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Livres et adaptations : rions un peu, mais rions bien

Focus sur les adaptations de la semaine avec quelques comédies, drôles, grinçantes et délicieusement fines qui, si elles parlent de la marche du monde, des hommes qui l’habitent et de leurs travers, ce n’est jamais sans larmoyer !

 

Rome en un jour, Maria Pourchet (Gallimard, 2013)

Marguerite a organisé un anniversaire surprise pour les 40 ans de Paul, son compagnon. Des invités les attendent sur la terrasse d’un hôtel où tout est prêt pour la grande fête. Mais Paul préfère rester en jogging sur son canapé à regarder la télé. Mathilde essaie de le convaincre de sortir, sans succès. Progressivement, les choses dégénèrent. Pendant ce temps-là, les amis les attendent sur la terrasse, et ne se privent pas de régler leurs comptes…

 

Un truc à finir, Benjamin Desmares (Le Rouergue, 2018)

Joseph Herrous est un employé discret qui travaille tard depuis que sa femme l’a quitté. Un soir qu’il sort tard de son boulot, il lui prend l’envie soudaine d’aider… quoi donc ? Est-ce une chauve-souris géante ? Non, c’est un homme coincé en haut d’une grille métallique, accroché par son jean. C’est un voleur, que la gendarmerie ne tarde pas à arrêter. Mais il laisse à Joseph un paquet de gâteaux. Pas des gâteaux ordinaires : ils renferment des messages en papier. Et c’est là que ça se complique…

 

Amour, gloire et dentiers, Marc Salbert (Le Dilettante, 2017)

Stanislas traverse une mauvaise passe. Producteur de cinéma ruiné, il n’a d’autre choix que de se replier chez son fils, directeur du Jardin d’Eden, une maison de retraite en Normandie. Et voilà Martin obligé de cohabiter avec un père qu’il n’a vu qu’une poignée de fois depuis sa naissance. Son irruption va dérégler la vie des pensionnaires, obligés de se poser la seule question qui vaille : pourquoi s’économiser pour mourir grabataire quand on peut partir dans un feu d’artifice ? Un vent de folie balaie sur le Jardin d’Eden…

 

Sainte-Croix-les-Vaches, Vincent Ravalec (Fayard, 2018)

Sainte-Croix les Vaches, c’est une zone blanche, un désert rural. Ni médecin, ni école, ni gendarmerie. Loin de déprimer, ses habitants prospèrent : leur maire s’est transformé en “Parrain” rural. Escroquerie aux subventions, plantations de cannabis, base arrière pour braqueurs… Un business florissant dans lequel s’épanouissent les administrés. Un jour débarque une jeune députée d’En Avant ! décidée à “désenclaver” Sainte-Croix, et à en faire un fab-lab avec parc, réintroduction du loup et films sur la relance des zones rurales.

 

Le Discours, Fabrice Caro (Gallimard, 2018)

Adrien, la quarantaine, assiste à l’un des éternels dîners familiaux quand Ludo, son futur beau-frère, lui lâche : “Tu sais, ça ferait très plaisir à ta soeur si tu faisais un petit discours le jour du mariage.” Mais Adrien n’a pas la tête à ça : il ne songe qu’à reconquérir Sonia, sa fiancée. Vont alors s’entremêler des projets de discours (dans son esprit) et des tentatives désespérées (dans le salon familial) d’écrire un SMS à Sonia, au long de cette soirée qui s’éternise. Vivre en même temps un chagrin d’amour et les obligations familiales, c’est trop dur !

  

Le Tournevis infiniment petit, Laurent Bénégui (Julliard, 2008)

Lorsqu’il apprend qu’il est condamné par un cancer, Laurent, chercheur en nanobiologie, dresse une liste – et la suit scrupuleusement – des choses à accomplir pour mourir heureux : quitter sa femme, dire leurs quatre vérités à ses enfants, démolir son patron, soustraire de mains crapuleuses sa découverte biologique révolutionnaire, et séduire Amira (une collègue). Problème : il apprend qu’il n’est pas condamné, il n’est même pas malade…

 

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