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Cannes 2018 : TF1 fait le point sur sa politique cinéma


 

On le sait, le groupe TF1 est un diffuseur qui compte dans le cinéma français. En 2017, l’entreprise a investi, sous forme de coproduction et/ou préachat, dans 17 longs métrages pour un montant de 47 M€, selon les chiffres du CNC. L’apport moyen est de près de 3 M€par film. A Cannes, cette année, les festivaliers ont pu voir l’un des derniers films accompagnés par TF1 Films Production – l’entité du groupe dédiée aux préachats et coproductions –, qui est la comédie le Grand Bain, de Gilles Lellouche. Présenté dimanche 13 mai en sélection officielle hors compétition, le film, porté par un casting quatre étoiles, a reçu un superbe accueil. Il sera distribué en salle le 24 octobre par Studiocanal.


A l’occasion d’une rencontre organisée par la Société des auteurs et compositeurs dramatiques (SACD), Ara Aprikian, directeur général adjoint des contenus de TF1, est revenu sur la politique cinéma du groupe et s’est exprimé sur plusieurs problématiques du secteur. Tout d’abord, il est revenu sur la ligne éditoriale de l’entreprise. "Nous soutenons des films familiaux et des comédies populaires, ce qui ne nous empêche pas de faire des incursions dans d’autres genres, comme le thriller, le thriller fantastique et la comédie dramatique. Et il est important que les films que nous choisissons aient un fort potentiel de rediffusion", indique-t-il.

 

Permettre d’ouvrir la publicité au secteur du cinéma


Il a également évoqué l’exposition du cinéma sur les antennes du groupe. "Sur TF1, nous continuons de proposer la case du dimanche soir, qui fédère toujours autant. Par exemple, Eyjafjallajökull, proposé dimanche 13 mai pour la seconde fois à la télévision, a réalisé une vraie performance en réunissant 6,1 millions de téléspectateurs". Par ailleurs, TF1 propose régulièrement le dimanche soir un autre film en deuxième partie de soirée. "Et, quand on est dans une logique de multidiffusion, la programmation du film sur nos chaînes TNT se fait rapidement après celle de TF1."


Concernant la promotion des films, de manière générale, Ara Aprikian a renouvelé le souhait de voir la publicité s’ouvrir au cinéma. "Il existe un réel paradoxe : aujourd’hui, il est possible de faire de la publicité pour les films sur tous les supports, sauf à la télévision !L’évolution des règles est toujours refusée quand elle est au bénéfice de la télévision". Quant au sujet de la troisième coupure de publicité que voudrait instaurer TF1 au cours de la diffusion de film, Ara Aprikian a justifié sa nécessité : "TF1 vit majoritairement de ses ressources publicitaires. On voudrait une troisième coupure seulement pour les films les plus longs. Et aujourd’hui, il faut souligner que les films sont les contenus le moins interrompus par des publicités".

 

Pérenniser le financement du cinéma


Enfin, Ara Aprikian a abordé la réforme de la chronologie des médias, qui anime la plupart des débats de cette quinzaine cannoise. "Pour nous, la chronologie des médias n’est pas le sujet principal. Celui qui importe le plus est celui de la pérennisation du financement du cinéma." Il a ajouté que ce qui fait la valeur d’un film à la télévision, ce n’est pas son caractère récent, mais plutôt sa "rareté". Il a conclu en faisant une remarque sur le lien entre piratage et réforme de la chronologie : "La chronologie des médias n’est pas un moyen de lutte contre le piratage, qui, rappelons-le, touche tous les types de contenus, y compris donc les séries, qui ne sont soumises à aucune chronologie, et tous les pays. Le piratage se combat via une politique d’éducation et de sanction".

 

 

 

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