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Cannes 2018 : rencontre avec Jean-Claude Mahé (directeur général par intérim de Téléfilm Canada)


 

L’exportation des contenus canadiens fait partie de votre stratégie. Quels moyens vous donnez-vous pour la favoriser ?


Au cours des dernières années, nous avons augmenté nos investissements en promotion, mise en marché et activités d’exportation à l’international. Le Canada est très visible avec son pavillon du Canada, et très présent dans les festivals et marchés. Nous tirons aussi profit de la mise en marché en ligne par nos boutiques iTunes, dans plusieurs pays, et par notre collaboration avec MyFrenchFilmFestival (le festival en ligne international d’uniFrance, NDLR). Nous sommes très fiers de notre nouveau site RDVCanada.ca, qui facilite l’accès aux talents et contenus canadiens en vedette sur la scène internationale, ainsi qu’aux partenaires de production présents lors des festivals et marchés partout dans le monde. Nous pouvons surtout compter sur l’enthousiasme d’un vaste réseau de partenaires publics et privés pour exporter la créativité canadienne.

 

Téléfilm Canada utilise un "indice de réussite". Que mesure-t-il ?


Cet indice mesure la performance canadienne annuelle à trois niveaux : culturel (nominations, prix obtenus), commercial (les ventes); et industriel (l’apport étranger et privé dans nos films), qui est en constante augmentation. Les entreprises canadiennes sont encouragées à miser sur les partenariats étrangers et sur la coproduction comme sources de revenus, de promotion et d’exportation. Avec sept projets déjà financés, le Canada démontre qu’il ne craint pas la compétition. L’excellente réputation de nos entreprises et de nos talents et les succès canadiens en matière de coproduction jouent aussi en notre faveur. Le succès attire plus de partenariats, qui attirent plus de succès !

 

Quelles sont les grandes lignes du programme de production à microbudget, récemment rebaptisé Talents en vue ?


Miser sur la relève s’est avéré extrêmement porteur, puisque les films à microbudget que nous avons financés de 2012 à 2017 ont remporté quelque 74 prix chez nous et à l’international. Une nouvelle vague de cinéastes brillants et passionnés a pris son envol. En accord avec l’industrie, le nouveau programme Talents en vue veut porter à 50 le nombre de premiers longs métrages que nous financerons désormais chaque année. Ces projets contribueront aussi atteindre nos priorités quant à la parité homme-femme et et au histoires provenant des communautés autochtones et culturelles. Ils nous permettront également de renouveler nos façons de faire et d’ouvrir nos portes sur le plan de la création. Je suis très fier de voir que Téléfilm agit de plus en plus comme un incubateur de talents.

 

Quels sont vos défis ?


Nous avons lancé plusieurs chantiers pour consolider les récentes initiatives sur le plan des investissements, de la promotion et de l’exportation. Nous voulons assurer la pérennité du Fonds des talents (fonds privé consacré à la relève), identifier avec l’industrie de nouvelles sources de financement, augmenter nos partenariats publics et privés pour un meilleur impact stratégique, et encourager nos créateurs et entreprises à explorer davantage les plates-formes numériques. Le contenu. Les mots d’ordre ? Innovation excellence sur le plan du contenu, des modèles d’affaires et de la gestion.

 

 

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