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OFFICIEL : Canal + renouvelle son soutien au cinéma français

 

C’est la conclusion de longues négociations entre les différents acteurs et partenaires de la filière. Ce jeudi 8 novembre, à Dijon, lors des Rencontres de l’ARP,  Canal + s’est réengagé, jusqu’à la fin 2022, à soutenir la production cinématographique française.

 

Le Ministre de la Culture, Franck Riester, était présent et a déclaré : « être très fier d’être un ministre entouré d’acteurs qui ont su s’engager pour l’avenir du cinéma français » avant de remercier les différentes associations et syndicats présents ainsi que Canal + qui témoigne ainsi de son engagement à préserver la diversité de la création. 

 

Le Président du directoire de Canal +, Maxime Saada, s’est dit très heureux de ce dénouement en rappelant combien le cinéma restait la première motivation d’abonnement à Canal + et que ce dernier était un élément essentiel et déterminant du groupe auprès de ses abonnés.

 

La Présidente du CNC, Frédérique Bredin, a salué cette heureuse conclusion « qui offre une visibilité importante pour le cinéma français dans les années à venir« .

 

Les prémices de la nouvelle loi audiovisuelle

 

S’en est suivi le débat autour de la modernisation de la loi audiovisuelle, introduit par le Ministre qui a indiqué combien il était essentiel de repenser cette dernière à l’aune du numérique : « Notre cadre législatif est devenu obsolète. La révolution numérique a entrainé une démultiplication des acteurs, des écrans et des formats. Pour l’heure, cette révolution fragilise l’industrie audiovisuelle française, ses emplois et sa création. Nous devons moderniser notre cadre de régulation pour mieux pérenniser notre modèle de diversité culturelle« .

 

Par la suite, le président et le délégué général de l’ARP, Radu Mihaileanu et Mathieu Debusschère, ont énoncé la problématique devant amener à l’élaboration de ladite loi audiovisuelle, à savoir que la forte concurrence entre les différents acteurs de streaming risquait d’appauvrir la diversité et la production indépendante, entrainant ainsi une uniformisation des œuvres et une détérioration de l’éducation.

 

En ont résulté plusieurs propositions, dont le renforcement de la protection du droit d’auteur et de l’exception culturelle par la mise en place de minimums garantis par abonnement qui seraient reversés aux acteurs de la création. Serait aussi rendu obligatoire la transparence sur la performance des œuvres diffusées sur les plateformes, étant donné que la rémunération proportionnelle est basée sur ces informations.

 

Le renforcement de la lutte contre le piratage, qui représente une perte de 1,4 milliard d’euros pour l’industrie du cinéma, serait également une étape clé. Pour cela, ont été recommandés la mise en en place d’un système d’amende forfaitaire, l’amélioration des offres légales, et bien sûr, l’exploitation continue des œuvres en veillant à ce qu’aucune interruption de diffusion ne soit inscrite dans la chronologie des médias.

 

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