Ecran total Le Quotidien

№4610 • vendredi 15 novembre 2024

À la une

EXCLUSIF

Elephant Story prépare le reboot de "Fais pas ci, fais pas ça"

Depuis la fin de la série Fais pas ci, fais pas ça, tous les diffuseurs cherchent leur comédie familiale emblématique. Elephant Story y réfléchit aussi et pourrait avoir trouvé une proposition alléchante en misant sur une marque bien connue : tout simplement en proposant un reboot de Fais pas ci, fais pas ça. "On a une réflexion autour de relancer Fais pas ci, fais pas ça avec une nouvelle famille, confie Guillaume Renouil, directeur général d'Elephant Story, à Ecran total. Quatre auteurs travaillent dessus en atelier, sans convention d'écriture pour le moment". La scénariste de la série originelle, Anne Giafferi, est au courant, mais ne participe pas pour l'instant au développement interne, l'équipe est nouvelle. "On a commencé cet été à travailler à cette idée de reboot. Ce n'est pas évident car il faut trouver quelles sont les typologies de famille qu'on a envie de mettre en musique. On a trouvé des choses qui me plaisent bien", assure le producteur qui ajoute : "L'idée est de pouvoir proposer le projet à France Télévisions d'ici le début de l'année prochaine".

Parmi les autres projets en développement, Elephant Story prépare pour Canal+ l'adaptation des Garçons de l'été d'Emmanuelle Bayamack-Tam, une série qui sera réalisée par David Hourrègue (Anaon, Rivages), associé au développement du projet. "C'est un projet qui nous tient à coeur depuis longtemps avec Gaëlle Cholet. On a pris les droits il y a longtemps mais les bons livres sont plus difficiles à adapter que les mauvais livres, confie Guillaume Renouil. On a mis du temps, mais avec Canal +, ça se passe très bien". Le pitch de ce soap noir familial ? Une famille parfaite qui vit à côté de Biarritz avec deux fils surfeurs. Un des deux frères va surfer à La Réunion et se fait happer la jambe par un requin. De cet élément manquant dans la famille, tout va se révéler. Tournage espéré en 2025. Enfin, concernant La Stagiaire, série à succès de France 3 portée par Michèle Bernier, la saison 10 est en mixage et l'écriture de la saison 11 est en cours. Comme les trois dernières saisons, il y aura 6 épisodes.

Dans le reste du line-up de la filiale de Webedia, la productrice Sandra Ouaiss livre à TF1 Menace imminente, adaptée du livre de Dov Alfon, un 6x52' pour TF1 avec Patrick Bruel et Natacha Lindinger.

Elephant Story est aussi en cours de livraison pour France Télévisions de Après la nuit, un 6x52' qui au départ s'appelait Le Chat. Des femmes victimes d'un violeur en série dans une station balnéaire, très librement inspiré d'un fait divers.

La société est en post-production de Panique au 31, un téléfilm écrit par Arnaud Ducret et Tom Villa. Le pitch ? Arnaud Ducret est propriétaire d'une boîte de nuit dans le sud de la France, qui a connu la gloire dans les années 1970 quand elle était tenu par ses parents, joués par Michèle Bernier et Lionnel Astier. Malheureusement, la boîte ne marche pas aussi bien qu'avant et la banquière, incarnée par Isabelle Nanty, lui laisse la soirée du 31 pour se renflouer sinon la boîte ferme. Une succession de invités vient alimenter des séquences durant tout le film. Une coproduction avec Jifé Production et 13.34 productions.

Enfin dans les cartons d'Elephant Story, la post-production d'une série de 15x30 minutes, une comédie romantique adaptée d'un ouvrage de new romance pour Amazon Prime Video, qui s'appelle Dear You, dont les premiers épisodes vont être présentés au festival Marseille Series Stories. Livraison prévue pour la fin d'année.

DÉCRYPTAGE

Ce qu'il faut retenir de l'Observatoire de l'égalité du CNC


Des indicateurs au vert, mais loin d’être unanimement roses. Ce jeudi 14 novembre, le CNC a dévoilé ses derniers chiffres, portant sur 2023, sur la parité dans les métiers du cinéma et de l’audiovisuel issus de l’Observatoire de l’égalité femmes/hommes, lancé il y a dix ans. Si la féminisation de l’ensemble du secteur se confirme, certains trous dans la raquette demeurent. “Cette tendance à long terme subit des à-coups annuels, tels que la baisse en 2023 de la part des premiers films réalisés par des femmes, reconnaît Olivier Henrard, président par intérim du CNC. Mais sur le plan qualitatif, les réussites de Titane de Julia Ducournau, L’Événement d’Audrey Diwan, Anatomie d’une chute de Justine Triet et de Dahomey de Mati Diop dans les grands festivals internationaux sont essentielles pour la féminisation du métier de cinéaste.” 

Le patron du CNC a ensuite listé les différentes mesures (féminisation du catalogue des dispositifs d’éducation à l’image et question de la représentation des femmes abordée dans les dossiers pédagogiques des œuvres, féminisation des grandes écoles, bonus parité, formations contre les VHSS, parité des commissions et parfois de leur présidence, parité des jurys et comités de sélection des festivals, valorisation et restauration des œuvres de patrimoine réalisées par des femmes…) entreprises par l’établissement pour favoriser la féminisation du secteur. En ce sens, OIivier Henrard a annoncé que le prochain grand dossier du CNC concernait l’extension de la formation contre les VHSS à l’ensemble des équipes de production audiovisuelle. Selon nos informations, la règle pourrait être annoncée début 2025.

Une féminisation du secteur en légère hausse

En 2023, le secteur du cinéma et de l’audiovisuel a employé 108 705 femmes (+2,5 % par rapport à 2022 et +13,4 % par rapport à 2019), soit 43,8 % des effectifs (+0,2 point par rapport à 2022 et +1,1 par rapport à 2019). Cette hausse est portée par les trois branches qui étaient les moins paritaires ces dernières années : la production (les femmes représentent 43,8 % des salariés en 2023, soit +1,5 point par rapport à 2019), les prestations techniques (32,6 % en 2023, soit +2,1 points par rapport à 2019) et la télédiffusion (44 % en 2023, soit +0,7 point par rapport à 2019). La distribution (56,2 % en 2023) et l’exploitation (51,1 %) sont quant à elles (au moins) paritaires depuis plusieurs années.

Un rattrapage sur l’animation

Secteur le moins féminisé en 2019 (37,4 %), l’animation a pratiquement rattrapé son retard en 2023, atteignant 41,5 % de femmes en 2023. À côté, le cinéma fait figure d’élève modèle avec 44,2 % de femmes dans ses rangs en 2023 (contre 41,7 % en 2019), devant l’audiovisuel donc, avec 43,2 % en 2023 (contre 42,3 % en 2019).

Des métiers toujours genrés

Dans l’audiovisuel comme dans le cinéma, les métiers restent genrés, malgré de réelles avancées sur les postes les plus techniques. Ainsi, dans la production cinématographique de fiction, les professions traditionnellement féminines, comme le maquillage (88,7 % de femmes en 2023, +3,2 points par rapport à 2019), les costumes (87,1 %, -3,3 points), la coiffure (69,3 %, +2,6 points) et l’administration (62 %, +2,4 points), restent celles qui drainent le plus de femmes. 

Même constat dans la production audiovisuelle de fiction, où les femmes sont plus nombreuses que leurs homologues masculins dans le “contenu du programme et la collaboration artistique” (60,3 % en 2023, +1,1 point par rapport à 2019) et la réalisation (56,4 %, + 4,6 points par rapport à 2019). Au contraire, les métiers traditionnellement réservés aux hommes, comme le son (14,1 % de femmes, +3,5 points par rapport à 2019) ou l’image (26,3 %, +2,9 points par rapport à 2019), restent les moins féminisés.

Des écarts de salaires toujours importants 

Dans les métiers de la production cinématographique et audiovisuelle de fiction, notamment les plus techniques, les écarts de salaires entre les deux genres restent conséquents. Ces inégalités sont largement dues à la faible présence des femmes dans les fonctions les plus rémunératrices. Entendre : les postes-clés. 

Sur les métiers techniques, les femmes sont mieux rémunérées que les hommes sur un unique poste : les effets physiques (+2,6 %). Les écarts les plus grands se situent en 2023 au niveau du mixage (-33,9 %) et de la réalisation (-26,5 %). Aussi, parmi les dix professions techniques les plus rémunératrices de la fiction cinéma, une seule est majoritairement occupée par des femmes (créatrice de costumes). Mais dans les métiers artistiques, la parité est davantage de mise : les cascadeuses (+10 %) et les interprètes (+5,4 %) sont en effet mieux rémunérées que les hommes.

Quant à la fiction audiovisuelle, les femmes gagnent moins bien leur vie que les hommes dans tous les métiers techniques, notamment dans l’image (-24,7 %) et la réalisation (-23,8 %). Mais les femmes s’en tirent mieux dans les professions artistiques : les actrices sont par exemple mieux payées que les hommes (+6,6 %).

La part des premiers films réalisés par des femmes en baisse

    En 2023, 51 longs métrages de cinéma ont été (co)réalisés par des femmes, soit 26,7 %, en baisse de -7,3 % par rapport à l’année record de 2022 (54 films). Un chiffre d’autant plus décevant que la part des premiers films (co)réalisés par des femmes (34,2 %) baisse de -6,4 % par rapport à 2022. Même si le devis moyen des films réalisés par des femmes est à son plus haut niveau depuis 2009 (3,89 M€, contre 5,18 M€ pour les hommes), seuls deux films strictement réalisés par des femmes (Emmanuelle d’Audrey Diwan et Bolero d’Anne Fontaine) ont un devis supérieur à 10 M€ (contre 19 par des hommes).

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    ANALYSE

    Un trimestre au beau fixe pour les plateformes

    Les plateformes de streaming américaines se portent bien. Au troisième trimestre 2024, toutes ont vu leur nombre d’abonnés augmenter, certaines à des niveaux assez impressionnants.

    C’est notamment le cas de Max. La plateforme du groupe Warner Bros. Discovery a ajouté 7,2 millions d'abonnés par rapport au trimestre précédent. Ce gain représente la plus forte croissance trimestrielle depuis le lancement de la plateforme. Au total, le nombre d’abonnés à toutes les offres payantes du groupe (Discovery+, HBO, HBO Max, Max ou un produit sportif premium) a atteint 110,5 millions d'abonnés. Rien d’étonnant, Max ayant été lancé dans plusieurs nouveaux territoires au printemps 2024. La plateforme a aussi pu profiter des Jeux olympiques pendant l'été, celle-ci proposant l'intégralité des épreuves en exclusivité sur l'ensemble du continent européen.

    De son côté, Netflix a enregistré 5,07 millions d'abonnés supplémentaires dans le monde, dont 2,28 millions dans la zone Asie-Pacifique et 2,17 millions dans la zone EMEA. Plus de la moitié de ces nouveaux abonnés ont opté pour l'offre avec publicité, à 5,99 € par mois en France.

    Disney+ compte désormais 120 millions d’abonnés, avec une augmentation de 4,4 millions d'abonnés au cours du dernier trimestre, portant le total combiné des abonnés Disney+ et Hulu à 174 millions.

    Peacock, service de NBCUniversal (filiale de Comcast), a enregistré une augmentation de 29 % de ses abonnés payants par rapport à l'année précédente, atteignant 36 millions d'abonnés. Au cours de ce trimestre, Peacock a gagné 3 millions d'abonnés. Elle a elle aussi bénéficié des Jeux olympiques pendant l'été. La plateforme fait figure naine face à ses concurrentes. Elle n'est en effet disponible qu'aux Etats-Unis.

    Enfin, Paramount+ a gagné 3,5 millions d’abonnés durant ce trimestre.

    PlateformesNombres d'abonnés à fin septembre 2024 (et évolution par rapport au trimestre précédent)
    Warner Bros. Discovery (HBO, Max, HBO Max, Discovery+ etc.)110,5 millions (+7,2 millions)
    Netflix282,72 millions (+5,07 millions)
    The Walt Disney Company (Disney+, Hulu)210,6 millions (+5,7 millions)
    NBCUniversal (Peacock)36 millions (+3 millions)
    Paramount (Paramount+)72 millions (+3,5 millions)
    Les grandes plateformes et leur nombre d'abonnés

    Des revenus publicitaires en hausse

    Sur son exercice 2024 clôt fin septembre, Disney a enregistré une croissance de 14 % de ses revenus publicitaires sur ses plateformes par rapport à l'année 2023.

    Tandis que ceux des plateformes de Warner Bros. Discovery ont augmenté de 51 %, soutenus par la croissance des abonnés aux formules avec publicité, entre le troisième trimestre 2023 et la même période en 2024.

    Netflix, pour sa part, ne communique pas sur ses revenus publicitaires. Elle indique toutefois que le nombre d'abonnés à l'offre avec publicité a grimpé de 35% par rapport au trimestre précédent.

    Pour Paramount, les revenus publicitaires de l'activité streaming ont augmenté de 18% entre le troisième trimestre 2023 et la même période en 2024, reflétant à la fois la croissance du service SVOD Paramount+ et de la plateforme d'AVOD Pluto TV.

    Des plateformes quasiment toutes rentables

    Le secteur a-t-il enfin atteint sa maturité ? Les chiffres du trimestre sont en tout cas rassurant pour les différents acteurs du streaming. Ils sont tous à l'équilibres, à l'exception de Peacock. Le résultat d'une politique de réduction des investissements, de hausse des tarifs, ou encore de hausse des revenus publicitaires.

    Revenus net au T3 2024 en millions de dollarsRevenus net au T3 2023 en millions de dollars
    Warner Bros. Discovery (HBO, Max, HBO Max, Discovery+ etc.)289111
    Netflix2 3641 677
    The Walt Disney Company (Disney+, Hulu)253-420
    NBCUniversal (Peacock)-436-565
    Paramount (Paramount+)49-238
    Revenus nets des plateformes au troisième trimestre

    Warner Bros. Discovery inclut les abonnés à Discovery+, HBO, HBO Max, Max et ses "produits sportifs premium".

    EXCLUSIF

    Giraf Prod produit un documentaire sur l'affaire des viols de Mazan pour Téva

    Ce ne sont pas les faits divers qui intéressent Giraf Prod, créée en 2012 après le rachat d'une précédente structure. Plutôt ce qu'ils révèlent de la société. Après avoir produit la série-documentaire pour Canal+ Dolorès, la malédiction du pull-over rouge, Géraldine Levasseur et sa société s'emparent du procès des viols de Mazan, au centre duquel se trouve la victime Gisèle Pélicot, et dont le retentissement est mondial. La productrice prépare un film de 52 minutes pour Téva.

    "Nous avons un prisme féminin sur beaucoup de sujets que nous traitons, introduit Géraldine Levasseur. Nous ne pouvions pas passer à côté du procès de Mazan."

    La productrice et la réalisatrice Alyssa Makni, qui a commencé à tourner, s'intéressent aux femmes des accusés. "Qui sont-elles ? Qui sont les sœurs, les filles, les mères, les épouses, les compagnes de ces hommes, questionne la productrice. Nous en avons interviewées six. Elles sont très différentes, elles réagissent chacune à leur manière."

    Giraf Prod cherche à ce jour un second diffuseur. Le film passe prochainement en commission justement chez l'un d'eux. Livraison, a priori, début janvier 2025.

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    REPÈRES

    9 chiffres pour comprendre la puissance de YouTube en France et dans le monde

    Alors que la plateforme est à l'aube de ses 20 ans - elle a été créée en février 2005 -, YouTube ne cesse de prendre de l'importance dans le paysage audiovisuel. En témoigne le succès du documentaire d'Inoxtag dans les salles de cinéma et sur la plateforme (38 millions de vues en deux mois). Découvrez en neuf chiffres combien pèse aujourd'hui la filiale de Google en France et dans le monde.

    1. Le ROI (retour sur investissement) de YouTube était en moyenne 1,7 fois supérieur à celui de la télévision et 1,5 fois supérieur à celui des médias sociaux pour les modèles MMM (Marketing Mix Modeling, visualisation de différentes tactiques de ciblage pour établir des scénarios prévisionnels) qui ont mesuré YouTube, la télévision et les réseaux sociaux entre 2017 et 2023 en France.

    2. Ces 3 dernières années, entre 2021 et 2023, YouTube a reversé plus de 70Mds$ à des créateurs, des artistes et des entreprises multimédias dans le monde entier.

    3. YouTube est aussi la première plateforme pour atteindre les 15-24 ans, devant TikTok et Instagram. Selon une étude Médiamétrie menée entre janvier et août 2024, YouTube atteint une audience de 7,2 millions d’utilisateurs mensuels (hors écrans TV), là où Instagram en atteint 7,1 millions et TikTok 5,9 millions.

    4. Des audiences records en 2024 en France. Les Français ont passé en moyenne 41 minutes par jour à regarder des vidéos sur YouTube en mai 2024, soit une augmentation de +8 % par rapport à mai 2023 et +18 % par rapport à mai 2022, selon une étude Comscore.

    5. 42,6 millions d’utilisateurs âgés de 15 ans et plus en France ont regardé une vidéo sur YouTube sur le seul mois de mai 2024, selon Médiamétrie. C'est 78 % de la population totale âgée de 15 ans et plus.

    6. Le nombre de vidéos YouTube vues sur un poste de télévisions a bondi de 130% entre 2020 et 2023, selon des données internes.

    7. Les YouTube Shorts, ces vidéos courtes à la TikTok, enregistrent plus de 70 milliards de vues par jour dans le monde, selon des données internes mesurées en juin 2024.

    8. Sur le dernier trimestre mesuré (entre avril et juin 2024), YouTube supprimé plus 8,49 millions de vidéos dans le monde pour non-respect de son règlement de la communauté. En France, la plateforme en compte 54 700 sur la période.

    9. Plus de 96% de ces vidéos ont été identifiées par les technologies d'intelligence artificielle internes.

    L’actualité du secteur

    PRODUCTIONS

    Le Red Sea Souk sélectionne sept projets français

    Sept productions françaises - minoritaires ou majoritaires - feront le déplacement au Red Sea Souk cette année, le pendant professionnel du Red Sea Film Festival de Djeddah (Arabie saoudite). L'événement se tient du 7 au 11 décembre.

    Un total de 38 projets internationaux, en cinéma ou en télévision, font partie de la sélection cette année. Le marché était historiquement dédié aux cinéastes originaires du continent africain ou du monde arabe. Il s'ouvre cette année aux cinéastes asiatiques. 28% de l'ensemble des projets soumis proviennent de ce nouveau continent.

    Quatre films au sein des "projects in development" :

    • It's Okay, I'm Only Human – Réalisé par Karim Ghorayeb et George Peter Barbari
      Genre : Documentaire
      Origine : Liban, France
    • Robbing Beirut – Réalisé par Katia Jarjoura
      Genre : Fiction, Premier film
      Origine : Liban, France
    • The Loneliness Of The Light Skin One – Réalisé par Baloji Tshiani
      Genre : Fiction
      Origine : Belgique, France, Pays-Bas, République Démocratique du Congo, Afrique du Sud
    • The Sea Was Once Blue – Réalisé par Mohamad El-Hadidi
      Genre : Fiction, Premier film
      Origine : Égypte, France

    Trois films dans les "work-in-progress" :

    • A Winner Is Seen At The Start – Réalisé par Zhannat Alshanova
      Genre : Fiction, Premier film
      Origine : France, Kazakhstan, Pays-Bas, Lituanie
    • Allah Is Not Obliged (Allah n'est pas obligé) – Réalisé par Zaven Najjar
      Genre : Animation, Premier film
      Origine : France, Luxembourg, Belgique, Canada
    • Dandelion’s Odyssey (Planètes)– Réalisé par Momoko Seto
      Genre : Animation, Premier film
      Origine : Japon, France, Belgique

    La liste complète des projets est à retrouver sur le site du festival.

    CHAÎNES ET PLATEFORMES

    La plateforme Arte.tv est désormais disponible sur France.tv

    Après son arrivée sur la plateforme TF1+ le 7 novembre, c’est au tour de France.tv d’enrichir son offre ce jeudi 14 novembre en proposant un accès direct à la plateforme et à l’offre de programmes d’Arte. Par ce partenariat, la plateforme européenne Arte.tv poursuit sa stratégie de distribution auprès d’un très large public pour accroître sa découvrabilité. De son côté, France.tv renforce sa place de plateforme de référence pour devenir la plus grande offre gratuite d’œuvres de création en France.

    « Nous sommes heureux d’accueillir notre entreprise sœur Arte au sein de France.tv pour rassembler nos forces entre sociétés de l’audiovisuel public dans l’espace numérique et proposer ensemble une vraie alternative française ; une plateforme qui apporte à tous, partout et gratuitement le meilleur de la création. »

    Delphine Ernotte Cunci, PDG de France Télévisions.

    « Nous nous réjouissons que la richesse éditoriale de notre plateforme Arte.tv soit désormais disponible sur France.tv. Une étape qui permet de faire rayonner la diversité des offres de l’audiovisuel public. »

    Bruno Patino, président d’Arte.

    L’arrivée des programmes d’Arte sur la plateforme du groupe public s’inscrit dans la volonté de France Télévisions d’être agrégateur et distributeur d’une palette très large de contenus de qualité et un point d’ancrage de toute la richesse des offres d’actualité et de création française sur le numérique. Dans les prochains mois, France.tv accueillera aussi le meilleur des programmes de l’INA, La Chaîne parlementaire et Public Sénat pour devenir le lieu de convergence de toute la richesse de l’audiovisuel public français.

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    CHIFFRES

    Box-office 1ᵉʳ Jour : “Gladiator II” mate ses adversaires

    Le dernier long métrage de Ridley Scott avec Paul Mescal, Pedro Pascal et Denzel Washington est la nouveauté de la semaine qui attire le plus de spectateurs : Gladiator II (Paramount) enregistre 380 313 entrées pour son premier jour d’exploitation sur 729 copies, soit une moyenne de 522 personnes par salle. 

    C’est près de deux fois plus d’entrées que le premier volet, sorti en 2000. Gladiator, avec Russel Crowe, avait fini par toucher, en fin d’exploitation, près de 5 millions de spectateurs : 24 ans plus tard, sa suite peut donc espérer dépasser cette barre symbolique.

    Le Royaume de Julien Colonna (Ad Vitam) prend la deuxième place du classement, avec 25 082 spectateurs (avant-premières comprises) dans les salles françaises pour 160 copies, soit une moyenne de 157 personnes par salle.

    La troisième nouvelle sortie à attirer le plus de monde en salles est le dernier film de Xavier Beauvois La Vallée des fous (Pathé), avec Jean-Paul Rouve. Le long métrage comptabilise 13 336 entrées sur 283 copies. Xavier Beauvois est ainsi loin d’égaler son plus grand succès, Des Hommes et des dieux sorti en 2010 (69 778 entrées), et séduit moins qu’avec son film Les Gardiennes sorti en 2017 (19 940 spectateurs). Il fait toutefois mieux qu'avec Albatros, sorti en 2021 (10 091 entrées).

    Claude Lelouch revient lui aussi cette semaine avec son film choral Finalement (Metropolitan), mais c’est une performance moyenne pour le réalisateur : son long métrage avec Kad Mérad ne réunit que 20 831 spectateurs (avant-premières comprises) sur 326 copies.

    Film - réalisateurDistributeurCopiesEntrées 1er jourMoyenne
    Gladiator II - Ridley ScottParamount Pictures France729380 313522
    Le Royaume - Julien ColonnaAd Vitam16025 082157
    Finalement - Claude LelouchMetropolitan FilmExport32620 83164
    La Vallée des fous - Xavier BeauvoisPathé Films28313 33647
    En tongs au pied de l'Himalaya - John WaxLe Pacte2597 64630
    Une Part manquante - Guillaume SenezHaut et court1217 58463
    No Other Land - B. Adra, H. Ballal, Y. AbrahamL'Atelier Distribution515 939116
    On aurait dû aller en Grèce - Nicolas BenamouMoonlight Films Distribution228464120
    Les Ours gloutons au pôle nordGebeka Films1194 20335
    Se souvenir d'une villeJour2fête650083
    Box-office 1er jour du mercredi 13 novembre
    Film, réalisateur - annéeDistributeurCopiesEntrées 1er jourMoyenneCumul
    Gladiator II, Ridley Scott - 2024Paramount Pictures France729380 313522
    Gladiator, Ridley Scott - 2000UIP690194 8852824 806 654
    Comparatif "Gladiator"
    Film - annéeDistributeurCopiesEntrées 1er jourMoyenneCumul
    Des Hommes et des dieux - 2010Mars Films252697782773 204 170
    Les Gardiennes - 2017Pathé Films19319 940103537 848
    La Vallée des fous - 2024Pathé Films28313 33647
    Albatros - 2021Pathé Films21310 0914794 813
    La Rançon de la gloire - 2014Mars Films1103 2302955 773
    Comparatif "Xavier Beauvois"
    Film - annéeDistributeurCopiesEntrées 1er jourMoyenneCumul
    Un + une - 2015Metropolitan FilmExport44447714107920 901
    Chacun sa vie - 2017Metropolitan FilmExport3752270561304 846
    L'amour c'est mieux que la vie - 2021Metropolitan FilmExport52921 89541189 752
    Finalement - 2024Metropolitan FilmExport32620 83164
    Les Plus Belles Années d'une vie - 2019Metropolitan FilmExport3471253436198 999
    Comparatif "Claude Lelouch"

    Le marché publicitaire total s’offre une croissance soutenue sur les 9 mois de 2024

    Kantar Media vient de publier, jeudi 14 novembre, le Baromètre unifié du marché publicitaire et de la communication (Bump) pour les neuf mois passés de l’année 2024. L’analyse du marché publicitaire total montre la continuité d’une croissance soutenue avec des recettes publicitaires nettes pour l’ensemble des médias qui s’élèvent à 12,364 Md€, en progression de 7,1% par rapport aux trois trimestres 2023, et de +22,8% par rapport aux trois trimestres 2019. « Ces résultats positifs montrent à la fois l’impact d’événements sportifs majeurs et particulièrement des JO de Paris 2024, mais aussi celui de la forte dynamique digitale dans son ensemble à +10,5% par rapport aux trois trimestres 2023 », précise Kantar. Le Bump pointe les résultats positifs des cinq médias – télévision, cinéma, radio, presse, publicité extérieure incluant les recettes digitales des médias – dont les recettes publicitaires nettes s’élèvent à 4,871 Md€, en progression de +6,1% par rapport aux trois trimestres 2023 et dépassant pour la première fois leur niveau des trois trimestres 2019, à +1,6%.

    La télévision linéaire enregistre une baisse du nombre d’annonceurs

    En télévision linéaire, après un premier semestre dynamique, la durée publicitaire accuse un net recul de 9,5% au troisième trimestre, réduisant la croissance cumulée depuis janvier à 2,2%. Pour Kantar, ce résultat s’explique par la baisse du nombre d’annonceurs au cours des trois derniers mois, la diminution du nombre moyen de spots diffusés (-117 spots par annonceur) et la réduction de la durée moyenne des spots (-6%).

    Depuis janvier, le cinéma a attiré 205 annonceurs, soit une légère progression de 2% comparé aux trois trimestres 2023. Parmi eux, 62 y prennent la parole pour la première fois depuis cinq ans, soit près d’un annonceur sur trois du portefeuille.

    Les groupes de télévision à l’offensive dans le streaming

    Le Bump analyse le marché du streaming avec l’arrivée continue de nouveaux acteurs qui intensifient la concurrence dans le secteur en France. Il constate que face à cette montée en puissance, les groupes de télévision ont transformé leurs plateformes de streaming pour rivaliser avec les géants du secteur et ont augmenté leurs investissements publicitaires. Dans ce contexte, deux tendances inversées émergent selon les profils. Les plateformes internationales, après des années de conquête, marquent un repli de leur pression publicitaire brute à -37%, suggérant un recentrage sur la rentabilité au détriment de leur propre communication. Dans le même temps, les groupes de télévision renforcent leurs investissements pour promouvoir leurs plateformes de streaming, consacrant cette année cinq fois plus de budget publicitaire à cet objectif. M6+ se distingue avec la pression la plus importante, multipliée par 12 par rapport à l’année précédente. Les autres plateformes suivent la tendance, enregistrant toutes de fortes dynamiques.

    Prévisions d’évolution du marché en 2024

    Avec une croissance du PIB qui devrait osciller entre +0,8% et +1,1% selon les instituts de conjoncture (Insee, Banque de France), le marché de la communication devrait connaître lui aussi une baisse de régime au quatrième trimestre dans cet environnement économique assez morose. Toutefois, grâce à l’avance prise au cours des neuf mois passés, sa progression annuelle est estimée à +5,4%, soit un marché de la communication 2024 au niveau inédit de 35,9 Md€.

    La croissance des cinq médias et des autres médias sera respectivement de +4,1% et +4,2%, portée par les Jeux olympiques pour la télévision, la presse et le sponsoring sportif, et par la digitalisation de l’offre des médias traditionnels, DOOH (« Digital Out-Of-Home », écrans digitaux se trouvant à l’extérieur) en tête. Le maintien d’un taux de croissance élevé pour le digital à +8,6% s’explique par les investissements massifs des GMA (agences de marketing) dans des technologies visant à améliorer leur efficacité publicitaire (intelligence artificielle, analyse du Big Data).

    « Le bilan de l’année pour le marché de la communication s’annonce excellent, avec une croissance supérieure à celle du PIB en prix courants (respectivement +5,4% vs +3,1%) : c’est la première fois que cela se produit au cours des 20 dernières années, hors effets de rattrapage ponctuels de la crise des subprimes et post-Covid). »

    Le Baromètre unifié du marché publicitaire et de la communication.
    PROGRAMMATION

    Aktis et DHR datent « Je ne veux plus y aller maman »

    Le long métrage documentaire Je ne veux plus y aller maman, réalisé par Antonio Fischetti, sera dans les salles le 11 décembre. Coécrit avec Anne-Laure de Franssu, le film est produit par Les Films de la Boussole, en coproduction avec II Mots en images. Les protagonistes du documentaire sont Elsa Cayat (psychanalyste et chroniqueuse à Charlie Hebdo) avant d’être victime de l’attentat du 7 janvier 2015, Yann Diener (psychanalyste et chroniqueur à Charlie Hebdo), Riss (dessinateur et directeur de Charlie Hebdo), Foolz (dessinateur à Charlie Hebdo), Liliane Roudière (ex-attachée de presse de Charlie Hebdo), Willem (dessinateur à Charlie Hebdo) et les sœurs du réalisateur Camille et Pellegrina. La musique originale du film est composée par Pascal Comelade.

    Antonio Fischetti est journaliste à Charlie Hebdo et, le 7 janvier 2015, il échappé à l’attentat par la grâce d’un concours de circonstances saugrenues. Il indique : « L’onde de choc passée, une introspection s’est imposée à moi pour redonner un sens à ma vie fragmentée par ce drame. Parmi tous mes camarades assassinés, j’étais particulièrement lié à Elsa Cayat, la psychanalyste fantasque, qui tenait une rubrique dans le journal. Nous avions même commencé un film ensemble, sous forme d’entretiens. Guidé par les réminiscences de la parole d’Elsa, je revisite mon histoire et les raisons de mon engagement dans “Charlie”. Mon film est une quête à la fois sensible et décalée, questionnant le pouvoir des images et les ressorts du mot liberté. »

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    MOUVEMENTS

    Canal+ renforce sa direction de la RSE avec deux nominations

    Jusqu’alors chargée de mission auprès de Maxime Saada, président du directoire de Canal+, Laure Gauthier est nommée directrice de la RSE (responsabilité sociétale des entreprises) de Canal+ à compter du lundi 18 novembre. À ce titre, elle aura en charge le déploiement de la stratégie RSE de Canal+, afin de répondre aux obligations renforcées du groupe. Laure Gauthier reportera à Amandine Ferré, directrice financière de Canal+ et membre du directoire.

    Marine Schenfele est quant à elle nommée directrice de la RSE de Canal+ Europe, à compter du 18 novembre. Elle sera responsable de l’implémentation des projets RSE au niveau européen et reportera à Laure Gauthier. Marine Schenfele sera également nommée déléguée générale de la Fondation Canal+, en cours de création.

    « Ces nominations renforcent l’approche de Canal+ en matière de responsabilité sociétale des entreprises et soulignent l’importance du sujet pour le groupe. »

    Le Groupe Canal.

    Diplômée de l’EMLyon et de HEC, Laure Gauthier débute sa carrière chez Canal+ en 2016 en tant que chargée de consolidation et reporting au sein de la direction des Services financiers du groupe. En 2018, elle est nommée Business Analyst Chiffre d’affaires au sein de la direction Finance France du Groupe Canal+. En mai 2022, Laure Gauthier est nommée chargée de mission auprès de la présidence de Canal+.

    Diplômée de l’École Centrale de Lille, Marine Schenfele débute sa carrière au sein du cabinet Ernst&Young. Elle intègre le Groupe Canal+ en 2008 comme auditrice interne, puis occupe successivement les fonctions de contrôleur de gestion et responsable du contrôle de gestion en charge des fictions et documentaires et des fonctions transverses de l’édition. Elle devient ensuite, en 2013, responsable reporting et consolidation du Groupe. Marine rejoint Dailymotion en 2016 comme directrice du contrôle de gestion et de la consolidation. Elle est depuis 2019 directrice de la RSE du Groupe Canal+.

    Thibault Delon devient chargé de mission auprès de la présidence de Canal+

    Thibault Delon est nommé, ce jeudi 14 novembre, chargé de mission auprès de la présidence de Canal+. Il reportera à Maxime Saada, président du directoire de Canal+. Thibault Delon succède à Laure Gauthier, qui est nommée directrice de la RSE de Canal+.

    Diplômé en 2021 de SciencesPo Paris, Thibault Delon commence sa carrière en conseil en stratégie chez LEK Consulting. En trois ans et demi, il participe à plus de 30 missions, la plupart pour des fonds de « Private Equity ». Avant de rejoindre Canal+, il y occupait le poste de Project Leader.

    ÉVÉNEMENTS

    L'Eicar et le Mediaclub lancent un cycle de conférences autour de l'IA dans le cinéma

    L'intelligence artificielle s'invite à tous les niveaux des vies personnelles et professionnelles. Dans tous les secteurs. L'Eicar et le Mediaclub accueillaient, mercredi 13 novembre, la première d'une série de conférences sur les enjeux de l'IA dans l'industrie du cinéma et de l'audiovisuel.

    Autour de la table : Jeanne Marchalot, responsable du Story Lab de France Télévisions, Emmanuel R. Goffi, philosophe, enseignant et intervenant en éthique appliquée à l'intelligence artificielle, Mathieu Genelle, auteur jeunesse et directeur de Brainsonic Consulting, agence marketing et conseil basé sur des solutions IA.

    À ce jour, 77,5% des gens qui travaillent dans le cinéma ont déjà utilisé de l'IA, soit quotidiennement soit ponctuellement. Jeanne Marchalot, dont deux des productions immersives ont reçu deux prix à la Mostra, voit surtout en l'IA un outil de création et une source d'économie : "Nous utilisons l'IA pour la génération d'images 3D parce que dans l'immersif, les budgets sont relativement réduits." Non sans rappeler qu'il existe, derrière, chaque prompt, un auteur ou une autrice "dont les droits doivent être respectés." Avant de rendre hommage, sans détour, aux origines du cinéma : "C'est l'époque de Méliès que l'on explore à nouveau ! Avec les CGI, aujourd'hui, nous disposons d'un champ d'écosystèmes narratifs incroyables. Nous pouvons raconter des histoires auxquelles on n'aurait pas pensé auparavant. Des mots peuvent devenir des images et cela aide les producteurs à nous présenter les projets."

    Elle fut directrice de post-production par le passé, notamment sur la quotidienne Un si grand soleil. Et elle confie qu'elle aurait bien aimé bénéficier, à l'époque, de tels outils : "L'IA générative aurait pu faire mon bonheur. La charge de travail était vraiment énorme pour tout le monde avec 260 épisodes à l'année. Sur les plateaux, quatre équipes, deux équipes studios, deux équipes extérieures, avec des réalisateurs qui tournent sans cesse, 4 heures, 6 heures de rushs, parce que la data, ça ne coûte pas cher, tout va bien, ironise-t-elle. Si on m'avait installé un petit outil pour dérusher, classer, placer, l'assistant moteur aurait pu vraiment aider au montage !"

    Mathieu Genelle voit, lui, un avantage pour les acteurs : "Si, par exemple, nous utilisons des avatars, des doubles digitaux, les comédiens originels peuvent être rémunérés, l'artiste peut bénéficié d'une rente, finalement, sur toutes les générations qui vont être faites sur la base de son travail." Si l'IA Act à l'échelle européenne rentrera en vigueur en mars 2026, les intervenants préfèreraient voir une application dès mars 2025. "Tout contenu généré par IA devrait être présenté comme tel", pointe Mathieu Genelle. Mais pas au point de tout consigner au générique, car l'IA s'est déjà glissée dans la plupart des logiciels et outils utilisés.

    Les grands groupes audiovisuels français, dont TF1, M6 et France Télévisions, ont monté La Filière audiovisuelle, justement, pour porter ces sujets à l'attention alertée des députés européens. "Que l'on soit techno-optimiste ou technophobe, je m'intéressé beaucoup à la naissance de ces langages de promotion ou de détraction, ce sont encore beaucoup des idéologies", conclut Emmanuel R. Goffi.

    Ces conférences s'inscrivent dans le cadre d'un Lab qui produira deux livres blancs par an pour traiter de ces sujets. Prochain rendez-vous : le 12 février 2025, autour de la préproduction.



    Le jury de la 3ᵉ édition du Prix André-Bazin est composé

    Créé en 2022 par les Cahiers du cinéma, le Prix André-Bazin est attribué à un premier long métrage sorti dans l’année en France pour « célébrer l’audace du premier geste et encourager le renouveau esthétique ».

    Le jury est composé cette année de la réalisatrice Patricia Mazuy, de l’actrice Anna Mouglalis, du critique Yan Sadat, d’un abonné des Cahiers Jean-Baptiste Doulcet, de la costumière Judith de Luze, de la chanteuse Léonie Perret. Après une présélection établie par la rédaction des Cahiers, le jury décernera le troisième Prix André-Bazin, le 12 décembre, à un ou une cinéaste dont le premier long métrage, quelle que soit sa nationalité, est sorti ou sortira en France en 2024. Le Prix est soutenu par la Maison Chanel et assorti d’une dotation d’un montant de 20.000 € destinée à l’écriture du prochain projet du lauréat.

    En 2023, le Prix André-Bazin a été décerné au réalisateur vietnamien Pham Thiên Ân pour son film l’Arbre aux papillons d’or, long métrage présenté à la Quinzaine des cinéastes la même année et lauréat de la Caméra d’or.

    Le Séries Mania Forum cherche des candidats pour le Best Marketing Initiative Award

    Le Best Marketing Initiative Award est un Prix initié en 2023 par Séries Mania Forum qui récompense un dispositif de promotion d’une série en BtoB (producteurs & distributeurs) et BtoC (diffuseurs & streamers). La sélection sera réalisée par l’équipe du festival Séries Mania et un comité qualifié regroupant des professionnels de l’audiovisuel et du marketing. Toute initiative lancée dans le cadre d’une promotion pour le lancement d’une nouvelle série ou d’une nouvelle saison d’une série existante est éligible. La société ayant présenté la meilleure initiative créative se verra remettre un Prix lors de la prochaine édition du Séries Mania Forum (25 au 27 mars 2025). Les meilleurs projets soumis feront par ailleurs l’objet d’une présentation lors d’une conférence organisée à Séries Mania Forum.

    Le détail des conditions d’éligibilité, le règlement et le formulaire d’inscription sont disponibles en ligne. La soumission est gratuite et ouverte jusqu’au 30 janvier 2025 à 14 heures.

    Séries Mania Forum accueille chaque année quelque 4.000 professionnels de plus de 60 pays, des cinq continents. À chaque édition, programmée en mars dans le cadre du festival Séries Mania, producteurs, « commissioners », acheteurs, auteurs, décideurs politiques européens et dirigeants majeurs de l’industrie se rendent à Lille pour trois jours de découvertes, de réflexion et de « networking ».

    Le Collectif 50/50 prépare ses Assises annuelles

    La sixième édition des Assises pour l’égalité, la parité et la diversité dans le cinéma et l’audiovisuel se déroulera le lundi 9 décembre, organisée par le Collectif 50/50. Elle se tiendra de 9 h 30 à 18 heures au Forum des Images (Paris Iᵉʳ). Le rendez-vous annuel de l’association proposera une journée de tables rondes, « keynotes », présentation d’études rassemblant associations, institutions, corporations professionnelles et presse pour participer activement à la construction d’une industrie plus paritaire et inclusive. Ce sera l’occasion de faire un état des lieux, de créer des discussions autour des chantiers et mesures à développer, d’acter les engagements concrets des institutions et de la profession et de donner rendez-vous l’année suivante pour constater les évolutions.

    L’événement est ouvert aux adhérent.e.s du Collectif 50/50 ainsi qu'au grand public après l’inscription obligatoire depuis le formulaire en ligne. Les Assises seront également transmises en ligne et en direct.

    La matinée

    • 9 h 30 – Accueil petit-déjeuner
    • Keynote « Étude : le cinéma dans le viseur de la fachosphère »
    • Keynote « La couleur des rôles : restitution de l’enquête sur les discriminations au casting »
    • Table ronde « Au-delà de la « diversité » : dire les termes pour agir »

    L’après-midi

    • Présentation de l’étude annuelle du Lab Femmes de cinéma
    • Keynote « VSS : quelles perspectives pour les diffuseurs et les exploitants face aux films dits “abîmés” ? »
    • Keynote « Des engagements en faveur de la protection des mineur·e·s sur les tournages »
    • Table ronde « Audiovisuel : parité et inclusion dans le documentaire »
    • Table ronde « #MeToo cinéma : quand les journalistes cinéma passent à l’enquête »

    L’événement Télé•visionnaire change de date et de thématique

    Initialement programmé le 10 décembre, la cinquième édition de l’événement Télévisionnaire, organisée par la régie Francetv Publicité, est reportée au lundi 10 février 2025, de 17 à 19 heures au Pavillon Gabriel (Paris VIIIᵉ). La thématique évolue également. Après avoir abordé la qualité, la proximité, l’audace et le sport, la nouvelle édition de Télévisionnaire s’intéresse à « la complicité », qui constitue un défi commun pour les médias et les marques, visant à établir un lien émotionnel fort et durable avec leur public et leurs clients. Au programme : un éclairage sociologique, artistique et marketing pour donner des clés de compréhension et d’action. Pensé et scénarisé comme une émission télé, Télévisionnaire se donne pour ambition de prendre de la hauteur, interpeller et inspirer.

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    REVUE DE PRESSE

    La Thaïlande s’apprête à augmenter le crédit d’impôt pour les tournages étrangers après une rencontre avec des cadres d’Hollywood à Los Angeles

    Ce projet est en préparation depuis début 2023. Les représentants thaïlandais ont présenté ce plan lors de récentes conférences asiatiques, et il était au centre d’une réception au Beverly Wilshire Hotel à Los Angeles, organisée par la Première ministre thaïlandaise Paethongtarn Shinawatra.
    Les invités comprenaient le président de la Motion Picture Association, Charles Rivkin, ainsi que des responsables de Disney, HBO/Warner Bros, Amazon MGM Studios, NBCUniversal, Netflix, Sony Pictures et Paramount Pictures.
    Le résultat devrait être un crédit d’impôt de 30% pour les tournages étrangers, sans plafond. Auparavant, le pays offrait un remboursement de 15%, avec une majoration de 5% en fonction d’un test culturel, le montant maximal par production étant limité à 75 millions de bahts (2,1 millions USD).
    Selon des rapports locaux, la Thaïlande s’attend à ce que les équipes américaines dépensent 10 milliards de bahts (290 millions USD) dans le pays l’année prochaine. La Thaïlande attire déjà des productions telles que la série Alien et la saison 3 de The White Lotus, ainsi que des films comme Depravity, avec Victoria Justice et Dermot Mulroney. (…)
    Le site gouvernemental a cité la Première ministre Shinawatra, déclarant que « les producteurs de films américains représentaient le principal groupe d’investisseurs, avec 34 films tournés dans divers lieux de Thaïlande. Le gouvernement a promu l’industrie créative et les tournages en révisant diverses mesures incitatives, telles que l’augmentation de l’incitation financière à 30% et la suppression du plafond par projet. »
    Jesse Whittock, 13 novembre.

    Amazon ferme Freevee et va intégrer ses contenus gratuits sous Prime Video

    Les contenus de Freevee, incluant des séries comme Jury Duty, Bosch : Legacy et Judy Justice, migreront complètement vers Prime Video, où ils resteront accessibles gratuitement pour les utilisateurs sans abonnement Prime. (…) Le changement affectera les territoires où Freevee est actuellement disponible, notamment les États-Unis, le Royaume-Uni, l’Allemagne et l’Autriche. Les séries Freevee seront désormais désignées comme « Watch for Free » dans les pages de Prime Video. (…)
    Amazon explique que cette consolidation vise à simplifier l’expérience des utilisateurs, en intégrant l’offre complète de Freevee avec d’autres contenus gratuits, des chaînes FAST, et des options de location et d’achat de films et séries. (…) Bien qu’aucune suppression de postes ne soit prévue, des réunions pour de nouveaux projets Freevee ont été annulées. Freevee, initialement lancé en 2019 sous le nom Freedive par IMDb, avait été rebaptisé IMDb TV avant de devenir Freevee. Parmi ses succès figure Jury Duty, nominé quatre fois aux Emmy Awards. (…)
    Nellie Andreeva, le 12 novembre.