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Festival d’Angoulême : Jour 1 (accès libre)

C’est parti pour la 11e édition du Festival du film Francophone d’Angoulême (FFA) qui s’annonce encore plus dense que la précédente.


 

La cérémonie d’ouverture a eu lieu hier soir à partir de 19 h au Théâtre d’Angoulême en présence de Vanessa Matignon, l’ambassadrice d’Haiti en France, le pays invité cette année, d’Anne Hidalgo, en tant que présidente de l’Association des maires francophones, de Jack Lang, président de l’Institut du Monde Arabe, de Xavier Bonnefont, le maire d’Angoulême et de tous les représentants olitiques locaux impliqués dans cet événement, devenu le second temps fort culturel de la ville après le festival de la BD.

 

A tout seigneur, tout honneur. La soirée a débuté par un hommage à Haïti, dont la filmographie sera revisitée à travers une dizaine de films. Après s’être félicitée de voir flotter le drapeau haïtien sur le fronton de la mairie d’Angoulême, l’ambassadrice Vanessa Matignon a rappelé qu’ « Haïti était un pays de grande culture, riche d’une énergie bouillonnante malgré les clichés » qu’on continue à lui apposer comme les « films, les spectacle de danse et les concerts programmés au FFA le montreront ». La danseuse et chorégraphe Kettly Noël en a d’ailleurs fait la démonstration en deux tableaux, dont un se moquait gentiment de la chanson titre du film de Claude Lelouch "Les uns et les autres".

 

Les organisateurs, Marie-France Brière et Dominique Besnehard, se sont ensuite félicités avec humour de la meilleure organisation de cette édition et ont annoncé la réouverture éphémère du cinéma l’Eperon, « une Madeleine de Proust des Angoumoisins ». « Nous avions besoin d’un lieu pour organiser les projections durant la semaine, a expliqué Dominique Besnehard. « En faisant des recherches à l’INA pour un documentaire que je suis en train de préparer sur les actrices, j’ai découvert des images sur l’inauguration de l’Eperon en 1962. Nous y sommes allés, avons trouvé une salle sale mais qui avait une âme ». Ce cinéma, pour l’instant réouvert de manière éphémère, qui accueille les douze films de la compétition, sera inauguré mercredi 22 août au matin. « C’est notre cadeau aux Angoumoisins cette année », a conclu Dominique Besnehard. François Bonneau, président du département et du pôle image Magelis, a confirmé que le FFA a avait été victime de son succès l’an passé et que la réouverture nécessaire de l’Eperon resterait « un symbole pour toutes les villes qui tentent de dynamiser leur centre ville ».

 

Les jurys sont ensuite montés sur scène. Elsa Lunghini, tout en rappelant que Dominique Besnehard l’avait fait débuté à l’âge de sept ans dans Garde à vue de Claude Miller, s’est félicitée de présider le jury étudiants élargi cette année à de jeunes francophones, venus de Belgique ou du Québec.

 

Karin Viard, la présidente du jury de la compétition, a avoué être ravie « de son jury paritaire - j’y tenais a-t-elle affirmé - et entend jouer ce nouveau rôle selon son précepte que « le plaisir du cinéma vient de ce qu’on n’avait pas prévu ». Au FFA, elle est aussi à l’affiche de deux films présentés en avant-premières : Les chatouilles d’Andréa Bescond et Eric Métayer et Voyez comme on danse de Michel Blanc, la suite d’Embrassez qui vous voudrez

 

Après la présentation au complet du jury et des douze films de la compétition, le maire d’Angoulême Xavier Bonnefont a souligné que « tous ces talents symbolisent ce festival qui a la simplicité de la ville moyenne qui l’accueille et qu’Angoulême continuera à accompagner et à développer ».

 

Jacques Doillon à qui le FFA rend hommage à travers la projection de six de ses films consacrés à l’enfance, a été le plus polémique, en soulignant que cinq de ces six films ne seraient plus financés actuellement . Mais, il s’est félicité que la FFA ait réussi à programmer La vie de famille et Le Sac de billes, sur lequel Dominique Besnehard a débuté stagiaire, deux oeuvres quasiment impossible à revoir aujourd’hui. Jacques Doillon donnera une master-class à l’Espace Franquin, le 24 août à 15h.

 

D’autres temps forts de cette 11e édition ont été annoncé : la méga séance à Carat de 16 levers de soleil que Pierre-Emmanuel Le Goff a réalisé à partir de la mission spatiale de de Thomas Pesquet, Thomas le court-métrage de Laura Smet, les quatre cine-concerts, la quinzaine d’avant-premières, le coup de projecteur au distributeur UGC… avant la projection du film d’ouverture, Lola et ses frères. Ce quatrième long métrage de Jean-Paul Rouve, avec José Garcia et Ludivine Sagnier, a été entièrement tourné dans la région et principalement à Angoulême. Le film était projeté en même temps dans 10 autres salles, pleines, comme celle du théâtre, soit un premier public (conquis!) de quelque 1700 personnes ! L’équipe au grand complet ( acteurs, réalisateur, le co-scénariste David Foenkinos, les techniciens, les producteurs …) est d’ailleurs venu le saluer en fin de soirée.

 

Plus tôt dans l’après-midi, à l’espace Franquin, le photographe Tony Frank a inauguré l’exposition de ses photographies consacrées à Johnny Hallyday, acteur. Engagé à 11 ans comme figurant dans Les Diaboliques d’Henri-Georges Clouzot, Johnny a tourné une quarantaine de films et a été dirigé par Jean-Luc Godard, Costa-gavras ou Patrice Leconte. Une cinquantaine de clichés -certains très étonnants- revient ainsi sur ses plus grands rôles. Deux autres expositions photo sont installés dans ce même espace Franquin, l’une passionnante, consacrée aux photographes de plateau, l’autre sur la découverte d’Haïti.

 

Dès ce matin dans le vif du sujet, avec le début de la compétition, la 11e édition du FFA  entre dans le vif du sujet avec l’inauguration de la salle éphémère L’Eperon et le début de la compétition.

 

Véronique Le Bris

 

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