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Afrostream prend de la vitesse

Désormais disponible sur les boxs de Bouygues et d’Orange, le service de SVoD veut renforcer l’aspect « social » de son offre.


Partenaire du premier Sommet de la diversité organisé par le MipCom, et désormais disponible sur les boxs de Bouygues et d’Orange, le service Afrostream.tv, lancé il y a tout juste un an, s’inscrit dans une belle dynamique. « Les négociations avec ces deux opérateurs avaient débuté avant même qu’Afrostream ne soit en ligne, indique Tonjé Bakang, le fondateur et directeur général de ce service de SVoD proposant à ses utilisateurs l’accès à des centaines d’heures de programmes africains, afro-américains et caribéens. Ce qui les a intéressées ? Le fait que l’on s’adresse à un public jeune qui est souvent oublié par les autres plateformes, et qu’avant même d’arriver sur les boxs nous ayons plusieurs milliers d’abonnés, avec les moyens très limités d’une startup ».

 

Comptabilisant plus de 10 000 abonnés, essentiellement en France et féminins, Afrostream espère atteindre, grâce à cet accès au « Graal des boxs », les 50 000 d’ici la fin de l’année. « Cela dépendra notamment des moyens qui seront mis en œuvre par les opérateurs pour faire la promotion du service. Quand le public découvre Afrostream, nous avons des taux de conversion très forts, mais il faut faire connaître l’offre sur les boxs ». Ce qui passe, entre autres, par une communication directe entre l’opérateur et ses abonnés (mailing, mise en avant du service sur l’écran d’accueil des boxs…). Dans les mois prochains, Afrostream va par ailleurs être lancé commercialement en Belgique, en Côte d’Ivoire, au Sénégal, en Angleterre et dans un pays anglophone d’Afrique.

 

11 salariés composent actuellement les équipes de l’entreprise – ce nombre devrait prochainement augmenter à une vingtaine. Pour Tonjé Bakang, elle sera réellement à l’aise dans son déploiement à partir du moment où elle comptera une trentaine de salariés, pour s’occuper de manière plus efficace des questions techniques, de service clients, de marketing et d’acquisitions. La jeune entreprise est, par ailleurs, aujourd’hui en pleine levée de fonds.

 

Contenus exclusifs

 

Qualifié à ses débuts de « Netflix du contenu afro », le service souhaite à présent s’émanciper de cette appellation. « Nous allons faire d’Afrostream quelque chose de beaucoup plus social. Notre grande force, c’est la communauté de fans que le site agrège – si nous comptons une dizaine de milliers d’abonnés, nous avons en revanche plus de 100 000 membres ayant créé un compte. Or celle-ci n’apparaît pas suffisamment sur l’interface ». De nouvelles fonctionnalités vont être mises en place pour faire davantage participer ces utilisateurs, à travers des chats, des forums et voir ainsi émerger une réelle communauté des fans de séries, documentaires et programmes afro réunis autour d’une « expérience collective ». Afin de renforcer l’engagement de celle-ci, Tonjé Bakang souhaite également permettre aux utilisateurs de proposer des contenus.

 

Outre cet aspect social, la stratégie du service est désormais organisée autour de trois autres axes prioritaires. D’une part, augmenter significativement le volume de contenus. D’autre part, permettre aux abonnés de payer leurs abonnements de manières multiples, que ce soit via leur box, en ligne avec leur carte bancaire ou à travers des paiements en cash chez leur buraliste. Enfin, une politique de participation à la création de contenus pour voir naître un catalogue de programmes exclusifs, à travers des préachats ou des coproductions. Des contenus audio (podcasts…) vont également venir enrichir l’offre d’Afrostream.

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