de plateau, fait l’objet d’une campagne, lancée le 6 janvier dans le métro parisien afin d’accompagner le film sur sa première semaine d’exploitation.
Distribué sur 229 copies, dont 16 à Paris et 48 en banlieue, Ma frère totalisait plus de 5 900 entrées en avant-première avant sa sortie nationale. Le film bénéficie par ailleurs du label Coup de cœur Afcae 15-25 ans. “Nous sommes convaincus du bon bouche-à-oreille que le film peut générer”, résume la directrice marketing chez Studiocanal.
TF1 Info accélère sur les podcasts vidéo pour renforcer sa stratégie "streaming first"
TF1 Info a lancé récemment une offre de podcasts vidéo. Quelle est l’ambition derrière ces nouveaux formats ?
Julien Laurent, Chief Digital Officer de TF1 Info : Nous avons lancé, début novembre, cinq podcasts vidéo très distincts, chacun avec une promesse éditoriale claire et verticale : des grandes interviews avec Darius Rochebin, de l'économie décryptée simplement avec François Lenglet, du true crime avec Guillaume Farde, des rencontres humaines avec François-Xavier Ménage, des parcours de femmes avec Christelle Chirou. L’ambition est double. D’abord, couvrir un spectre large de thématiques d’information. Ensuite, accélérer très clairement notre stratégie streaming first. Jusqu’ici, le digital était largement alimenté par des contenus issus des antennes. Là, nous entrons dans une nouvelle ère : nous créons des contenus pensés dès l’origine pour les plateformes de streaming, avec leurs codes narratifs et formels qui correspondent aux attentes de leurs publics, que ce soit sur TF1+, YouTube, et demain par effet mécanique, Netflix (les abonnés Netflix auront accès aux chaînes du groupe TF1 à partir de l'été 2026, ndlr).
Pourquoi avoir choisi de vous appuyer sur des visages connus de TF1 et LCI pour lancer ces podcasts ?
C’est un choix assumé pour cette première étape. Nous avons voulu démarrer avec des figures reconnues, qui ont une vraie et forte légitimité sur leurs sujets et sont très identifiées par le public. Le podcast est un exercice particulier : on sort du cadre classique de l’interview pour entrer dans celui de la conversation longue. C’était aussi l’occasion pour ces talents d’antenne d’explorer une nouvelle narration. Cela ne veut pas dire que nous n’ouvrirons pas la porte, à terme, à de nouveaux profils. Le projet est volontairement très agile, presque start-up dans son ADN : on ne construit pas une offre de podcast comme on construit une grille antenne. On se laisse la souplesse d'être inventif pour l'année prochaine.
Comment ce dispositif est-il produit et quels moyens y sont consacrés ?
Le modèle de production est volontairement léger mais très qualitatif. Ce n’est pas un plateau traditionnel : le set-up est modulable, rapide à installer, ce qui n'empêche pas une forte exigence sur l’image, la lumière et le rendu. Le projet est porté par le studio de TF1 Info, qui gère aussi les réseaux sociaux. Deux personnes y sont dédiées à temps plein, avec ponctuellement des renforts issus des équipes télé. C’est un modèle agile, parfaitement adapté à des formats pensés pour le streaming dont le modèle économique repose, de manière classique, sur la publicité.
Les premiers résultats sont-ils à la hauteur de vos attentes et quel rôle ces podcasts jouent-ils dans la stratégie globale de TF1 Info ?
Les débuts sont très encourageants. En un peu plus de deux mois, nous dépassons les 700 000 vues sur les plateformes, avec certains épisodes — extraits compris — qui touchent plus d’un million de personnes. Ces formats s’adressent clairement à un public plus jeune que celui de l’antenne, en cohérence avec nos audiences sur les réseaux sociaux. Ils sont aussi un levier économique, via la publicité, et un levier éditorial : nous réutilisons déjà certains extraits à l’antenne quand cela fait sens. Plus largement, ces podcasts incarnent notre volonté de faire rayonner l’information partout, dans une logique d’hybridation entre digital et linéaire.
Delphine Cinier retrace l’émancipation des femmes au travail dans un nouveau documentaire pour M6
Après Femmes et alcool : la fin d’un tabou, Delphine Cinier revient sur la condition féminine à travers un nouveau reportage. Intitulé La Révolution des femmes au travail, de 1960 à nos jours, cet unitaire de 59 minutes sera diffusé sur M6 ce mercredi 7 janvier à 23h05, à l’issue d’un prime intitulé Être femme dans les années 60 : la grande expérience. Cette première partie explorera le quotidien d’une famille dans les années 1960 et reviendra sur le rôle de la femme. “C’est une histoire très dense”, raconte Delphine Cinier.
“La liberté de la femme se fait quand elle peut disposer de son argent”
Journaliste et réalisatrice de documentaires, Delphine Cinier a interrogé de nombreuses femmes aux parcours très différents, d’une ancienne ouvrière de la Lainière de Roubaix à Mercedes Erra, fondatrice de l’agence de communication BETC. Tourné sur cinq mois, le film explore, à travers des images d’archives et des interviews des historiennes Michelle Perrot et Christine Bard, le long chemin parcouru depuis la loi de 1965 qui a permis aux femmes mariées de travailler, d’ouvrir un compte en banque et de signer des chèques sans l’autorisation de leur mari. “La liberté de la femme se fait quand elle peut disposer de son argent”, souligne la réalisatrice.
Passée par Zone Interdite et Enquête Exclusive, Delphine Cinier collabore de longue date avec le groupe M6. Pour la chaîne privée, elle a notamment réalisé Les Braqueurs, une série documentaire sur le grand banditisme à travers les portraits d’anciens fugitifs, ou encore Les Français, l’amour et le sexe : comment tout a changé ?, consacré à l’évolution des comportements amoureux. Avec ce film sur le travail des femmes, Delphine Cinier s’inscrit dans une succession de documentaires consacrés aux questions de société développés par la chaîne. “Ce n’était pas une proposition de ma part mais une discussion collégiale. Nous voulions faire quelque chose sur l’émancipation des femmes et le travail nous a semblé être un bon angle. Mais ce n’est pas un documentaire militant”, observe la réalisatrice.
Une productrice engagée
Depuis 2023, Delphine Cinier a lancé sa propre société de production, Elles Prod, avec laquelle elle produit ses films principalement pour M6. Un choix qu’elle qualifie de “vertigineux” après plus de quinze années où elle a travaillé dans différentes maisons de production. “Quand on est producteur, il faut apprendre à gérer un budget, à bien s’entourer. C’est un autre métier que j’ai dû apprendre”, confie-t-elle.
Elles Prod compte déjà une quinzaine de reportages, réalisés principalement pour M6. Si la majorité des films produits jusqu’ici ont été réalisés par Delphine Cinier elle-même, la productrice commence à ouvrir sa structure à d’autres regards, en particulier ceux de réalisatrices. “Rien n’est vraiment réglé. Il y a toujours l’égalité des salaires, les postes à responsabilités sont encore largement confiés aux hommes. Et par exemple, la plupart des plus gros producteurs sont des hommes”, ajoute Delphine Cinier.
Exclusif - Le Top 10 des audiences en replay de la semaine de Noël 2025
Écran total publie chaque semaine le classement des meilleures audiences de la semaine en replay. L’objectif est de mettre en avant les programmes inédits diffusés en prime time sur les chaînes historiques qui sont les plus visionnés sur les plateformes, dans les sept jours qui ont suivi. Ce jeudi, découvrez le classement des programmes diffusés entre le lundi 22 au 28 décembre 2025.
Dans le Top 10 des audiences en replay pendant la semaine de Noël, pas de scores étincelants mais un programme sort du lot quand même : la nouvelle série coproduite par Palomar et DEMD Productions (Mediawan) avec la Rai Fiction, et diffusée sur France 2 : Le Comte de Monte-Cristo, énième adaptation du best-seller d'Alexandre Dumas. L'épisode pilote a engrangé quasiment 1 million de téléspectateurs en replay (997 K pour 3,306 M téléspectateurs en audience consolidée). La deuxième partie compte 883 K de curieux supplémentaires pour un score de 3,070 M de public. De quoi distancer la suite des programmes, tous estampillés FTV jusqu'à la 8e place : sur la troisième marche du podium arrive une série italienne elle aussi produite par la Rai Fiction, Dolomites, piégés aux sommets, une série de 8 épisodes, avec + 668 K de téléspectateurs (3,166 M en audience consolidée). Avant la partie 2, en cinquième position avec +572 K (2,862 M de tvsp en audience consolidée), le Meurtres à Saint-Martin (Eloa Prod) connaît une belle trajectoire avec +619 K d'adeptes de la collection (4,733 M de tvsp en audience consolidée). On reste sur France 3 pour la 6e et 7e marches du classement avec les très performants colocataires Tom et Lola dont les nouveaux épisodes engrangent + 571 K (3,227 M en consolidé) pour le deuxième et + 563 K (3,744 M) pour le premier.
Aux places trois dernières places du tableau, c'est le flux qui est à l'honneur : la deuxième partie de Star Academy (+459K et 3,301 M en consolidé), et les deux parties de La France a un incroyable talent (+ 359 K/2,655 M en audience consolidée et + 311 K/2,343 M en consolidé).
| Programme | Chaîne | Audience non-linéaire | Audience consolidée | Audience veille |
| Le Comte de Monte-Cristo P1 | France 2 | + 997 K | 3,306 M | 2,309 M |
| Le Comte de Monte-Cristo P2 | France 2 | + 883 K | 3,070 M | 2,187 M |
| Dolomites : piégés aux sommets P1 | France 3 | + 668 K | 3,166 M | 2,498 M |
| Meurtres à Saint-Martin | France 3 | + 619 K | 4,733 M | 4,114 M |
| Dolomites : piégés aux sommets P2 | France 3 | + 572 K | 2,862 M | 2,290 M |
| Tom et Lola P2 | France 3 | + 571 K | 3,227 M | 2,656 M |
| Tom et Lola P1 | France 3 | + 563 K | 3,744 M | 3,181 M |
| Star Academy P2 | TF1 | + 459 K | 3,301 M | 2,842 M |
| La France a un incroyable talent P2 | M6 | + 359 K | 2,655 M | 2,296 M |
| La France a un incroyable talent P1 | M6 | + 311 K | 2,343 M | 2,032 M |
Seine-Saint-Denis : pour les 20 ans de l'Aide au film court, un comité à l'affût de projets qui résonnent
Un anniversaire se profile : L'Aide au film court en Seine-Saint-Denis fêtera ses 20 ans en 2026 !
Après une période de transition en 2024 avec une refonte du fonctionnement du fonds d'aide, celui-ci retrouve son rythme de croisière avec deux sessions, et 5 films aidés à chacune d'elles. Chaque film reçoit 15.000€, pour un budget total de 150.000€ pour l'Aide au film court : 100.000€ du Département de Seine-Saint-Denis, et 50.000€ d'abondement CNC, qui n'abonde que pour les projets portés par des sociétés de production. Les candidatures portées par des autoentrepreneurs et associations sont encouragées à postuler. L'Aide au film court soutient les projets sur trois volets : postproduction, diffusion, développement pour un futur projet (des bourses pour les auteurs des films aidés leur sont attribuées pour un prochain projet).
Cette aide soutient, pour plus de la moitié, des films qui justifient d'un lien avec le Département. Ce lien peut être de nature diverse : tournage sur le territoire, auteurs résidents ou société de production basée en Seine-Saint-Denis… Mais ce critère de l'ancrage n'est pas le seul étudié par les comités, selon Nicolas Chaudagne, chargé de projets Cinéma au Conseil départemental de la Seine-Saint-Denis. « Au sein des comités, il y beaucoup de discussions sur la capacité des films à rencontrer les publics de Seine-Saint-Denis ». Ce critère est pris en compte « au global » : dans chaque session, il faut qu'il y ait des films qui soient accessibles aux collégiens, aux seniors ou à des publics dits empêchés. « Grâce à la nouvelle composition du comité, avec notamment des programmateurs de festivals et de salles de cinéma qui connaissent les publics, une certaine philosophie se dégage de manière naturelle ».
L'un des objectifs du Département est aussi de « fédérer les initiatives qui permettent de passer des pratiques amateures aux pratiques professionnelles ». Dans ce but, la Seine-Saint-Denis travaille actuellement au développement d'une déclinaison départementale du dispositif d'accompagnement du CNC Talents en court. Début décembre 2025, lors du festival WIPP de Saint-Ouen, un « Prix Talents en Court en Seine-Saint-Denis » a été remis à l'un des projets en développement, Le Macaque de Chriss Itoua. « Cela complète l'Aide au film de court, qui intervient tard dans la production d'un film », explique Nicolas Chaudagne.
Par ailleurs, 2026 marquera aussi les 30 ans de Cinémas 93, l'association des cinémas indépendants de la Seine-Saint-Denis qui coordonne notamment l'Aide au film court et une large part es actions d’éducation à l'image du département. Trois décennies d'action culturelle en faveur du cinéma qui continuent à porter leur fruit.
FONDS D'AIDE 2025 : 170.000€
Montant prévisionnel 2026 : 170.000€
Répartition : 170.000€ pour le court-métrage (150.000€ fonds de soutien et 20.000€ en bourses)
L'actualité du secteur
RMC Découverte collabore avec Webedia pour un documentaire inédit avec Joyca
La chaîne RMC Découverte doit diffuser en première exclusivité le vendredi 23 janvier à 21h10 et dès 6h en streaming sur RMC BFM Play un documentaire inédit. Intitulé Joyca teste des lieux 1 étoile : Espagne, ce dernier s’inspire d’un format emblématique du youtubeur français aux 6,81 millions d’abonnés. Jordan Rondelli, de son vrai nom, est un talent exclusif du groupe Webedia.
Le concept repose sur l'évaluation de lieux ou expériences notés une étoile par les internautes. Il est produit par 432 HZ et distribué par le groupe Webedia, dont la communication officielle précise l’ambition d’une “production ambitieuse, qui illustre le potentiel des créateurs à toucher de nouveaux publics et à s’imposer dans des formats toujours plus ambitieux”.
Un premier opus sur les pires établissements hôteliers en Belgique a déjà été diffusé sur la chaîne le 4 juillet dernier.
Le bilan 2025 de "Slash" et "Okoo" en 3 chiffres-clés
Les chaînes jeunesse de référence dans l'audiovisuel public, Okoo et Slash, s'offrent un bilan 2025 positif que leur directrice, Amandine Roussel, a mis en avant en partageant quelques indices chiffrés.
Selon elle, Slash confirmerait une véritable dynamique avec :
- +50% de croissance.
- Une audience multipliée par deux en deux ans.
- 44 millions de vues par mois.
Concernant Okoo, les résultats sont particulièrement bons :
- Elle devient la deuxième chaîne TV nationale sur les enfants (plus de 16% de cette part de marché).
- 3,3 millions d'enfants regardent Okoo sur la TV chaque mois.
- 44 millions de vues par mois (hors YouTube).
La chaîne avait enregistré des performances historiques dès le premier trimestre 2025 sur les antennes linéaires, en atteignant par exemple sur France 4 une part d'audience de 13,9% chez les enfants de 4 à 10 ans sur la tranche horaire 7h-20h, et sur France 5 une part d'audience de 20,8% le matin en semaine.
Pour 2026, Amandine Roussel assure vouloir continuer "à innover, à prendre des risques, à investir et à parler juste aux nouvelles générations".
France Télévisions rétrocède une partie des droits du Tournoi des Six Nations 2026 à TF1
Diffuseur historique et détenteur exclusif des droits du Tournoi des Six Nations de rugby jusqu’en 2029, France Télévisions annonce rétrocéder, à titre exceptionnel, une partie des droits de l’édition 2026 du tournoi masculin.
Un accord conclu avec le groupe TF1 sous-licencie les droits de diffusion de 9 des 15 matchs du tournoi, matchs qui se tiendront majoritairement durant les Jeux olympiques et paralympiques d’hiver de Milan-Cortina, qui seront diffusées sur France Télévisions. Six matchs, dont ceux d'ouverture et de clôture, resteront sur les antennes du groupe public
France TV formule ainsi la raison de ce choix : « de très fortes contraintes budgétaires qui s’imposent à l’entreprise en 2026 ».
Les matchs rétrocédés par FTV au groupe TF1
Angleterre / Pays de Galles - Samedi 7 février
Irlande / Italie - Samedi 14 février
Ecosse / Angleterre - Samedi 14 février
Pays de Galles / France - Dimanche 15 février
Angleterre / Irlande - Samedi 21 février
Pays de Galles / Ecosse - Samedi 21 février
Italie / Angleterre - Samedi 7 mars
Ecosse / France - Samedi 7 mars
Irlande / Ecosse - Samedi 14 mars
Les matches diffusés sur FTV
France / Irlande – Jeudi 5 février 21.10 (ouverture)
Italie / Ecosse – Samedi 7 février
France / Italie – Dimanche 22 février
Irlande / Galles – Vendredi 6 mars
Galles / Italie – Samedi 14 mars
France / Angleterre – Samedi 14 mars 21.10 (clôture)
Cinéma et audiovisuel : l’État fixe la représentativité syndicale des branches
Le ministère du Travail et des Solidarités a publié les arrêtés fixant la représentativité syndicale dans plusieurs segments clés du cinéma et de l’audiovisuel. Ces décisions déterminent les acteurs habilités à négocier les accords collectifs de branche et les conditions de leur extension à l’ensemble des entreprises concernées.
Dans la distribution cinématographique, la Fédération nationale des éditeurs de films (FNEF) est reconnue comme l’unique organisation d’employeurs représentative. À ce titre, elle est la seule habilitée à négocier les accords sociaux de branche, lesquels ont vocation à s’appliquer à toutes les entreprises du secteur, indépendamment de leur adhésion syndicale.
Les organisations représentatives en production
S’agissant de la production audiovisuelle, trois organisations d’employeurs sont reconnues représentatives dans le cadre de la convention collective nationale : le Syndicat des producteurs indépendants (SPI), l’Union syndicale de la production audiovisuelle (USPA) et le SPECT. Leur poids respectif est fixé à 49,64 % pour l’USPA, 33,25 % pour le SPECT et 17,11 % pour le SPI. Cette répartition conditionne les équilibres économiques et sociaux dans les négociations de branche.
Dans la production de films d’animation, plusieurs organisations syndicales de salariés sont reconnues représentatives pour la négociation des accords collectifs : le SNTPCT (30,96 %), la CFDT (27,52 %), la CGT (21,74 %) et la CNT (19,78 %). Enfin, pour la production cinématographique, la représentativité est attribuée à la CGT (62,6 %), au SNTPCT (26,42 %) et à Solidaires (10,98 %).
Le décret Smad « pro-animation » est entré en vigueur le 1ᵉʳ janvier 2026
Le décret Smad "pro-animation", annoncé par Rachida Dati, est entré en vigueur le 1ᵉʳ janvier. Cette révision du cadre réglementaire de 2021 renforce l’obligation de diversité des œuvres audiovisuelles pour les services de médias à la demande (Smad). Dorénavant, 20 % de la contribution à la production audiovisuelle devra être consacrée à l’animation, au documentaire de création ou au spectacle vivant, avec une mise en œuvre progressive.
Pour les éditeurs ayant conclu des accords existants avec des organisations professionnelles, les nouvelles obligations s’appliqueront à l’échéance de ces accords. La Commission européenne n’avait pas bloqué l’initiative française, mais avait formulé certaines réserves.
De son côté, l’Arcom a souligné un manque de recul sur les effets de ces engagements, notant que les contributions à l’animation des principaux services prises en 2023 ne sont pas encore quantifiables. L’autorité a attiré l’attention sur le risque de complexification du dispositif, tout en se déclarant favorable à un décret constituant un socle de règles de référence, modulable selon les cas.
Ronan Dubois nommé Directeur Général Délégué en charge des Médias et du Social chez Webedia
Le groupe Webedia a annoncé la nomination de Ronan Dubois au poste de Directeur Général Délégué, en charge des Médias et du Social, membre du comité exécutif, à compter du mardi 6 janvier 2026. Il reporte directement à Christian Bombrun, PDG du groupe.
Dans ses nouvelles fonctions, Ronan Dubois sera responsable de l’ensemble des marques médias et sociales de Webedia en France, parmi lesquelles AlloCiné, Jeuxvideo.com, Purepeople, Puremédias, 750g, L’Automobile Magazine, Le 10 Sport, easyVoyage, Popcorn, Epicurieux et Dr.Good!. Sa mission principale sera d’accélérer leur développement et de les transformer en propriétés intellectuelles complètes couvrant le web, le social, les programmes vidéo, le print, l’événementiel et l’édition.
Avec plus de vingt ans d’expérience au croisement du marketing, des médias et du digital, Ronan Dubois a développé une expertise dans l’adaptation des contenus aux évolutions des usages et des technologies. Depuis début 2023, il occupait le poste de directeur général et directeur de la publication de 20 Minutes, où il a conduit une transformation numérique du titre, incluant le recentrage sur les formats digitaux, l’intégration des activités vidéo et l’évolution de la ligne éditoriale pour l’ensemble des supports — site, application, réseaux sociaux et télévision.
Sa carrière a débuté au sein de Yoplait puis de SFR, où il a exercé des fonctions marketing et commerciales. En 2008, il rejoint le groupe M6, d’abord à la direction de M6 Mobile, avant de devenir directeur général adjoint de M6 Publicité. En 2019, il prend la direction générale de Konbini, puis cofonde fin 2021 le média en ligne Kool Mag, confirmant son engagement dans l’univers des nouveaux formats numériques.
Les Magritte se réinventent et deviennent Les René
À l’occasion de leur 15ᵉ édition, les Magritte du cinéma amorcent une transformation symbolique et structurelle. La cérémonie devient Les René, un nouveau nom pensé pour mieux refléter les mutations d’un secteur audiovisuel en recomposition, marqué par la montée en puissance des séries et la diversification des modes de diffusion.
Présentée cette année encore par Charline Vanhoenecker, la cérémonie se tiendra le 7 mars prochain à Flagey (Bruxelles) et sera diffusée sur Auvio, plateforme de la RTBF, confirmant le rôle central du service public dans la valorisation de la création belge. Elle sera désormais pilotée par une nouvelle équipe d’organisation, composée de Jean-Yves Roubin, François Touwaide et Kassandra Decloux, chargée d’accompagner ce repositionnement.
Parmi les principales évolutions, Les René intègrent un prix du public. La sélection s’élargit également avec la création d’un prix de la série, acte symbolique d’une reconnaissance accrue de la fiction sérielle au sein d’une cérémonie historiquement dédiée au cinéma.
En changeant d’identité, Les René entendent ainsi s’adapter à un champ audiovisuel plus transversal, où cinéma, séries et plateformes coexistent, et affirmer leur volonté de rester un rendez-vous représentatif des pratiques et des usages contemporains.
Unifrance va décerner un French Cinema Award à Cédric Klapisch
L’association chargée de la promotion du cinéma et de l’audiovisuel français à l’international Unifrance attribuera le French Cinema Award 2026 au cinéaste Cédric Klapsich. Créé en 2016, ce prix distingue une personnalité ayant œuvré de manière significative à la diffusion du cinéma français à l’étranger. L’an dernier, il avait été remis à la réalisatrice Rebecca Zlotowski. La cérémonie aura lieu au mois de janvier au ministère de la Culture.
Né en 1961, Cédric Klapisch s’est fait connaître grâce à des films emblématiques tels que Le Péril jeune, L’Auberge espagnole ou encore En corps. Son dernier long métrage, La Venue de l’avenir, a enregistré plus de 900 000 entrées en France. Au total, ses films cumulent près de 9 millions d’entrées dans le monde, selon Unifrance.
Ciné Junior dévoile sa programmation 2026
Ciné Junior, le festival jeune public organisé par l'association Cinéma Public Val-de-Marne, revient pour sa 36e édition du 4 au 15 février 2026. 63 cinémas et lieux culturels du Val-de-Marne et d’Île-de-France participeront à l'événement.
Comme chaque année, le festival propose une programmation large, de la petite enfance à l'adolescence, avec plus de 100 films, des courts et longs métrages en Compétition Internationale, un ciné-concert, un ciné-danse et de nombreuses avant-premières.
Le programme de l'édition 2026, dont la thématique est « De l'audace ! », est désormais en ligne.
La compétition longs métrages
L'Odyssée de Céleste de Kid Koala (Canada)
Fantastique de Marjolijn Prins (Belgique, France, Pays-Bas)
Sweetheart de Margherita Spampinato (Italie)
Le Garçon qui faisait danser les collines de Georgi M. Unkovski (Macédoine, République tchèque, Serbie, Croatie)
Un jour avec mon père de Akinola Davies (Royaume-Uni, Nigéria)
La Danse des renards de Valéry Carnoy (Belgique)
Wang Bing président du jury du 32e Festival International des Cinémas d'Asie de Vesoul
Le célèbre documentariste chinois Wang Bing sera président du jury international lors de la 32e Festival International des Cinémas d'Asie (FICA) de Vesoul, qui se déroulera du 27 janvier au 3 février 2026. Le Cyclo d’or d’honneur (offert par la Communauté d’Agglomération de Vesoul) lui sera décerné pour l’ensemble de son œuvre, lors de la cérémonie d’ouverture, au théâtre Edwige Feuillère.
Lors du festival, 87 films seront présentés, dont 40 inédits, répartis en 8 sections en présence d’une quarantaine de cinéastes. Les 18 films inédits en Compétition sont jugés par 7 jurys. Au sein du jury international, Wang Bing sera entouré de Joël Farges, producteur français, Katayoon Shahabi, productrice iranienne et Shin Su-won. Ils décerneront trois prix : Le Cyclo d’Or, le Grand Prix du Jury et le Prix du Jury, ainsi qu'une événtuelle mention spéciale.
Le Festival Méliès prépare sa 4ᵉ édition autour des narrations et des métiers de l’image
L’École Georges Méliès, établissement formant aux métiers de l’animation, du cinéma et des effets visuels, organise la 4ᵉ édition du Festival Méliès le 8 janvier 2026. L’événement, programmé de 09h00 à 19h00 au Cinéma Arts & Essai Aragon-Triolet à Orly, se donne pour objectif de réunir des praticiens et intervenants de l’industrie autour de la création et des métiers de l’image.
La journée s’inscrit dans une dynamique pédagogique et professionnelle forte : elle fait suite à une conférence de lancement programmée le lundi 5 janvier, animée par Vincent Caudeville, animateur 3D senior, autour de « L’animation de personnages et la narration ». Cette prise de paroles anticipée vise à engager réflexions et échanges avant la grande journée.
Le programme du jeudi 8 janvier repose sur une série de conférences assurées par des intervenants issus du secteur : animateurs, journalistes spécialisés, spécialistes des effets visuels et narrateurs. Parmi eux figurent Denis Brusseaux, journaliste et directeur de narration, Bastien Chauvet, spécialiste VFX et animation, Benjamin Weislo, animateur senior et formateur, ainsi que Eric Gandois, storyboarder. On retrouvera également les scénaristes et réalisatrices Julie Ponsonnet et Zulma Rouge, enrichissant la journée de perspectives croisées entre écriture, image et narration.
L’ambition du Festival Méliès est de décrypter les coulisses de la création audiovisuelle : des procédés traditionnels d’animation aux technologies numériques les plus récentes (VFX, storytelling, narration contemporaine), en passant par les enjeux de professionnalisation. L’événement s’adresse autant aux étudiants en formation qu’aux professionnels en activité, renforçant les liens entre enseignement et industrie.
La série "Le signal" débarque enfin… sur Novo19
La série française Le signal (désormais Le signal 149 kHz), production Gaumont à l'origine prévue pour une diffusion sur la plateforme Paramount+, vient d'annoncer sa diffusion fin janvier sur Novo19, chaîne arrivée récemment sur la TNT.
La diffusion sur Paramount+ n'est plus d'actualité, la plateforme ayant finalement renoncé à ce qui devait être sa première production française. C'est donc la première série inédite à être diffusée sur Novo19, un beau coup pour la chaîne du groupe Ouest-France. À noter qu'elle est disponible depuis l'été 2025 sur la plateforme canadienne francophone Illico+.
Il s'agit d'une adaptation en 6x52' par François Uzan (Lupin) du roman éponyme à succès de Maxime Chattam sorti en 2018. Au casting, on trouve des stars de séries comme Clotilde Hesme (Les Revenants, Lupin) ou Grégory Montel (Dix pour cent), mais aussi Annabelle Lengronne (Un Petit frère), Sarah Pachoud (Qui brille au combat) et Riad Gahmi (L’École de la vie). Le tournage a eu lieu en 2023 en Bretagne et Normandie.
Le signal 149 kHz démarrera le 29 janvier à 21h10 sur Novo19. La série sera disponible également sur le site et l'application de la chaîne. Les chiffres d'audiences seront à observer attentivement.
Netflix programme un documentaire sur les coulisses de Stranger Things 5
Netflix a confirmé la mise en ligne d’un documentaire consacré à la production de Stranger Things saison 5, ultime chapitre de la franchise lancée en 2016 et actuellement diffusé sur sa plateforme. Intitulé La dernière aventure : le making-of de Stranger Things 5 (One Last Adventure: The Making of Stranger Things 5), ce documentaire sera disponible sur Netflix à partir du 12 janvier 2026.
Produit par MakeMake Productions avec les producteurs Angus Wall, Terry Leonard et Kent Kubena, le projet a été dirigé par la réalisatrice Martina Radwan. La captation s’est déroulée sur près d’un an aux côtés des équipes de production de la série, documentant les étapes clés du tournage de la dernière saison ainsi que le fonctionnement des différents départements techniques et artistiques impliqués.
Décès du cinéaste hongrois Béla Tarr
Le réalisateur hongrois Bela Tarr est décédé à 70 ans, a annoncé son collègue Bence Fliegauf à l’agence de presse nationale MTI au nom de la famille Tarr. Il est mort à la suite d’une longue maladie.
Celui qui sera considéré comme le maître du cinéma hongrois commence le cinéma dès l'âge de 16 ans et réalise son premier long métrage à 23 ans en 1979. Il affine progressivement son style sombre et austère, choisissant à partir de Damnation en 1988 de tourner uniquement en noir et blanc. Sátántangó (Le Tango de Satan) en 1994, d'une durée monstre de 415 minutes, est considéré comme une de ses œuvres majeures.
Réalisé en 2000 et projeté à la Quinzaine des réalisateurs, Les Harmonies Werckmeister est son premier film à être distribué en France, en 2003. Ce qui amènera à la sortie en salles de Damnation en 2005 puis à la distribution de son film L'homme de Londres, présenté en compétition à Canes en 2007.
Son dernier film, Le Cheval de Turin, a reçu l’Ours d’argent (Grand prix du jury) au festival de Berlin en 2011. À la fin de cette même année, le Centre Pompidou avait organisé une rétrospective de son œuvre.
Le 9 décembre 2023 à Berlin, lors de la 36ᵉ cérémonie des European Film Awards, Béla Tarr avait reçu le Prix d’honneur de la European Films Academy.




















