Mot de passe oublié
Cancel

Rss

Mitiki se lance dans le long métrage


 

Fort de quinze années d’expériences artistiques et audiovisuelles très diverses, la société Mitiki sortira en salles, le 4 juillet prochain, son premier long métrage de fiction, “Mes frères”.

 

Fondé en 2001 par Bertrand Guerry, Mitiki est une société de production, basée au Mans, qui s’est construite une solide réputation dans la diffusion de spectacles vivants, la production musicale et dans la conception de documentaires engagés. La plupart d’entre eux ont été consacrés à des êtres fragilisés par la maladie, le handicap ou la vieillesse : “C’est vraiment la couleur de Mitiki que de poser un regard bienveillant et de mettre en lumière des personnes parfois laissées de côté”, nous confie le fondateur de la société.

 

Un plan de sortie amplifié

 

Également enrichi par des années de fréquentation des plateaux de tournage en tant que premier assistant réalisateur et après avoir réalisé un certain nombre de courts métrages, c’est tout naturellement que Bertrand Guerry a souhaité se lancer dans la réalisation d’un premier long métrage. Dans Mes frères, la danse, la musique et la maladie imprègnent cette oeuvre où l’on suit deux frères qui, après avoir vécu des années de succès dans leur groupe de rock indépendant, se sont retirés sur l’Île d’Yeu. Meurtris par un événement inexpliqué, l’un s’est enfermé dans le silence pendant que l’autre, également père d’un enfant de 13 ans, voit son corps rongé par un mal qui ne dit pas son nom. Après des années de repli sur soi et de non-dits, le retour de leur soeur, Lola, va ramener de la vie au sein de cette fratrie.

 

Tourné entre septembre et octobre 2016, Mes frères a été financé par Mitiki, un partenariat avec FOP France et la commission d’aide à la préparation du CNC pour un budget restreint mais qui ne se ressent à aucun moment, tant la mise en scène est exigeante : “Ce n’est pas parce qu’on dispose d’un faible budget qu’on doit faire un film au rabais. Pour cela, il faut travailler encore davantage, en intensifiant les répétitions ou les repérages en amont du tournage. Autre exemple, la bande originale est composée de titres onéreux mais nous avons pris le temps d’expliquer notre projet avec passion et sincérité à tous les éditeurs qui nous ont permis d’obtenir les droits des morceaux qu’on voulait à moindre prix”, nous explique le réalisateur-producteur qui affirme son indépendance en endossant également la casquette de distributeur.

 

Soutenu par France Bleu en région, France 3 Région Pays de la Loire, la région Pays de la Loire, la Fondation Groupama, une campagne Ulule et le magazine Rolling Stones, Mes frères a également obtenu le label “Cinéma équitable”, initié en 2013 par la société de distribution Wayna Pitch. Un label venant récompenser un film dont l’histoire fait écho à une problématique sociétale nécessitant l’engagement d’association pour être résolue. Ici, il s’agit de l’association FOP France, qui lutte contre la maladie dite de “l’homme de pierre”, évoquée dans le film, à laquelle 50% des bénéfices seront reversés.

 

Sélectionné à Cannes Écrans Juniors, Mes frères a remporté le prix du Scénario et d’Interprétation pour l’ensemble de la distribution au dernier Festival international du film de Richmond (USA). Un succès suscitant la curiosité de certains grands groupes d’exploitation en plus de nombreuses salles art et essai. Initialement programmé sur 30 copies, le film devrait sortir sur près d’une centaine d’écrans.

 

 

Share Button