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Jour 3 : Le FFA bat son plein !

 

La 3e jour du FFA a commencé par une bonne nouvelle. L’Eperon, cette salle mythique du centre d’Angoulême (600 places), inaugurée en grandes pompes le 30 janvier 1962 avec le film Spartacus de Stanley Kubrick et fermée depuis 1996, devrait retrouver son rang de salle exceptionnelle et ouverte tout au long de l’année. C’est grâce à la ténacité de Marie-France Brière et à Dominique Besnehard et au succès croissant du FFA, à l’étroit dans les salles actuelles, que ce projet devrait bientôt voir le jour. « Je suis allée réveiller les politiques il y a six mois car rien n’avançait« , raconte Marie-France Brière. Pourtant, l’Eperon avait déjà repris du service pendant l’édition 2018 du FFA. Le lieu avait été remis aux normes (pour un budget de 50.000 €) afin d’en faire une salle de cinéma éphémère (et remplie!) durant le festival. Elle avait d’ailleurs accueilli tous les films de la compétition et plusieurs projections chaque jour. Mais l’équipe du FFA voulait plus et mieux.

L’actuelle propriétaire des murs qu’elle a achetés dans les années 2000 pour y installer sa Compagnie des Arceaux, Martine Ladoire, une comédienne et professeur de théâtre, ne demandait qu’à les vendre. Pour l’instant, elle en a cédé l’utilisation d’une partie au FFA pendant trois ans. Mais, et même si le projet n’est pas encore complètement bouclé, la ville d’Angoulême pourrait racheter les murs et céder l’exploitation de la salle au CGR. « On sent un alignement des planètes pour pérenniser le site, a annoncé Xavier Bonnefont, le maire d’Angoulême, qui s’inscrit totalement dans l’action « Coeur de ville » qui prévoit de redynamiser les centres des villes moyennes. Comme Angoulême. Ce qu’a confirmé Xavier Lardoux, directeur du cinéma au CNC, qui s’est dit « très heureux de faire revivre ainsi une salle emblématique au cœur d’une ville. Une mission rare, a -t-il convenu, mais rendue possible par une collaboration intelligente des collectivités publiques« . La région a aussi fait savoir qu’elle participerait au financement.

Le projet pourrait être bouclé dans les semaines qui suivent, l’idée étant de profiter d’une salle vaste et neuve, « premium » avec une offre technologique qui n’existe pas encore dans le département – on pense à la technologie ICE d’immersion sonore et visuelle mise en place par le groupe CGR dans ces salles haut de gamme- pour la prochaine édition du FFA. Restent toutefois un tour de table à boucler, une vente à signer et des travaux à mener. Une petite année seulement pour amener ce projet à bien…. « Et accueillir dès l’an prochain, huit séances de cinéma par jour« , a conclu Marie-France Brière.

 


La journée des stars françaises

Ce jeudi était la journée des stars françaises. Dans les jardins de l’hôtel Mercure, les talents se succèdent pour répondre aux interviews: Mati Diop, Grand Prix du Festival de Cannes 2019 pour son film Atlantique, Céline Sciamma, Adèle Haenel et Noémie Merlant pour Portrait d’une jeune fille en feu, prix du scénario de Cannes, Dany Boon, héros du Dindon de Jalil Lespert, Claude Lelouch qui présente son nouveau film, La vertu des Impondérables filmé sur un simple téléphone portable et a donné sa masterclass, André Dussolier, Nathalie Baye, François Berléand, François Damiens, Ana Girardot, Cédric Klapish pour Deux moi, Sandrine Bonnaire pour K contraire, Julie Gayet productrice du film de Vincent Delerm projeté hier soir et réalisatrice de FilmmakErs, projeté demain, Ariane Toscan du Plantier, la directrice de la communication et du patrimoine de Gaumont, Nabil Ayouch, etc. Les salles continuent à se remplir à chaque séance, le public étant parfois là deux heures à l’avance pour être sûre d’assister au film de son choix !

 

Avant-première du film « Rendre la justice » de Robert Salis

C’est aussi le jour d’une avant-première originale , celle du très savant documentaire Rendre la justice de Robert Salis (distribué par Jour2Fête, en salle le 13 novembre 2019). Il raconte la justice française et la manière de la rendre à travers les témoignages d’une douzaine de magistrats (et exclusivement des magistrats), ce qui ne s’est jamais fait jusqu’à présent. Le film d’ailleurs été écrit par l’un d’eux, et tous ceux qui ont fait le déplacement à Angoulême, les présidents du Tribunal de Grande Instance de Pontoise ou de Bobigny et d’autres, participeront à un grand débat demain, vendredi 23 août à 14h30, organisé conjointement par le Palais de Justice d’Angoulême et le FFA.

Ce vendredi matin, à 9h aura aussi lieu la séance à la Maison d’Arrêt d’Angoulême dans le cadre de laquelle La vie scolaire de Grand Corps Malade et Mehdi Idir sera projetée devant des prisonniers. Une émotion intense d’après tous ceux qui l’ont déjà vécu. 

 

 

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