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« Aujourd’hui, tout le secteur est obligé de penser global »

Président de NPA Conseil, Philippe Bailly détaille les enjeux du prochain colloque NPA-"Le Figaro", qui se tiendra pour la première fois à Lille le 2 mai.


 

Pour la première fois, le colloque se délocalise...

 

Nous réfléchissions depuis un moment à organiser une édition en régions. Cela change complètement l’atmosphère de la manifestation, souvent traversée à Paris entre deux rendez-vous professionnels. A Lille, ce sera l’occasion de se rencontrer de manière moins formelle, plus détendue, et même de prolonger les débats le soir. Le choix de Lille était une évidence avec l’installation de Séries Mania, l’idée étant de rassembler nos forces avec un événement destiné aux professionnels complémentaire de la manifestation artistique grand public qu’est Séries Mania.

 

En s’adossant à Séries Mania, le colloque se développe lui aussi à l’international ?

 

Oui, cela nous pousse à être plus exigeants en termes de préparation pour être la mesure de la nouvelle dimension de l’événement. Nous sommes allés vers des groupes étrangers qui ne nous connaissaient pas forcément et qui ont découvert le sérieux de notre travail. Nous ne serons pas loin des 50% d’intervenants  étrangers, avec par exemple ITV, Mediaset, ProSieben ou All3Media.

 

Pourquoi ce thème, "L'audiovisuel sans frontières"?

 

C’est à la fois un clin d’œil à la dimension internationale acquise par Séries Mania et le constat de la disparition des frontières technologiques liées au développement des réseaux numériques, avec des opérateurs qui deviennent de plus en plus globaux. Netflix et Amazon sont présents dans plus de 200 pays et les acteurs traditionnels n’ont plus le choix, ils sont désormais obligés de penser international. Comme Sky, déjà présent au Royaume-Uni, en Allemagne et en Italie, qui s’est tourné vers la Suisse et l’Espagne. Tous les différents acteurs du secteur sont aujourd’hui obligés de penser global, et cela nous paraissait intéressant d’étudier ce que cette disparition des frontières change dans leurs stratégies.

 

Quels autres sujets allez-vous aborder ?

 

Nous évoquerons le thème de la distribution, avec des acteurs qui eux aussi deviennent globaux, veulent acheter les droits pour tous les pays. Là aussi, les réseaux numériques changent les choses à vitesse grand V. Les distributeurs sont sollicités de plus en plus en amont dans les plans de financement. C’est lié à la montée en puissance des coproductions internationales avec des budgets de plus en plus ambitieux, d’où la nécessité pour les producteurs de s’engager plus globalement. Aujourd’hui tout va plus vite, il y a une accélération et une facilitation de la diffusion des programmes qui questionne aussi sur la fonction et l’utilité des salons professionnels. Nous aborderons également le nouvel âge d’or de la télévision payante, avec l’évolution des services comme le replay ou le développement de l’OTT. Un débat, en partenariat avec UniFrance, aura pour thème la nécessité pour le cinéma de se réinventer à l’heure du numérique. Un autre sera consacré aux nouveaux relais de croissance pour les groupes de médias internationaux, avec des recettes publicitaires classiques qui chutent, mais aussi d’autres moyens de stimuler les recettes, notamment par le développement de la distribution et de la production. Enfin, nous aborderons le thème de l’évolution du cadre législatif dans la régulation, et le nécessaire équilibre à trouver entre les changements liés au numérique et les textes en préparation.

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