Droit de réponse

10 novembre 2025
Écran Total publie un droit de réponse émanant de Mᵉ Julien Andrez, conseil de M. Tarak Ben Ammar. Il fait suite à la publication, dans la rubrique "Revue de presse", de l'extrait d'un article du Nouvel Obs au sujet du producteur.

Le 10 novembre 2025, Paris
 
Ce qui s’est récemment joué au tribunal correctionnel de Nanterre s’agissant de l’affaire
Tarak Ben Ammar/Technicolor n’est qu’un épisode d’une longue saga judiciaire entamée il
y a plus de douze ans.
Tarak Ben Ammar, actionnaire important de Quinta Industries, condamné en première
instance pour le remboursement d’un compte courant d’associé, estime toute l’affaire absurde
et juridiquement infondée.

À la suite de 7 ans de négociations pour entrer au capital du groupe technique Quinta
Industries, Technicolor, par des agissements malhonnêtes avait précipité la liquidation du
groupe en 2011, pour le racheter à la barre en 2012, pour trois francs six sous. En plus, le
procès intenté par Tarak Ben Ammar contre Technicolor depuis toutes ces années n’a
évidemment pas abouti puisque Technicolor a fait faillite !

Pour Tarak Ben Ammar, la procédure judiciaire n’aurait jamais dû exister. L’affaire est loin
d’être close. Le concerné annonce qu’il fera appel s’appuyant sur deux éléments qu’il juge
irréfutables : d’une part, le remboursement d’un compte courant d’associé n’est plus une
infraction pénale depuis la loi du 25 janvier 1985 ; d’autre part, il n’était plus dirigeant de fait
de Quinta Industries depuis 2011, comme l’a confirmé la cour d’appel de Versailles en 2018.
Le tribunal n’a même pas pris la peine de répondre à ces deux éléments, ce qui en soi
constitue une anomalie que la cour d’appel ne pourra que sanctionner.

Pour précision, dans la hiérarchie judiciaire, la cour d’appel de Versailles occupe une position
supérieure au tribunal judiciaire de Nanterre. En tant que juridiction d’appel, elle est chargée
de réexaminer les décisions rendues par les tribunaux de première instance relevant de son
ressort, dont celui de Nanterre. Si ce dernier intervient en première instance, la cour d’appel
de Versailles dispose d’une compétence plus étendue, couvrant les recours provenant de
plusieurs juridictions de son territoire, ce qui lui confère un rôle central dans le contrôle et
l’harmonisation des décisions judiciaires.

Il ne s’agit donc pas d’une fin, mais d’un tournant. Le jugement rendu la semaine dernière ne
saurait clore le débat, et encore moins entériner une vérité judiciaire. Le combat continue, et
la suite se jouera en appel.
 
Mᵉ Julien Andrez, conseil de Tarak Ben Ammar