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Festival d’Angoulême : rencontre avec Frédéric Cros, directeur général des services de Magelis


 

A la tête du syndicat mixte Magelis, qui regroupe les collectivités locales - région, département, agglomération et ville, Frédéric Cros revient sur l’histoire qui lie le FFA et Magelis et sur leurs apports réciproques.

 

De quand date de votre implication au FFA ?

François Cros : Je connais Marie-France Brière depuis 1995. Quand elle est venue produire sa vraie animée Shéhérazade, j’étais directeur général délégué de Charente Développement. Lorsqu’elle a eu l’idée du FFA, elle m’a appelé comme d’habitude, pour me demander si le seul festival du film francophone de France pouvant se développer dans le cadre de Magelis. L’occasion était trop belle !

 

Comment êtes-vous intervenu ?

FC : Je pense que nous avons été le premier financeur du FFA, à qui nous avons apporté la première année la moitié de son budget, soit 225 000 €. Depuis que c’est devenu un gros festival, nous continuons à contribuer à hauteur de 200 000€ par édition tandis que les collectivités locales interviennent en direct à hauteur de leurs ambitions.

 

Que vous apporte le FFA ?

FC : La mission de Magelis étant le développement économique autour du monde de l’image, le FFA contribue a donner à Angoulême, qui accueille déjà beaucoup de tournages, l’mage d’une ville de cinéma. Plus directement, le FFA nous met en contact avec des producteurs. C’est une vitrine pour nous, que nous faisons vivre tout au long de l’année et qui nous permet de mettre en avant nos savoirs-faire, nos aides à la production… Ça a été le cas avec Lola et ses frères, le film de Jean-Paul Rouve présenté en ouverture.

 

Est-ce le FFA qui l’a incité à tourner ici ?

FC : Pas directement, mais les équipes viennent à Angoulême, découvrent la région et ils apprennent à connaître les services, les hébergements et toutes les compétences que nous pouvons mettre à leur disposition. Lola et ses frères a été produit par Nolita, société de production créée par un ancien collaborateur de Dominique Besnehard, Maxime Delauney. Nous travaillons régulièrement avec eux, leur prochain film est aussi tourné en Charente.

 

Chaque année, le FFA ne projette qu’un film d’animation. Au regard de la spécialisation d’Angoulême dans ce domaine, espéreriez-vous plus ?

FC : Un film d’animation pour le nombre de films projetés, cela s’inscrit dans le ratio de la production totale française. L’animation, ce n’est pas la même économie que le cinéma traditionnel, les budgets sont plus lourds, les temps de production plus longs. Si demain nous décidons qu’il nous faut un festival d’animation, nous le ferons.

 

Propos recueillis par Véronique le Bris

 

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