Ecran total Le Quotidien

№4600 • mercredi 30 octobre 2024

À la une

DÉCRYPTAGE

Pourquoi TeamTO et Cyber Group Studios se retrouvent en difficulté

Après le dépôt de bilan de TeamTO, le secteur bruisse de rumeurs sur de prochaines procédures collectives. L’une d’entre elles a beaucoup agité le Mipcom, qui s’est tenu à Cannes du 21 au 24 octobre. Elle concerne Cyber Group Studios (près de 40 M€ de chiffres d’affaires en 2022). Interrogé par Écran total, le PDG, Dominique Bourse, a déclaré “qu’il ne communiquait pas pour le moment”.

Les deux sociétés opèrent selon des modèles différents, mais traversent les mêmes difficultés, avec une baisse d’activité qui fait suite à d’importants investissements. Les deux studios ont d’ailleurs été soutenus pour cela par le choc de modernisation du CNC en 2021 puis par le plan France 2030 en 2023.

Si les diffuseurs français, grâce aux obligations d’investissements et aux accords signés avec la filière, continuent de répondre présent, les financements en provenance de l’étranger se font plus rares. Or, dans l’animation plus que dans tout autre segment de la production, l’international est indispensable pour boucler le budget d’un programme.

Les chiffres dévoilés par Ampere Analysis au Mipjunior sont sans équivoque. Le nombre de programmes pour les enfants et les familles commandé dans le monde a baissé de 13% entre le premier semestre 2023 et le premier semestre 2024. Avec une grande disparité selon les diffuseurs : celui-ci augmente de 7% sur les chaînes publiques, mais baisse de 17% sur les chaînes payantes, et s’effondre de 32% sur les chaînes gratuites privées et même de 40% sur les plateformes SVOD.

TeamTO a toujours marché sur les deux jambes : en produisant à la fois ses propres projets et en travaillant en prestation de service pour le compte de tiers. La société a lourdement investi pour se doter d’un outil de production capable d’absorber un volume de production important et qui aujourd’hui apparaît comme surdimensionné.

Des repreneurs à la recherche d'opportunités et de taille critique 

Quatre repreneurs ont manifesté leur intérêt : le groupe Hildegarde, déjà actif dans la production d’animation avec Folimage et Les Armateurs, le groupe de localisation et post-production TransPerfect, le fonds Gabriel Finance et un duo de studios américains, Riva Studios et Lex + Otis.

Si Hildegarde et TransPerfect sont des acteurs déjà identifiés du secteur, l’offre américaine est reçue avec scepticisme. “Les Américains viennent chercher la capacité de fabrication, en bénéficiant du crédit d’impôt international”, juge un gros producteur du secteur. “C’est bien en termes d’emplois, cela peut préserver une filière. Mais c’est du savoir-faire français de haut vol qui passe sous pavillon étranger.” Pour un autre dirigeant, cette offre “n’a pas l’air solide du tout” et est “opportuniste”.

Les offres doivent être déposées avant le 30 octobre. Le tribunal de commerce de Paris pourra désigner un repreneur le 15 novembre si une des offres est jugée satisfaisante. Selon nos informations, un des candidats ne déposera pas d’offre en raison de problèmes juridiques non réglés à la veille de la date limite fixée par le Tribunal de commerce.

Côté Cyber Group Studios, la société s’est surtout illustrée dans la production déléguée. Elle a aussi investi dans le développement de son studio. Le principal actionnaire de Cyber Group Studios est le fonds Goya, basé au Liechtenstein. “Je pense qu’ils avaient des objectifs à respecter et que, la crise se faisant, ils n’ont pas été atteints”, estime un producteur. La remontée des taux d’intérêt a aussi rendu l’équation plus compliquée “Le coût de l’argent n’est plus le même qu’il y a trois ans”, rappelle le producteur.

Faut-il un nouveau business model ?

Sur la Croisette et dans les allées du Palais des festivals, les regards se tournaient vers TF1 et sa filiale Newen, qui abrite déjà un important studio d’animation, Blue Spirit. Son actuel dirigeant, Olivier Lelardoux, est d’ailleurs un ancien de Cyber Group. “Cyber Group a beaucoup travaillé avec TF1, ce sont des partenaires historiques”, observe un concurrent. “S'ils veulent consolider, il y a certainement de grosses synergies à faire.

Un autre professionnel estime que la crise, qu’on imaginait passagère, est structurelle et qu’elle appelle à une transformation de l’industrie pour survivre. “Le modèle des studios indépendants qui se financent grâce aux diffuseurs traditionnels est en train de s’éteindre”, affirme-t-il. Les jeunes téléspectateurs étant désormais présents sur YouTube en nombre. “Je pense que la purge n’est pas terminée.

Mais il croit toutefois en la capacité de l’industrie française à se relever. “Nous sommes une terre qui a développé un savoir-faire dans l’animation, avec des écoles présentes depuis des décennies. Cela ne va pas disparaître. Nous allons rester un endroit où les gens auront envie de venir produire.

EXCLUSIF

Le Top 10 des audiences en replay la semaine du 14 octobre

Ecran total publie désormais chaque semaine le classement des meilleures audiences de la semaine en replay. L'objectif est de mettre en avant les programmes inédits diffusés en prime-time sur les chaînes historiques qui sont le plus visionnés sur les plateformes, que ce soit avant leur diffusion linéaire ou dans les sept jours qui ont suivis. Ce mercredi, découvrez le classement des programmes diffusés entre le lundi 14 et le dimanche 20 octobre 2024.
Belle performance de la nouvelle venue des séries françaises : Un soupçon avec Odile Vuillemin (Episode Productions/JLA Groupe), diffusée sur France 2. Les deux épisodes de cette première soirée fixée sur la case du mercredi se placent en tête des meilleurs gains d'audience par rapport à leurs audiences veille. À croire que les succès marchent par pair cette semaine, puisque les deux parties de l'épisode 9 de Koh-Lanta ont beaucoup été visionnées hors du temps d'antenne classique.

France 3 reprend ensuite la main avec son téléfilm du samedi soir, Le fantôme des saintes (Eloa Prod) et un score passant en-dessous du million, suivi de M6 et sa P2 de L'amour est dans le pré, toujours populaires hors de la diffusion classique avec 849.000 spectateurs supplémentaires. Enfin, à noter, l'arrivée de la saison 2 de Master Crimes, qui aura attiré aussi les amateurs de replay, tout comme Tom et Lola, qui reste depuis trois semaines dans le Top.

ProgrammeChaîneAudience non-linéaireAudience consolidéeAudience veille
Un soupçon ép.2France 2+ 1,065 M4,864 M3,799 M
Un soupçon ép.1France 2+ 1,050 M5,018 M3,968 M
Koh-Lanta ép. 9 P2TF1+ 1,016 M3,661 M2,645 M
Koh-Lanta ép. 9 P1TF1+ 1,010 M4,147 M3,137 M
Le fantôme des saintesFrance 3+ 945K5,106 M4,161 M
L’amour est dans le pré P1M6+ 896 K4,637 M3,741 M
Tom et Lola ép. 5France 3+ 866 K4,573 M3,707 M
L’amour est dans le pré P2M6+ 849 K4,424 M3,575 M
Master Crimes ép.1TF1+ 808 K4, 718 M3,910 M
Tom et Lola ép. 6France 3+ 807 K4,185 M3,378 M
Top 10 des meilleurs audiences non-linéaires des prime time de la semaine du 14/10/24 au 20/10/24
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CONFIDENTIEL

L'USPA va négocier avec l'INA


L'USPA - syndicat de producteurs audiovisuels de fiction et de documentaire - prévoit en novembre d'entamer des négociations avec l'Institut national de l'audiovisuel sur la grille tarifaire de ses archives. "Elle a été négociée il y a bien longtemps, déplore Patricia Boutinard Rouelle, productrice et vice-présidente Documentaire du syndicat. "Et elle n'a plus bougé depuis. Aujourd'hui, quand les chaînes prennent un film, c'est tout compris, linéaire et non linéaire. Donc, il faut vraiment que cette tarification comprenne les droits non linéaires." L'USPA espère une tarification plus intéressante mais surtout plus de souplesse dans les droits et plus de facilités pour négocier. "Avant, on avait une capacité de négociation commerciale plus importante qu'aujourd'hui. Aujourd'hui, c'est ça ou rien avec l'INA", tranche la productrice de documentaires.

Par ailleurs, Patricia Boutinard Rouelle pointe la difficulté à faire circuler les films à l'international, hors éventuellement dans quelques pays francophones comme la Suisse et la Belgique. À ce jour, par exemple, 30 secondes d'actualités filmées pour une diffusion monde/toutes chaînes jusqu'à 10 ans coûtent 700 €. C'est 910 € pour du flux, 1 050 € pour du patrimonial, et 1 330 € pour de l'artistique. "Les droits internationaux coûtent trop chers et bloquent nos films, résume-t-elle. Il y a un vrai problème aussi sur l'extension des droits autour de laquelle un accord date de 2016. Celui-ci est plutôt un bon accord par ailleurs : en fonction d'une vente, c'est 50% pour la production, 50% pour les archives. Dans les 50% pour les archives, il faut faire un prorata, source par source. C'est casse-tête mais pas complètement hors sol. Mais il nous faut tout repenser avec la VOD, le non-linéaire..." Négociations lancées a priori dans la dernière dizaine de novembre.

CHIFFRES

Les grands groupes américains représentent la moitié des investissements dans les contenus

Tandis que l'on craignait un ralentissement important des investissements des grandes sociétés de production, les montants alloués à la création ont augmenté sur une année. Selon une étude d'Ampere Analysis, parue ce mardi 29 octobre, et malgré la crise que traverse le secteur, les montants investis dans les contenus sont toujours à la hausse.

Les dépenses de Disney, Comcast, Google, Warner Bros. Discovery, Netflix et Paramount, les six principaux fournisseurs de contenu mondiaux, dans le cinéma et l'audiovisuel, ont largement augmenté depuis la pandémie. En tout, ils représentent plus de la moitié des dépenses totales, avec 126 Mds$ investis dans l'année, contre environ 90 Mds$ en 2020. Au global, ils contribuent à 50,6 % des dépenses, en hausse de trois points sur cinq ans.

Pourtant, certains de ces acteurs avaient annoncé une baisse de leurs investissements au début de l'exercice actuel. En novembre 2023, Disney indiquait souhaiter réduire ses dépenses de contenu à environ 25 Mds$ en 2024, contre 27 Mds$ l'année précédente. La firme demeure le premier contributeur avec 14 % des investissements mondiaux dans les contenus. Un taux élevé notamment dû à l’acquisition complète de Hulu début 2024, ajoutant 9 Mds$ aux dépenses totales du groupe.

40Mds$ investis sur 126 proviennent des plateformes

À l'inverse, les investissements de Netflix ont grimpé fortement jusqu'à la pandémie, mais stagnent depuis. Avec 14,5 Mds$ investis, Netflix reste le principal investisseur en contenu de streaming à l’échelle mondiale. Ampere souligne également qu'une hausse est à prévoir l'année prochaine grâce à l’acquisition de droits sportifs pour les matchs de la NFL et les matchs de catch WWE. En tout, 40 Mds$ sur les 126 sont investis par des plateformes de SVoD.

Mais Netflix modifie la façon dont elle investit dans les contenus. Début 2024, la plateforme annonçait consacrer pour la première fois plus de la moitié de son budget annuel aux créations hors Amérique du Nord. Netflix va dépenser environ 8 Mds$ dans des titres internationaux. Les investissements sur le sol étasunien devraient chuter de 25% ces prochaines années, quand les investissements internationaux représentent 52 % des dépenses de la plateforme cette année. Et ils ne sont pas les seuls à adopter cette technique, puisque les productions internationales représentant déjà 40 % des dépenses de Paramount+.

Selon Ampere, les investissements dans le contenu original restent la principale catégorie de dépenses pour ces fournisseurs, atteignant plus de 56 Mds$, soit 45 % de leurs dépenses totales depuis 2022. Surprise tout de même, Google est l'un des acteurs les plus prolifiques du marché, notamment grâce à YouTube. La plateforme renforce sa présence mondiale grâce à des partenariats avec les principaux créateurs de contenu, faisant de Google le troisième investisseur mondial dans les contenus, avec un modèle bien différents des autres géants du secteur.

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L’actualité du secteur

CHAÎNES ET PLATEFORMES

L’appli SFR TV se déploie sur Android TV

L’application SFR TV est désormais disponible sur les télévisions connectées fonctionnant sous Android TV, les Chromecasts et les Google TV Streamers, accessible avec l’option Multi TV sur télé connectée de SFR à 5 € par mois sans engagement.

Après les Smart TV Samsung depuis juin 2023 et les Smart TV Hisense depuis mai 2024, SFR étend la disponibilité de son application SFR TV aux télés connectées Android TV version 9 et plus (comme la plupart des télévisions Sony, Xiaomi, Sharp, Panasonic, Toshiba, Sharp ou TCL par exemple).

Avec l’option Multi TV sur télé connectée, option incluse avec l’offre SFR Fibre Premium, les clients Box de SFR ont la possibilité d’ajouter un décodeur secondaire et/ou l’application SFR TV pour 5 € par mois sans engagement. L’application SFR TV sur télé connectée permet un usage direct sans décodeur supplémentaire et avec la télécommande de la télé, donnant accès aux principaux programmes et services télé (direct, rattrapage, enregistrement, catalogue VàD). Jusqu’à cinq écrans compatibles peuvent utiliser en simultané l’application SFR TV.

ENTREPRISES

Le 3e trimestre de M6 plombé par les JO et la baisse de l'activité cinéma

Le groupe M6 a subi la programmation des Jeux olympiques sur France Télévisions, d'après les résultats financiers du troisième trimestre, publiés ce mardi 29 octobre. Le chiffre d'affaires du groupe sur la période juillet-septembre 2024 est en baisse de 5,8% par rapport au troisième trimestre 2023, pour atteindre 278,8M€. Le CA publicitaire est en baisse de 7,8M€ (hors effet de périmètre suite à la cession de M6 Digital Services en septembre 2023) et CA publicitaire TV en baisse de 7,5M€.

"Après un mois de juillet porté par l’Euro 2024, l’activité du Groupe a été impactée par la diffusion des Jeux olympiques et paralympiques", indique un communiqué.

M6 signale toutefois une hausse de sa part d'audience hors période de JO : "Auprès de la cible commerciale des 25-49 ans, la part d’audience en prime des 4 chaînes en clair à J+7 atteint 26,7% au 3ème trimestre hors période de diffusion des Jeux olympiques et paralympiques, soit +2,5 pts par rapport au T3 2023, tirée principalement par M6 qui atteint 19,7% contre 16,9% en 2023."

Le groupe M6 souligne également le ralentissement de son activité production et droits audiovisuels (qui comprend SND), en raison de sorties salles moins performantes qu'en 2023. Le CA de cette activité chute de 23,8% sur le troisième trimestre 2024, pour s'établir à 16,5M€. Le Larbin, Super Papa, Borderlands et L’Heureuse Elue n'ont réalisé que 1,2 million d'entrées sur la période, là où l'été 2023, notamment marqué par les succès de Miraculous, Les As de la jungle 2 et Toto 2, cumulait 4,5 million d'entrées.

Depuis le début de l'année, l'activité du groupe M6 progresse. Le CA consolidé du groupe sur neuf mois est en hausse de 3,3% (hors effets de périmètre) pour atteindre 935,7M€. Le CA publicitaire TV est lui en hausse de 3,7% pour atteindre 647,4M€.

Le streaming est en forte croissance. Les revenus publicitaires de M6+ pour les neuf premiers mois de l'année sont en hausse de 35%, pour atteindre 63,8M€.

"En ce qui concerne les derniers mois de l’année, compte tenu de l’environnement économique et politique actuel, le marché publicitaire reste incertain, à la fois en télévision et en radio", conclut le groupe M6.

Bob Bakish au conseil de surveillance de la future société Canal+ SA

Le groupe Vivendi a publié, mardi 29 octobre, les résolutions de scission du groupe qui seront soumises aux actionnaires le 9 décembre prochain. Le conseil de surveillance du groupe, présidé par Yannick Bolloré, réuni hier après-midi, a arrêté les résolutions qui seront soumises aux actionnaires lors de l’assemblée générale mixte pour approuver la séparation de Canal+, d’Havas et de Louis Hachette Group (qui regroupera la participation de 66,53% dans Lagardère et de 100% de Prisma Media).

Le conseil de surveillance de Canal+ SA, si la scission est approuvée, sera composé de 12 membres dont huit indépendants (66,7%). Parmi ces derniers figure Robert « Bob » Bakish, l’ex-PDG de Paramount Global qui a quitté ses fonctions en avril dernier. Canal+ SA aura à sa tête Yannick Bolloré en qualité de président du conseil de surveillance. Le directoire sera constitué de Maxime Saada, comme président du directoire, Jacques du Puy, directeur général adjoint, Anna Marsh, directrice générale adjointe, et Amandine Ferré, directrice financière. Dans le cadre de la scission proposée, Canal+ serait cotée à la Bourse de Londres.

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INSTITUTIONNEL

Deux lauréats du secteur du cinéma dans le dispositif « Alternatives vertes 2 » du plan France 2030

La ministre de la Culture Rachida Dati et le secrétaire général pour l’investissement, en charge de France 2030, Bruno Bonnell annoncent ce mardi 29 octobre les 14 lauréats de l’appel à projets Alternatives vertes 2. Ces projets innovants, soutenus pour un total de près de 9 M€ du plan d’investissement d’avenir France 2030, participent à la transition écologique du secteur de la culture. L’ensemble des filières culturelles sont éligibles, à savoir l’audiovisuel, le cinéma, le spectacle vivant dans toutes ses disciplines (musique, musées, patrimoine, arts visuels, design, architecture, métiers d’art, jeu vidéo, livre, presse) ainsi que les secteurs connexes de la communication et de la mode pour le volet créatif de leur activité.

Parmi les 14 lauréats retenus, figurent deux entités du secteur du cinéma : la société Flying Secoya et l’association Acap – Pôle régional image. Basée à Montreuil (Seine-Saint-Denis), l’agence de conseil Flying Secoya présentait son projet Carbo-IT qui vise à accélérer la démarche bas carbone des industries techniques, des maisons de production, des fournisseurs du cinéma et de l’audiovisuel en leur proposant un outil de mesure carbone spécifique et adapté à leurs besoins, à ceux de leurs clients et des autres parties prenantes.

Le dispositif Alternatives vertes 3 sera lancé en fin d’année

L’association Acap – Pôle régional image, sise à Amiens (Somme), est retenue pour son projet : Le cinéma en mouvement. Il vise à structurer la décarbonation des mobilités des publics du cinéma, cruciale pour réduire les émissions de gaz à effet de serre des industries culturelles et créatives. En tant qu’agents de proximité et de sensibilisation, le rôle des exploitants de cinéma est central dans cette transition. En créant un laboratoire des mobilités du public de cinéma dans les Hauts-de-France, ils souhaitent innover pour développer des solutions concrètes et systémiques, tout en favorisant la coopération avec les parties prenantes de la mobilité et en assurant la reproductibilité à l’échelle nationale.

Lancé en 2021, le dispositif Alternatives vertes soutient l’innovation sous toutes ses formes, au service de la transition écologique des acteurs culturels. Il vise à accélérer la transition écologique des entreprises culturelles afin d’en faire un secteur de référence en matière de responsabilité environnementale. Au total, ce sont plus de 34 M€ qui sont investis dans ce cadre. Le dispositif est opéré pour le compte de l’État par la Banque des territoires (groupe Caisse des dépôts) en lien avec le ministère de la Culture, le ministère de la Transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques et le Secrétariat général pour l’investissement.

Dès la fin de cette année 2024, Alternatives vertes 3 prendra le relais pour continuer d’accompagner de façon sélective les secteurs culturels.

Le CNC a soutenu six longs métrages sortant le 30 octobre

Parmi les films à l’affiche ce mercredi 30 octobre, six d’entre-eux ont bénéficié des aides accordées par le CNC, dont la dernière Palme d’or de Cannes Anora :

  • Anora, de Sean Baker (produit par Cre Film, FilmNation Entertainment – distribué par Le Pacte) : aide sélective à l’édition vidéo (aide au programme éditorial 2024)
  • Flow, le chat qui n’avait plus peur de l’eau, de Gints Zilbalodis (Dream Well Studio, Sacrebleu Productions, Take Five – UFO Distribution) : aide au développement d’œuvres cinématographiques de longue durée, avance sur recettes avant réalisation, ATA aide aux techniques d’animation, aide sélective à la distribution (aide au programme 2024)
  • Le Repli, de Joseph Paris (Drôle de Trame – Destiny Films) : avance sur recettes après réalisation, aide sélective à la distribution (aide au film par film)
  • Rivière, de Hugues Hariche (Beauvoir Films – Outplay Films) : aide sélective à la distribution (aide au programme 2024), aide sélective à l’édition vidéo (aide au programme éditorial 2024)
  • Sur un fil, de Reda Kateb (Pyramide Productions – Universal Pictures France) : aide au développement d’œuvres cinématographiques de longue durée
  • Totem, de Lila Avilés (Limerencia Films, Laterna Film – Les Alchimistes) : aide sélective à la distribution (aide au programme 2024), aide sélective à l’édition vidéo (aide au programme éditorial 2024)
PROGRAMMATION

Studiocanal date l’arrivée de « T’as pas changé »

À peine le tournage commencé, on connaît la date de distribution du film de Jérôme Commandeur : le 5 novembre 2025. Cette comédie est produite par Richard Grandpierre, pour Eskwad, et Dimitri Rassam, pour Chapter 2 (groupe Mediawan), en coproduction avec TF1 Films Production et Studiocanal. Canal+, TF1 sont partenaires du film. Les principaux interprètes du film sont Laurent Lafitte, François Damiens, Vanessa Paradis et Jérôme Commandeur.

Suite à la disparition d’un de leurs camarades de classe, quatre anciens lycéens décident, 30 ans après le bac, de réunir toute leur promo à l’occasion d’une fête.

Disney France ajoute deux films à sa programmation 2025

La comédie familiale Freakier Friday, réalisée par Nisha Ganatra, sera à l’affiche le 6 août 2025. Le film est produit par Walt Disney Pictures et réunit dans les rôles principaux Chad Michael Murray, Jamie Lee Curtis, Lindsay Lohan et Mark Harmon.
Des années après que Tess et Anna aient traversé une crise d’identité, Anna a maintenant une fille et une future belle-fille. Alors qu’elles font face aux défis que pose la fusion de deux familles, Tess et Anna découvrent que la foudre peut frapper deux fois.

Le film de science-fiction Predator : Badlands, réalisé par Dan Trachtenberg, sera dans les salles le 5 novembre 2025. Ce sixième opus de la franchise Predator est produit par 20ᵗʰ Century Studios avec dans le rôle principal Elle Fanning. Le synopsis reste secret à ce jour.

Enfin, The Walt Disney Company France réserve quelques dates pour des sorties de productions Marvel : les 16 février, 3 mai et 8 novembre 2028.

Sudu Connexion distribue « Shimoni »

Premier long métrage de la réalisatrice kényane Angela Wanjiku Wamai, Shimoni sera dans les salles le 22 janvier 2025. Le film est produit par les sociétés kényanes InPost Production et Monsoons Creative Studio. Présenté en première mondiale au Festival international du film de Toronto en 2022, il a remporté l’Étalon de bronze au Fespaco, le Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Burkina Faso), en 2023 et le Golden Film Award au Festival du film africain de Louxor. Son casting réunit Justin Mirichii, Muthoni Gathecha, Sam Psenjen, Vivian Wambui et Gitura Kamau.

Après 7 ans de prison, Geoffrey, 35 ans, doit recommencer sa vie à Shimoni. Là, il reste caché dans l’église catholique locale. Puis, un dimanche après la messe, Geoffrey le voit. Le monstre l’a trouvé.

CGR Events programme « Crois pas qu’on dort »

Le documentaire Crois pas qu’on dort sera projeté en salle les 17 et 19 janvier 2025. Réalisé par Nick Walters et Lou Marillier, le film est produit par Toufik Ayadi et Christophe Barral, pour Srab Films, et Alex Bennett-Grant et James Emtage, pour Pi Studios (Royaume‑Uni). C’est le portrait brut et intime de Leyna et Maysane Kamkasoumphou et Charles-Antoine Kouakou, trois jeunes athlètes parisiens qui se préparent pour les Jeux olympiques et paralympiques 2024. Filmés pendant cinq ans, on les voit grandir, faire face aux difficultés de l’adolescence ainsi qu’aux sacrifices qu’implique le défi qu’ils se sont lancé : représenter la France lors du plus grand rassemblement sportif mondial.

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ÉVÉNEMENTS

Les Arcs 2024 : La sélection du Talent Village dévoilée

Pour sa septième édition, le Talent Village a lieu au sein de l’Industry Village du festival des Arcs, du 14 au 17 décembre 2024.

Le Talent Village est un programme ciblant le passage du court au long métrage et accompagnant 8 réalisateur·rices européen·ne·s, qui bénéficient de plusieurs workshops et d’échanges autour de leurs projets, avant de participer au marché de coproduction du Coproduction Village.

C'est la réalisatrice hongroise Ildikó Enyedi qui est la marraine du Talent Village cette année. Pour la première fois, l'agence cinéma du Centre-Val de Loire CICLIC sera partenaire du prix Talent Village doté de 5000€.

Avant de présenter leurs projets lors de l’Industry Village, les réalisateur.ices participeront à des ateliers animés par Erik Glijnis producteur chez Lemming Film (Pays-Bas), Olivier Barbier, vendeur international (France), Rémi Bigot, responsable du bureau des films de la Semaine de la Critique (France) et la superviseuse musicale Laura Bell, de Bell Music Supervision (Pays-Bas).

Les talents 2024

Réalisateurs et réalisatrices

Ivar Aase – Norvège : réalisateur des courts-métrages Reservations (Palm Springs IFF, Clermont-Ferrand FF), Complications (Norwegian Short FF) et Transactions (Norwegian Short FF).
Michał Edelman – Pologne : réalisateur des courts-métrages Performance (Krakow FF), Service (Warsaw FF).
Lukas Kacinauskas – Lituanie : réalisateur du court-métrage Happy Next Year ! (Lithuanian Film Award).
Anna Llargués – Espagne : réalisatrice du court-métrage Trenc d’alba (Cinéfondation Cannes).
Eglé Razumaité – Lituanie : réalisatrice des courts-métrages Ootid (Cannes IFF), The Fall (Lithuanian Shorts).
Titouan Ropert – France : réalisateur du court-métrage Le Chant des bêtes (Clermont-Ferrand IFF, Pantin FF).
Selma Sunniva – Danemark : réalisatrice du court-métrage Les Oubliés (Clermont-Ferrand IFF).
Lorenzo Tardella – Italie : réalisateur du court-métrage Le Variabili Dipendenti (Berlin IFF, BFI London FF).

Compositeurs et compositrices

Célyne Baudino - France
Electra Drossos - France
Lillo Morreale - Italie
Jonas Vogler - Allemagne

La 8ᵉ édition des Trophées Satis révèle son palmarès

Avec un record de 98 candidatures, les Trophées Satis 2024 viennent de révéler leurs lauréats ce mardi 29 octobre, à quelques jours du salon dédié à la création et aux innovations technologiques au service des marchés médias, du divertissement et de la communication, qui se tiendra les 6 et 7 novembre au Docks de Paris (La Plaine Saint-Denis). Composé de neuf Trophées et 14 Coups de cœur, le palmarès est le fruit des délibérations d’un jury composé de 14 professionnels, journalistes et spécialistes de l’audiovisuel, qui récompensent les innovations les plus marquantes de l’année présentées sur le salon.

« De la virtualisation à l’intelligence artificielle en passant par les solutions collaboratives ou écoresponsables, la diversité des lauréats de cette édition témoigne de l’énorme vitalité et de la créativité de l’industrie audiovisuelle et les départager n’a pas toujours été simple ! »

Le jury avant de dévoiler son palmarès.

Le jury était composé cette année de Sandrine Girardot (consultante), Luc Bara (journaliste, Expervisio), Gilbert Wayenborgh (responsable de production audiovisuelle, DigitalNews TV), Aurélie Gonin (réalisatrice, Alpine Medias House), Éric Chérioux (directeur technique CST), Benoît Stefani (ingénieur du son, freelance), Pierre Antoine Taufour (journaliste), Loic Gagnant (consultant, formateur, étalonneur, journaliste freelance), Fabrice Marinoni (producteur, VNProd), Fabien Marguillard (Ficam), Alexia de Mari (historienne des techniques), Julien Chambaud (directeur technique, Elephant Group), Fabrice Arades (RTV Concept), Nathalie Klimberg (directrice du pôle média Génération numérique).

Les lauréats des Trophées

  • Communication AV : Zebra - Solidcom C1 Pro Roaming Hub (Hollyland)
  • Diffusion – Distribution : CTM - Nina (Nina by CTM)
  • Futur et R&D : Askida Taldea - Génération automatique de programmes assistée par l’IA (Luxiris)
  • Innovation – Création : Axente - LunaBulb (Astera)
  • Intégration (broadcast ou audiovisuel) : Riedel Communications - Same (Smart Audio & Mixing Engine)
  • Postproduction : Adobe - Frame.io (Adobe)
  • Production – Tournage : Brompton Technology - Studio Les Tontons Truqueurs (Brompton Technology)
  • Service : BCE France - NxP - La solution cloud pour la gestion et l’échange de contenus vidéo à l’échelle mondiale
  • Trophée de l’initiative écologique Ecoprod : Innport - Flywatt (Pess Energy)

Les Coups de cœur du jury

  • Communication AV : AMF - Écran géant X-Wall Plus LED Mobile (QSTech)
  • Diffusion – Distribution : Comline - TriCaster Mini S (Vizrt) ; Nikon France - Nikon Film Festival
  • Futur et R&D : Cyme - Peatko
  • Innovation – Création : AMP Visual TV - Captation privative 5G ; Post Logic - HP Z Captis (HP) ; Yewth - YewScan (Yewth)
  • Postproduction : Blackmagic Design - DaVinci Resolve Studio 19
  • Production – Tournage : Haivision - Haivision StreamHub & MoJoPro disponible sur AWS ; Ross Video – Ultrix-Mod-NDI ; Sony France – BRC-AM7 ; Algam - Movemic (Shure)
  • Service : Iron Mountain Media & Archive Services - Archive Explorer
  • Coup de cœur de l’initiative écologique Ecoprod : Nestor Factory - Nomad 110.30

La 21ᵉ édition du Carrefour du cinéma d’animation approche

Le festival Carrefour du cinéma d’animation sera de retour au Forum des Images (Paris Iᵉʳ) du 22 au 29 novembre pour célébrer l’extraordinaire richesse de la création animée avec une riche programmation et en présence de cinéastes prestigieux et jeunes talents. Au programme : un focus sur le rare et mystérieux écran d’épingles Alexeïeff-Parker, en présence de l’artiste Michèle Lemieux, des longs métrages en avant-première (The Glassworker, Wallace & Gromit : la palme de la vengeance, Slocum et moi, Pelikan Blue…), des sélections de courts métrages récents, un volet « Japanim » (Totto-chan : la petite fille à la fenêtre, Goldorak…), des secrets de fabrication et un festin de films d’écoles.

Le travail du réalisateur Jean-François Laguionie fera l’objet d’une rétrospective avec, en avant-première, son nouveau long métrage, Slocum et moi, film distribué par Gebeka le 29 janvier 2025. Parmi les invités figurent encore Nick Park et Merlin Crossingham, László Csáki, Isabel Herguera, Momoko Seto, Rozenn Busson, Manon Tacconi, Pierre-Luc Granjon et Justine Vuylsteker.