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Entretien exclusif avec la présidente de France Télévisions Delphine Ernotte

 

La présidente de France Télé­visions, qui sera présente quatre jours au festival Séries Mania Lille, où elle interviendra notamment à l’occasion des Transatlantic Dialogues – journée de réflexion destinée à établir un pont entre professionnels européens et amé­ricains – se confie en exclusivité à Ecran Total. Elle évoque les dossiers les plus importants du moment concernant le groupe audiovisuel public, à commen­cer par sa stratégie en matière de fiction et les récents succès de son offre numé­rique France.tv Slash, destinée aux jeunes adultes.

 

Le grand défi pour France Télévisions à l’heure actuelle, c’est de parvenir à toucher de nouveau le jeune public. Le succès de “Skam” sur Slash et les réseaux sociaux prouve-t-il que vous avez trouvé la bonne formule ?

 

Il nous montre la voie à suivre ! Nous avons lancé Slash il y a un an, et d’autres formats du même type, extrêmement ciblés, y connaissent un succès considé­rable auprès des collégiens et des jeunes lycéens. Cela prouve que la fiction “digi­tale native”, ça marche, et que nous sommes capables de nous adresser aux jeunes à condition d’avoir les histoires et les formats adaptés.

 

Après, le support n’est pas neutre : nous nous sommes par exemple rendu compte qu’il valait mieux partager ces contenus sur des réseaux de type Snapchat ou Instagram plutôt que sur Facebook, qui est déjà un peu vieux… Il faut être mobile dans la distribution.

 

Quitte à proposer vos programmes intégralement sur les réseaux sociaux, au détriment de vos propres supports ?

 

Nous donnons la priorité à notre pla­teforme France.tv. Elle doit devenir une offre de destination, c’est-à-dire l’en­droit où l’on vient chercher et où l’on trouve les meilleurs contenus français. La grande majorité de nos oeuvres ne se­ra donc plus sur les réseaux sociaux. Je suis opposée au partage intégral des fic­tions ou des documentaires sur des pla­teformes vidéo et des réseaux sociaux. Mais quand on cible un public jeune qui privilégie l’usage de plateformes comme par exemple YouTube, il faut lui parler là où il se trouve, en créant un contenu spécifique et adapté. L’une des options consiste à y poster des produits d’appel pour ensuite renvoyer vers nos environnements.

 

A 17 ans, on peut être attiré vers Slash par une série comme Skam puis rester pour un documentaire comme Apocalypse. Tout l’enjeu pour nous est de les faire arriver sur notre univers pour qu’ils dé­couvrent d’autres choses, qu’ils vont se réapproprier. Nous avons une politique de diversification de nos formats, mais aussi de diversification de points de contacts.

 

 

Retrouvez l’interview complète de Delphine Ernotte en cliquant sur ce lien

 

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